{"d":{"__metadata":{"id":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Business(ID=20150479,Language='FR')","uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Business(ID=20150479,Language='FR')","type":"itsystems.Pd.DataServices.DataModel.Business"},"BusinessResponsibilities":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Business(ID=20150479,Language='FR')/BusinessResponsibilities"}},"RelatedBusinesses":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Business(ID=20150479,Language='FR')/RelatedBusinesses"}},"BusinessRoles":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Business(ID=20150479,Language='FR')/BusinessRoles"}},"Publications":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Business(ID=20150479,Language='FR')/Publications"}},"LegislativePeriods":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Business(ID=20150479,Language='FR')/LegislativePeriods"}},"Sessions":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Business(ID=20150479,Language='FR')/Sessions"}},"Preconsultations":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Business(ID=20150479,Language='FR')/Preconsultations"}},"Bills":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Business(ID=20150479,Language='FR')/Bills"}},"Councils":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Business(ID=20150479,Language='FR')/Councils"}},"BusinessTypes":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Business(ID=20150479,Language='FR')/BusinessTypes"}},"Votes":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Business(ID=20150479,Language='FR')/Votes"}},"SubjectsBusiness":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Business(ID=20150479,Language='FR')/SubjectsBusiness"}},"BusinessStates":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Business(ID=20150479,Language='FR')/BusinessStates"}},"Council":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Business(ID=20150479,Language='FR')/Council"}},"Transcripts":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Business(ID=20150479,Language='FR')/Transcripts"}},"ID":20150479,"Language":"FR","BusinessShortNumber":"15.479","BusinessType":4,"BusinessTypeName":"Initiative parlementaire","BusinessTypeAbbreviation":"Iv. pa.","Title":"Stop au bradage ruineux du sucre! Pour la sauvegarde de l'\u00e9conomie sucri\u00e8re indig\u00e8ne","Description":null,"InitialSituation":"<p><b>Communiqu\u00e9 de presse de la commission de l'\u00e9conomie et des redevances du Conseil national du 02.02.2021</b></p><p>La commission a pris acte des <a href=\"https://www.admin.ch/ch/d/gg/pc/documents/3152/LwG-Zuckerproduktion_Stellungnahmen.pdf\">r\u00e9sultats</a> de la consultation qu'elle a men\u00e9e en automne 2020 sur son projet de mise en oeuvre de l'initiative parlementaire <a href=\"https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20150479\">15.479</a> \" Stop au bradage ruineux du sucre\u00a0! Pour la sauvegarde de l'\u00e9conomie sucri\u00e8re indig\u00e8ne \", d\u00e9pos\u00e9e par le conseiller national Jacques Bourgeois. Elle reste d'avis que des mesures sont n\u00e9cessaires pour garantir la p\u00e9rennit\u00e9 de l'\u00e9conomie sucri\u00e8re suisse. Pour cette raison, elle maintient, dans son projet, la disposition pr\u00e9voyant une protection douani\u00e8re minimale de 70 francs par tonne de sucre. En outre, pour encourager davantage la culture de betteraves sucri\u00e8res produites de fa\u00e7on plus \u00e9cologique, la majorit\u00e9 de la commission confirme sa volont\u00e9 de r\u00e9duire \u00e0 1500 francs par hectare et par an la contribution \u00e0 des cultures particuli\u00e8res pour les betteraves sucri\u00e8res cultiv\u00e9es selon les exigences des prestations \u00e9cologiques requises et d'octroyer par contre un suppl\u00e9ment de 700 francs par hectare et par an pour les betteraves bio et de 500 francs pour les betteraves cultiv\u00e9es sans recours \u00e0 des fongicides ou \u00e0 des insecticides. Une minorit\u00e9 propose de maintenir le montant actuel de 2100 francs par hectare et par an et de pr\u00e9voir un suppl\u00e9ment de 200 francs pour les betteraves bio ou cultiv\u00e9es selon les directives IP. Au vote sur l'ensemble, la commission a adopt\u00e9 le projet \u00e0 l'intention de son conseil par 14 voix contre 4 et 6 abstentions. </p><p></p><p><b>Avis du Conseil f\u00e9d\u00e9ral du 31 mars 2021</b></p><p>(...) \u00c0 quel \u00e9chelon r\u00e9glementer\u00a0: \u00e0 l'\u00e9chelon de la loi ou de l'ordonnance\u00a0?</p><p>La r\u00e9partition des t\u00e2ches entre les pouvoirs l\u00e9gislatif et ex\u00e9cutif exige que les principes soient \u00e9dict\u00e9s \u00e0 l'\u00e9chelon de la loi et que les dispositions d'application soient \u00e9dict\u00e9es \u00e0 l'\u00e9chelon de l'ordonnance. Cette pratique permet de r\u00e9agir plus rapidement et avec un temps d'adaptation r\u00e9duit aux d\u00e9fis en pleine \u00e9volution.</p><p>- Une r\u00e9glementation des taux et des contributions au niveau de la loi repr\u00e9sente une in\u00e9galit\u00e9 de traitement et un pr\u00e9c\u00e9dent ind\u00e9sirable pour d'autres produits agricoles et doit donc \u00eatre rejet\u00e9e.</p><p>- Une r\u00e9glementation mixte comprenant des droits de douane et des contributions de soutien \u00e0 l'\u00e9chelon de la loi et de l'ordonnance complique le d\u00e9veloppement ad\u00e9quat des instruments de soutien. La CER-N demande donc par la motion 21.3016 l'encouragement d'une culture \u00e9cologique de betteraves sucri\u00e8res via l'instrument des paiements directs, ce qui est coh\u00e9rent par rapport au syst\u00e8me actuel des paiements directs. Toutefois, aussi bien dans la proposition de la majorit\u00e9 que dans celle de la minorit\u00e9, elle a maintenu la diff\u00e9renciation de la contribution \u00e0 des cultures particuli\u00e8res en fonction du mode de production, ce qui entra\u00eene un double encouragement financier incoh\u00e9rent portant sur les m\u00eames prestations \u00e9cologiques, avec les contributions \u00e0 des cultures particuli\u00e8res et les contributions au syst\u00e8me de production. (...)</p><p></p><p>Propositions du Conseil f\u00e9d\u00e9ral</p><p>Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral propose de rejeter le projet. Il propose \u00e9galement de rejeter le projet de la minorit\u00e9 de la commission concernant l'art. 54, al. 2bis.</p>","Proceedings":"<p>D\u00e9p\u00eache ATS</p><p><b>D\u00e9lib\u00e9rations au Conseil national, 03.05.2021</b></p><p><b>La production suisse de sucre doit \u00eatre soutenue </b></p><p><b>La production suisse de sucre, soumise \u00e0 une forte concurrence de l'Union europ\u00e9enne (UE), doit \u00eatre soutenue. Le National a accept\u00e9 lundi, par 117 voix contre 66, un projet de commission en ce sens.</b></p><p>Depuis que l'UE a lib\u00e9r\u00e9 les volumes de production et supprim\u00e9 la restriction \u00e0 l'exportation en 2017, les prix du sucre ont chut\u00e9. La Suisse n'y a pas \u00e9chapp\u00e9. Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral a pris des mesures l'ann\u00e9e suivante.</p><p>La contribution \u00e0 des cultures particuli\u00e8res pour les betteraves sucri\u00e8res est pass\u00e9e \u00e0 2100 francs par hectare, soit 300 francs de plus. Et une protection douani\u00e8re de 70 francs au moins par tonne de sucre a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9e. Ces mesures, fix\u00e9es au niveau de l'ordonnance, expirent en 2021.</p><p></p><p>Situation difficile</p><p>Pour les d\u00e9put\u00e9s, le secteur doit continuer \u00e0 \u00eatre soutenu. \"Le march\u00e9 du sucre est extr\u00eamement difficile pour les producteurs qui ont de la peine \u00e0 trouver une rentabilit\u00e9\", a plaid\u00e9 Samuel Bendahan (PS/VD) pour la commission. \"Les producteurs de betteraves sucri\u00e8res sont dans une situation difficile\", a \u00e9galement point\u00e9 L\u00e9o M\u00fcller (Centre/LU). Ils ne couvrent pas tous leurs frais.</p><p>\"Le sucre suisse est en p\u00e9ril\", a abond\u00e9 Pierre-Andr\u00e9 Page (UDC/FR). \"Sans soutien, la production va dispara\u00eetre tr\u00e8s rapidement. Il faudra alors importer du sucre produit dans des conditions, que nous ne voulons pas, ou issus de pays lointains, ce que nous ne souhaitons pas non plus.\"</p><p></p><p>Soutien aux betteraves bio</p><p>La Chambre du peuple a donc d\u00e9cid\u00e9 d'inscrire le montant de la protection douani\u00e8re minimale de 70 francs par tonne de sucre dans la loi sur l'agriculture. La culture \u00e9cologique sera \u00e9galement mieux soutenue.</p><p>Les contributions pour les betteraves sucri\u00e8res seront maintenues \u00e0 2100 francs. Mais un suppl\u00e9ment de 200 francs sera octroy\u00e9 aux cultures plus vertes. La mesure sera limit\u00e9e jusqu'en 2026.</p><p>Les chercheurs auront ainsi le temps de d\u00e9velopper de nouvelles vari\u00e9t\u00e9s plus r\u00e9sistantes aux maladies, a point\u00e9 Pierre-Andr\u00e9 Page. La transition vers des productions plus \u00e9cologiques se fera en douceur.</p><p></p><p>Traitement in\u00e9gal</p><p>Le texte n'a toutefois pas fait l'unanimit\u00e9. Le PLR, les Vert'lib\u00e9raux et les Verts ont tent\u00e9 de s'y opposer. La solution propos\u00e9e n'est pas la bonne, \u00e0 leurs yeux. La probl\u00e9matique ne doit pas \u00eatre r\u00e9solue au niveau de la loi.</p><p>\"Le march\u00e9 et la politique \u00e9voluent rapidement. Des dispositions d\u00e9taill\u00e9es ne devraient pas \u00eatre inscrites dans la loi, car elles risquent de devenir rapidement obsol\u00e8te\", a abond\u00e9 le ministre de l'\u00e9conomie Guy Parmelin. Il est bien plus appropri\u00e9 de fixer des tarifs douaniers ou des contributions dans les ordonnances.</p><p>Le pr\u00e9sident de la Conf\u00e9d\u00e9ration s'est d'ailleurs dit pr\u00eat \u00e0 prolonger pour une dur\u00e9e ind\u00e9termin\u00e9e les augmentations de soutien actuelles \u00e0 2100 francs par hectare et par an, \u00e0 l'\u00e9chelon de l'ordonnance. La production \u00e9cologique doit quant \u00e0 elle \u00eatre promue via des paiements directs, comme c'est d\u00e9j\u00e0 le cas actuellement.</p><p>Les objectifs vis\u00e9s par le texte sont d\u00e9j\u00e0 en cours de r\u00e9alisation, a conclu le Vaudois. Et de rappeler notamment qu'une ferme biologique, participant \u00e0 tous les programmes, peut b\u00e9n\u00e9ficier de 6000 francs par hectare. Sans succ\u00e8s.</p><p></p><p>D\u00e9p\u00eache ATS</p><p><b>D\u00e9lib\u00e9rations au Conseil des \u00c9tats, 03.06.2021</b></p><p><b>Les s\u00e9nateurs d'accord pour soutenir le sucre suisse</b></p><p><b>La production suisse de sucre, soumise \u00e0 une forte concurrence de l'Union europ\u00e9enne (UE), doit \u00eatre soutenue au moyen de mesures suppl\u00e9mentaires dans la loi. Le Conseil des \u00c9tats a accept\u00e9 jeudi par 25 voix contre 18 d'entrer en mati\u00e8re sur un projet de commission.</b></p><p>Depuis que l'UE a lib\u00e9r\u00e9 les volumes de production et supprim\u00e9 la restriction \u00e0 l'exportation en 2017, les prix du sucre ont chut\u00e9. La Suisse n'y a pas \u00e9chapp\u00e9. Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral a pris des mesures l'ann\u00e9e suivante.</p><p>La contribution \u00e0 des cultures particuli\u00e8res pour les betteraves sucri\u00e8res est pass\u00e9e \u00e0 2100 francs par hectare, soit 300 francs de plus. Et une protection douani\u00e8re de 70 francs au moins par tonne de sucre a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9e. Ces mesures, fix\u00e9es au niveau de l'ordonnance, expirent en 2021.</p><p></p><p>Protection douani\u00e8re dans la loi</p><p>Lors de sa session sp\u00e9ciale de mai, le National a d\u00e9cid\u00e9 de continuer \u00e0 soutenir le secteur. Le montant de la protection douani\u00e8re minimale doit \u00eatre inscrit dans la loi sur l'agriculture. Et la culture \u00e9cologique mieux soutenue.</p><p>Le Conseil des \u00c9tats s'est montr\u00e9 d'accord avec l'objectif g\u00e9n\u00e9ral de la commission. Le recul du nombre d'hectares de betteraves sucri\u00e8res met les deux usines sucri\u00e8res d'Aarberg (BE) et de Frauenfeld (TG) dans de grosses difficult\u00e9s, a rappel\u00e9 Christian Levrat (PS/FR). Trois cents emplois sont en jeu, a-t-il dit.</p><p>Cela a aussi un impact pour tous les fabricants de chocolat, de biscuits et de boissons sucr\u00e9es qui doivent pouvoir faire valoir le swissness. Un argument repris par Hannes Germann (UDC/SH), qui a rappel\u00e9 l'importance du label pour la protection des marques suisses.</p><p></p><p>Forte pression sur le secteur</p><p>Les producteurs de betteraves sucri\u00e8res sont dans une situation difficile, a rappel\u00e9 Ad\u00e8le Thorens Goumaz (Verts/VD). Une aide est d'autant plus n\u00e9cessaire qu'ils font face \u00e0 des exigences toujours plus s\u00e9v\u00e8res en mati\u00e8re de pesticide. Si on renonce \u00e0 un soutien, on aura encore plus de sucre import\u00e9 produit avec des pesticides, selon Werner Salzmann (UDC/BE).</p><p>Olivier Fran\u00e7ais (PLR/VD) a aussi plaid\u00e9 pour l'entr\u00e9e en mati\u00e8re. Il sera toujours possible par la suite de prendre en compte des voeux des uns et des autres dans le d\u00e9tail de la loi. Il faut donner une p\u00e9rennit\u00e9 \u00e0 la branche agricole qui touche plein de secteurs \u00e9conomiques connexes.</p><p></p><p>Mauvais chemin</p><p>Une minorit\u00e9 de quelques \u00e9lus PLR et du Centre se sont oppos\u00e9s au projet. Pourquoi inscrire dans la loi des aides chiffr\u00e9es, s'est demand\u00e9 Ruedi Noser (PLR/ZH). Il a rappel\u00e9 que les prix du sucre s'\u00e9taient peu \u00e0 peu r\u00e9tablis depuis 2017.</p><p>Pour lui, toutes les demandes de l'initiative ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 remplies par le biais des ordonnances. Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral a suivi de pr\u00e8s la situation et a pris les mesures n\u00e9cessaires pour att\u00e9nuer le choc pour les agriculteurs suisses. Pour Andrea Gm\u00fcr (Centre/LU), il n'est pas normal qu'une seule industrie b\u00e9n\u00e9ficie d'un traitement pr\u00e9f\u00e9rentiel.</p><p>Le pr\u00e9sident de la Conf\u00e9d\u00e9ration Guy Parmelin n'est pas non plus convaincu qu'une protection douani\u00e8re soit la bonne voie pour sauver le secteur. Les importations augmentent et la consommation int\u00e9rieure diminue, a-t-il rappel\u00e9. En vain.</p><p></p><p>D\u00e9p\u00eache ATS</p><p><b>D\u00e9lib\u00e9rations au Conseil des \u00c9tats, 14.09.2021</b></p><p><b>La production suisse de sucre doit \u00eatre soutenue jusqu'en 2026</b></p><p><b>La production de sucre suisse doit \u00eatre soutenue. Le Conseil des \u00c9tats a approuv\u00e9 mardi, par 26 voix contre 15, un projet du National. Il souhaite toutefois limiter toutes les mesures d'aide jusqu'en 2026.</b></p><p>Les prix du sucre ont chut\u00e9 apr\u00e8s que l'Union europ\u00e9enne a lib\u00e9r\u00e9 les volumes de production et supprim\u00e9 la restriction \u00e0 l'exportation en 2017. La Suisse n'y a pas \u00e9chapp\u00e9. Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral a pris des mesures l'ann\u00e9e suivante.</p><p>La contribution \u00e0 des cultures particuli\u00e8res pour les betteraves sucri\u00e8res est pass\u00e9e \u00e0 2100 francs par hectare, soit 300 francs de plus. Et une protection douani\u00e8re de 70 francs au moins par tonne de sucre a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9e.</p><p>Ces mesures, fix\u00e9es au niveau de l'ordonnance, expireront le 31 d\u00e9cembre 2021. Le National veut les ancrer dans une loi. Il souhaite aussi octroyer un suppl\u00e9ment de 200 francs aux cultures plus vertes.</p><p></p><p>Co\u00fbts partag\u00e9s</p><p>Des propositions qui n'ont pas fait l'unanimit\u00e9 \u00e0 la Chambre des cantons. La poursuite de la protection douani\u00e8re a en particulier donn\u00e9 lieu \u00e0 des d\u00e9bats nourris, voyant s'estomper les traditionnelles lignes partisanes au profit des int\u00e9r\u00eats r\u00e9gionaux.</p><p>L'industrie de transformation, qui doit importer du sucre, est d\u00e9j\u00e0 sous une \u00e9norme pression, a soulign\u00e9 Ruedi Noser (PLR/ZH). Alors que les importations de chocolats et de biscuits augmentent, la consommation diminue, a illustr\u00e9 Andrea Gm\u00fcr-Sch\u00f6nenberger (C/LU). D'apr\u00e8s eux, la protection douani\u00e8re est un obstacle suppl\u00e9mentaire.</p><p>Des arguments financiers balay\u00e9s par le rapporteur de commission. La protection \u00e0 la fronti\u00e8re se traduirait par une augmentation entre 0,3 et 0,5 centime par plaque de chocolat, leur a oppos\u00e9 Christian Levrat (PS/FR). Et de pr\u00e9ciser que le montant global lui-m\u00eame est particuli\u00e8rement faible. \"On parle de 14 millions de francs pour une industrie qui p\u00e8se 1,8 milliard.\"</p><p>La Conf\u00e9d\u00e9ration ne doit pas supporter \u00e0 elle seule l'effort n\u00e9cessaire pour maintenir une production de sucre indig\u00e8ne, a poursuivi le Fribourgeois. \"L'industrie de transformation peut se permettre de d\u00e9bourser 7 francs par kilo de sucre import\u00e9\", a abond\u00e9 Jakob Stark (UDC/TG).</p><p>L'intervention du ministre de l'\u00e9conomie Guy Parmelin, oppos\u00e9 \u00e0 une mesure \"dangereuse pour l'industrie\", n'y a rien fait. Les s\u00e9nateurs ont approuv\u00e9 par 24 voix contre 20 le maintien de la protection douani\u00e8re. Ils l'ont toutefois limit\u00e9e \u00e0 2026. Le National n'avait pos\u00e9 cette \u00e9ch\u00e9ance que pour les contributions aux cultures.</p><p></p><p>Offrir une s\u00e9curit\u00e9</p><p>L'inscription d'un montant fixe pour ces derni\u00e8res dans la loi a elle \u00e9t\u00e9 critiqu\u00e9e pour son caract\u00e8re immuable. D'aucuns auraient pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 ne d\u00e9terminer que les crit\u00e8res g\u00e9n\u00e9raux et lier le montant des contributions \u00e0 l'\u00e9volution des march\u00e9s. Une telle mesure permettrait d'adapter les contributions aux besoins.</p><p>Les conditions du march\u00e9 ont chang\u00e9. \"Les prix du sucre se situent actuellement au niveau de 2017\", a point\u00e9 Othmar Riechmuth (C/SZ). \"Il faut une certaine flexibilit\u00e9.\"</p><p>\"La mesure n'est plus n\u00e9cessaire. Elle nuit au secteur agroalimentaire\", a estim\u00e9 de son c\u00f4t\u00e9 Guy Parmelin. Et le conseiller f\u00e9d\u00e9ral d'appeler \u00e0 une certaine \"honn\u00eatet\u00e9 intellectuelle\". Les contributions avaient \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9es pour une dur\u00e9e de trois ans. \"Dans cinq ans, nous nous retrouverons de nouveau pour demander une nouvelle prolongation.\" Sans succ\u00e8s.</p><p>Pour Werner Salzmann (UDC/BE), il faut laisser le temps aux personnes concern\u00e9es de s'adapter. \"Les contributions cr\u00e9ent une s\u00e9curit\u00e9 juridique, de planification et d'investissement\", a relev\u00e9 quant \u00e0 lui Daniel F\u00e4ssler (C/AI). Ils ont \u00e9t\u00e9 suivis par 24 voix contre 19.</p><p></p><p>D\u00e9p\u00eache ATS</p><p><b>D\u00e9lib\u00e9rations au Conseil national, 15.09.2021</b></p><p><b>Le Parlement prolonge le soutien \u00e0 la production de sucre suisse</b></p><p><b>La production de sucre suisse sera soutenue jusqu'en 2026. Le National a \u00e9limin\u00e9 mercredi la derni\u00e8re divergence avec le Conseil des \u00c9tats.</b></p><p>Les prix du sucre ont chut\u00e9 apr\u00e8s que l'Union europ\u00e9enne a lib\u00e9r\u00e9 les volumes de production et supprim\u00e9 la restriction \u00e0 l'exportation en 2017. Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral a pris des mesures l'ann\u00e9e suivante.</p><p>La contribution pour les cultures de betteraves sucri\u00e8res est pass\u00e9e \u00e0 2100 francs par hectare, soit 300 francs de plus. Et une protection douani\u00e8re d'au moins 70 francs par tonne de sucre a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9e.</p><p>Ces mesures, fix\u00e9es au niveau de l'ordonnance, expireront le 31 d\u00e9cembre 2021. Le Parlement a d\u00e9cid\u00e9 de les ancrer dans la loi, allant ainsi \u00e0 l'encontre du Conseil f\u00e9d\u00e9ral. Il souhaite aussi octroyer un suppl\u00e9ment de 200 francs aux cultures plus vertes.</p><p><b></b></p><p>Temps d'adaptation</p><p>Toutes les mesures de soutien seront cependant limit\u00e9es jusqu'en 2026. Les d\u00e9put\u00e9s ont tacitement accept\u00e9 de soumettre la protection douani\u00e8re \u00e0 cette \u00e9ch\u00e9ance, comme ils l'avaient d\u00e9j\u00e0 fait auparavant pour les contributions particuli\u00e8res.</p><p>Au terme de discussions parfois nourries, les parlementaires ont ainsi d\u00e9cid\u00e9 d'offrir un temps d'adaptation suppl\u00e9mentaire aux acteurs concern\u00e9s. Pour le ministre de l'\u00e9conomie Guy Parmelin, le soutien n'\u00e9tait plus n\u00e9cessaire, vu que les prix du sucre ont augment\u00e9 et se situent actuellement au niveau de 2017.</p><p>Ancrer des montants fixes dans la loi entrave par ailleurs la marge de manoeuvre du Conseil f\u00e9d\u00e9ral pour adapter les contributions aux besoins, avait \u00e9galement point\u00e9 le Vaudois lors des d\u00e9bats pr\u00e9c\u00e9dents. Et le maintien d'une protection douani\u00e8re nuit \u00e0 l'industrie de transformation, qui doit importer du sucre pour produire chocolats, biscuits et autres confiseries.</p>","DraftText":null,"SubmittedText":"<p>Conform\u00e9ment \u00e0 l'art.\u00a0160, al.\u00a01, de la Constitution et \u00e0 l'article 107 de la loi sur le Parlement, je d\u00e9pose l'initiative parlementaire suivante\u00a0:</p><p>Dans le but de garantir la rentabilit\u00e9 de la production indig\u00e8ne de sucre et de betteraves, il convient d'adapter le m\u00e9canisme de fixation des droits de douane pour le sucre import\u00e9 de sorte qu'un prix minimum du sucre soit respect\u00e9.</p>","ReasonText":"<p>La solution dite du double z\u00e9ro a \u00e9t\u00e9 introduite en 2005 dans le cadre des accords bilat\u00e9raux. Elle pr\u00e9voit que l'on ne per\u00e7oive pas de taxes douani\u00e8res et que l'on n'octroie pas de remboursements pour le sucre entrant dans la composition de produits alimentaires transform\u00e9s \u00e9chang\u00e9s entre la Suisse et l'UE. En raison de la situation du march\u00e9 en 2005, la Suisse a \u00e9galement d\u00e9cid\u00e9 que les taxes douani\u00e8res pr\u00e9lev\u00e9es sur le sucre brut seraient fix\u00e9es de mani\u00e8re \u00e0 ce que le prix du sucre en Suisse corresponde aux prix du march\u00e9 europ\u00e9en. Le prix cible du sucre suisse est d\u00e9fini en euros, raison pour laquelle les variations du taux de change se r\u00e9percutent pleinement.</p><p>Les r\u00e8gles valables au moment de l'introduction de ce syst\u00e8me ont compl\u00e8tement chang\u00e9 depuis lors\u00a0: l'UE a d\u00e9cid\u00e9 en \u00e9t\u00e9 2013 d'abandonner les quotas \u00e0 fin septembre 2017 et de lib\u00e9rer les volumes de production. La restriction \u00e0 l'exportation sera elle aussi supprim\u00e9e.</p><p>L'\u00e9conomie sucri\u00e8re de l'UE anticipe d\u00e9j\u00e0 l'abandon des quotas. En cons\u00e9quence, les prix ont chut\u00e9 d'environ 30\u00a0% non seulement dans l'UE, mais aussi en Suisse, par l'interm\u00e9diaire des importations, et les prix \u00e0 la production des betteraves sucri\u00e8res ont baiss\u00e9 dans les m\u00eames proportions. \u00c0 cela s'ajoute en Suisse l'effondrement des prix d\u00fb \u00e0 la force du franc.</p><p>Dans ces conditions, la rentabilit\u00e9 de la production indig\u00e8ne de sucre et de betteraves n'est plus garantie. C'est pourquoi il faut contrer le bradage du sucre import\u00e9 dans le but de garantir un prix minimum du sucre en Suisse. Si la garantie porte uniquement sur le prix du sucre brut, la solution du double z\u00e9ro introduite avec les accords bilat\u00e9raux est respect\u00e9e. Il est possible de prendre des mesures sp\u00e9cifiques dans la branche sucri\u00e8re pour assurer la comp\u00e9titivit\u00e9 de l'industrie agroalimentaire expos\u00e9e \u00e0 la concurrence internationale. Par ailleurs, la garantie d'un prix minimum du sucre en Suisse au moyen de l'adaptation du syst\u00e8me douanier est \u00e9galement compatible avec les r\u00e8gles de l'OMC\u00a0: le droit de douane fix\u00e9 dans le cadre de l'OMC se situe \u00e0 610 francs par tonne. Il faut noter enfin que l'UE pr\u00e9l\u00e8ve actuellement un droit de douane de 419 euros par tonne pour le sucre import\u00e9 de pays tiers tels que la Suisse.</p>","DocumentationText":null,"MotionText":null,"FederalCouncilResponseText":null,"FederalCouncilProposal":null,"FederalCouncilProposalText":null,"FederalCouncilProposalDate":null,"SubmittedBy":"Bourgeois Jacques","BusinessStatus":229,"BusinessStatusText":"Liquid\u00e9","BusinessStatusDate":"\/Date(1633046400000)\/","ResponsibleDepartment":1,"ResponsibleDepartmentName":"Parlement","ResponsibleDepartmentAbbreviation":"Parl","IsLeadingDepartment":true,"Tags":"10|15|55|2446","Category":"V","Modified":"\/Date(1770757589240)\/","SubmissionDate":"\/Date(1441670400000)\/","SubmissionCouncil":1,"SubmissionCouncilName":"Conseil national","SubmissionCouncilAbbreviation":"CN","SubmissionSession":4920,"SubmissionLegislativePeriod":49,"FirstCouncil1":1,"FirstCouncil1Name":"Conseil national","FirstCouncil1Abbreviation":"CN","FirstCouncil2":null,"FirstCouncil2Name":null,"FirstCouncil2Abbreviation":null,"TagNames":"Politique europ\u00e9enne|\u00c9conomie|Agriculture|Fiscalit\u00e9"}}