{"d":{"__metadata":{"id":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Subject(ID=10163L,Language='DE')","uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Subject(ID=10163L,Language='DE')","type":"itsystems.Pd.DataServices.DataModel.Subject"},"Meetings":{"__metadata":{"id":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Meeting(ID=735L,Language='DE')","uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Meeting(ID=735L,Language='DE')","type":"itsystems.Pd.DataServices.DataModel.Meeting"},"Sessions":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Meeting(ID=735L,Language='DE')/Sessions"}},"Subjects":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Meeting(ID=735L,Language='DE')/Subjects"}},"ID":"735","Language":"DE","MeetingNumber":10,"IdSession":4710,"SessionNumber":10,"SessionName":"Wintersession 2005","Council":2,"CouncilName":"St\u00e4nderat","CouncilAbbreviation":"SR","Date":"\/Date(1134432000000)\/","Begin":"0800","Modified":"\/Date(1447069957953)\/","LegislativePeriodNumber":47,"PublicationStatus":"final","MeetingOrderText":"Zehnte Sitzung","SortOrder":10,"Location":"S"},"SubjectsBusiness":{"results":[{"__metadata":{"id":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/SubjectBusiness(BusinessNumber=20043439,IdSubject=10163L,Language='DE')","uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/SubjectBusiness(BusinessNumber=20043439,IdSubject=10163L,Language='DE')","type":"itsystems.Pd.DataServices.DataModel.SubjectBusiness"},"Subjects":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/SubjectBusiness(BusinessNumber=20043439,IdSubject=10163L,Language='DE')/Subjects"}},"Businesses":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/SubjectBusiness(BusinessNumber=20043439,IdSubject=10163L,Language='DE')/Businesses"}},"IdSubject":"10163","BusinessNumber":20043439,"Language":"DE","BusinessShortNumber":"04.3439","Title":"Zulassung der Pr\u00e4implantationsdiagnostik","SortOrder":1,"PublishedNotes":null,"Modified":"\/Date(1447069250390)\/","TitleDE":"Motion WBK-NR (04.423).\nZulassung\nder Pr\u00e4implantationsdiagnostik","TitleFR":"Motion CSEC-CN (04.423).\nAdmission\ndu diagnostic pr\u00e9implantatoire","TitleIT":null}]},"Transcripts":{"results":[{"__metadata":{"id":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62156L,Language='DE')","uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62156L,Language='DE')","type":"itsystems.Pd.DataServices.DataModel.Transcript"},"Subjects":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62156L,Language='DE')/Subjects"}},"MembersCouncil":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62156L,Language='DE')/MembersCouncil"}},"Businesses":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62156L,Language='DE')/Businesses"}},"ID":"62156","Language":"DE","IdSubject":"10163","VoteId":null,"PersonNumber":37,"Type":1,"Text":"<pd_text><p><i>Abstimmung - Vote</i></p>\n<p>F\u00fcr Annahme der Motion .... 24 Stimmen</p>\n<p>Dagegen .... 18 Stimmen</p>\n<p>[PAGE 1132] </p>\n</pd_text>","MeetingCouncilAbbreviation":"S","MeetingDate":"20051213","MeetingVerbalixOid":1388,"IdSession":"4710","SpeakerFirstName":"Rolf","SpeakerLastName":"B\u00fcttiker","SpeakerFullName":"B\u00fcttiker Rolf","SpeakerFunction":"P-M","CouncilId":2,"CouncilName":"St\u00e4nderat","CantonId":11,"CantonName":"Solothurn","CantonAbbreviation":"SO","ParlGroupName":"Freisinnig-demokratische Fraktion","ParlGroupAbbreviation":"RL","SortOrder":16,"Start":"\/Date(1134476703887)\/","End":"\/Date(1134476772353)\/","Function":"P-M","DisplaySpeaker":false,"LanguageOfText":null,"Modified":"\/Date(1510849653027)\/","StartTimeWithTimezone":"\/Date(1134476703887+0060)\/","EndTimeWithTimezone":"\/Date(1134476772353+0060)\/","VoteBusinessNumber":null,"VoteBusinessShortNumber":null,"VoteBusinessTitle":null},{"__metadata":{"id":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62157L,Language='DE')","uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62157L,Language='DE')","type":"itsystems.Pd.DataServices.DataModel.Transcript"},"Subjects":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62157L,Language='DE')/Subjects"}},"MembersCouncil":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62157L,Language='DE')/MembersCouncil"}},"Businesses":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62157L,Language='DE')/Businesses"}},"ID":"62157","Language":"DE","IdSubject":"10163","VoteId":null,"PersonNumber":50,"Type":1,"Text":"<pd_text><p>Beaucoup d'entre vous ont, au cours de leur intervention, cit\u00e9 la lettre de la Commission nationale d'\u00e9thique dans le domaine de la m\u00e9decine humaine et celle de l'Acad\u00e9mie suisse des sciences m\u00e9dicales. Je crois qu'il est juste et n\u00e9cessaire que la commission sp\u00e9cialis\u00e9e, comme on l'a d\u00e9sign\u00e9e, la commission d'\u00e9thique pr\u00e9cit\u00e9e, se prononce. Mais la commission d'\u00e9thique, par d\u00e9finition, ne peut pas remplacer la responsabilit\u00e9 individuelle de chacun d'entre nous; elle peut apporter un \u00e9clairage, et on peut - on doit - l'\u00e9couter, mais on n'est pas oblig\u00e9 de la suivre; on doit d\u00e9cider par soi-m\u00eame, en fonction des crit\u00e8res \u00e9thiques qui nous appartiennent.</p>\n<p>L'homme et la femme politiques ont une responsabilit\u00e9 \u00e9thique suppl\u00e9mentaire: celle de prendre une d\u00e9cision en fonction d'une certaine coh\u00e9rence avec des d\u00e9cisions ant\u00e9rieures. Je crois qu'il appartient aussi d'une certaine mani\u00e8re au domaine de l'\u00e9thique de prendre des d\u00e9cisions qui soient compatibles les unes avec les autres et qui ne soient pas contradictoires, avec le risque que, petit \u00e0 petit, les citoyens et les citoyennes, qui attendent de la loi un certain nombre d'indications, perdent la conscience qu'il y a un fil conducteur \u00e0 ces diff\u00e9rentes d\u00e9cisions. Or, si l'on parle de coh\u00e9rence, on doit parler de d\u00e9cisions ant\u00e9rieures, et notamment de celle qui a \u00e9t\u00e9 prise lorsqu'on a admis la f\u00e9condation in vitro. Je crois qu'un choix a \u00e9t\u00e9 fait ce jour-l\u00e0, qui nous impose aujourd'hui une certaine coh\u00e9rence, une certaine limitation des possibilit\u00e9s; ou alors il faut revenir en arri\u00e8re dans le temps, et reprendre la discussion sur la f\u00e9condation in vitro.</p>\n<p>La deuxi\u00e8me d\u00e9cision prise dans le pass\u00e9 et qui doit influer sur notre d\u00e9cision aujourd'hui, c'est \u00e9videmment l'acceptation du r\u00e9gime du d\u00e9lai, laquelle a \u00e9t\u00e9 acquise apr\u00e8s de longs d\u00e9bats, qui avaient souvent la m\u00eame coloration, le m\u00eame ton qu'aujourd'hui: \u00e0 la fois respectueux et tr\u00e8s impressionnant par la profondeur des arguments qui sont invoqu\u00e9s. Mais, \u00e0 la fin, le peuple suisse a accept\u00e9 le r\u00e9gime du d\u00e9lai.</p>\n<p>Si nous mettons ainsi en perspective chronologique, historique et politique les d\u00e9cisions prises dans le pass\u00e9 et la d\u00e9cision que nous devons prendre aujourd'hui, le Conseil f\u00e9d\u00e9ral pense que l'acceptation de la motion correspond \u00e0 cette coh\u00e9rence que j'\u00e9voque et qui, \u00e0 mon sens, fait partie aussi de la conception de la moralit\u00e9 des actes politiques.</p>\n<p>Bien s\u00fbr, plusieurs d'entre vous ont repris toute une s\u00e9rie d'arguments pour montrer qu'il existait une diff\u00e9rence importante entre l'examen pr\u00e9natal et le diagnostic pr\u00e9implantatoire. Qui pourrait le nier? Il est \u00e9vident qu'il existe des diff\u00e9rences importantes. Mais derri\u00e8re l'argumentation de ceux qui pensent que, parce qu'il y a une diff\u00e9rence, on peut aujourd'hui rejeter la motion et ne pas remettre en cause le r\u00e9gime du d\u00e9lai, il y a l'id\u00e9e de la limite et de la fuite permanente vers des horizons que l'on ne veut pas \"aborder\" ou, en tout cas, que l'on n'imagine pas pouvoir \"aborder\" actuellement.</p>\n<p>Les partisans de la diff\u00e9rence - j'allais dire ontologique - entre les deux d\u00e9cisions disent que le diagnostic pr\u00e9implantatoire nous conduira d\u00e9finitivement et quasiment de mani\u00e8re s\u00fbre vers la s\u00e9lection en fonction de crit\u00e8res qui ne sont plus simplement ceux invoqu\u00e9s aujourd'hui, mais qui rel\u00e8veront des caprices des parents, comme par exemple avoir des cheveux blonds ou des yeux clairs, ou un enfant plus intelligent dans le domaine math\u00e9matique que dans le domaine litt\u00e9raire, ou je ne sais quoi encore. Mais je crois que toute la l\u00e9gislation nous fait courir ce risque. Chaque fois que nous donnons une possibilit\u00e9, nous savons que celle-ci peut nous entra\u00eener \u00e0 aller plus loin, mais \u00e0 chaque fois une d\u00e9cision est prise; \u00e0 chaque fois il y a un d\u00e9bat dans l'opinion publique et au Parlement; \u00e0 chaque fois ensuite il y a une votation populaire. Il est possible que nous allions plus loin dans le futur, mais il n'est pas certain que nous allions dans ce sens. </p>\n<p>Si vous regardez l'attitude de l'ensemble non seulement du monde politique, mais de l'opinion publique face \u00e0 l'eug\u00e9nisme, on voit que le ton est beaucoup plus restrictif aujourd'hui qu'il ne l'\u00e9tait au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, et pour cause! le XXe si\u00e8cle nous a montr\u00e9 o\u00f9 pouvait conduire la folie de certains dans ce domaine-l\u00e0. Reprenez des textes qui ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle sur l'eug\u00e9nisme et lisez ce qu'on pense aujourd'hui de tous ces probl\u00e8mes: la diff\u00e9rence est extraordinaire; et la glissade - si vous me permettez l'expression - n'a pas \u00e9t\u00e9 dans le sens d'effectuer de plus en plus d'interventions et de d\u00e9velopper un eug\u00e9nisme effrayant, mais au contraire dans celui de la prise de conscience de plus en plus grande de la n\u00e9cessit\u00e9 de fixer les limites tout en maintenant une certaine coh\u00e9rence avec les d\u00e9cisions ant\u00e9rieures.</p>\n<p>Monsieur Schwaller et d'autres ont dit: \"Si vous admettez le diagnostic pr\u00e9implantatoire, il y aura une pression sur les parents de plus en plus grande et petit \u00e0 petit, la dignit\u00e9 des handicap\u00e9s sera menac\u00e9e par une sorte de revendication de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 l'\u00e9gard des parents pour qu'ils mettent au monde des enfants \u00e0 leur convenance.\" Je ne dirai pas des enfants \"sains\", je ne veux jamais utiliser cette expression pour les opposer \u00e0 des enfants handicap\u00e9s. Je crois que les handicap\u00e9s sont sains, tout comme vous et moi, parce que nous avons tous nos handicaps, nos faiblesses et nos manques. Une personne handicap\u00e9e - j'ai \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sident d'une association de handicap\u00e9s pendant 25 ou 30 ans - est une personne qui a d'autres manques qui sont plus visibles parfois, qui sont peut-\u00eatre plus douloureux, qui sont socialement moins acceptables, mais ce n'est pas une personne qui n'est pas saine; c'est une personne saine qui a d'autres faiblesses.</p>\n<p>Alors, penser que si on accepte le diagnostic pr\u00e9implantatoire, on va vers une augmentation massive de la pression sur les parents qui se r\u00e9percutera ensuite sur l'attitude qu'on a \u00e0 l'\u00e9gard des handicap\u00e9s, je crois que c'est faux. Je viens d'une r\u00e9gion o\u00f9, pour des raisons historiques - l'eau, l'alcoolisme, le patrimoine g\u00e9n\u00e9tique, les accidents \u00e0 la naissance -, il y avait, dans les g\u00e9n\u00e9rations de mes parents ou de mes grands-parents - et ils m'en ont parl\u00e9 -, un nombre incroyable de gens qui \u00e9taient handicap\u00e9s. Et je peux vous assurer que le respect des handicap\u00e9s est plus grand aujourd'hui qu'il ne l'\u00e9tait \u00e0 l'\u00e9poque o\u00f9 il y avait beaucoup de gens qui \u00e9taient victimes du destin \u00e0 leur naissance. Je ne crois pas que, si des choix conduisaient \u00e0 renoncer \u00e0 faire na\u00eetre des enfants qui auraient des manques suppl\u00e9mentaires, cela entra\u00eenerait un affaiblissement de l'attitude de respect que la soci\u00e9t\u00e9 a d\u00e9velopp\u00e9e au cours de ces derni\u00e8res ann\u00e9es, plus que dans le pass\u00e9, \u00e0 l'\u00e9gard des handicap\u00e9s. C'est quelque chose que nous ne voulons en tout cas pas et que nous devons nous employer \u00e0 combattre.</p>\n<p>Coh\u00e9rence, valeurs \u00e9thiques, refus d'accepter qu'une certaine ouverture entra\u00eene d'autres faiblesses et que de faiblesses en d\u00e9missions on aboutisse \u00e0 un eug\u00e9nisme que nous ne voulons pas, tout cela nous conduit \u00e0 dire qu'il faut accepter cette motion qui fixe des crit\u00e8res stricts pour le diagnostic pr\u00e9implantatoire et ses cons\u00e9quences. Nous aurons \u00e0 reparler au cours des prochains mois et des prochaines ann\u00e9es de ces limites, et nous le ferons dans le m\u00eame climat de respect et de prise de conscience des valeurs \u00e9thiques mais aussi de la coh\u00e9rence, \u00e0 savoir dans le m\u00eame climat que celui que nous avons eu aujourd'hui.</p>\n<p>Dire non, d\u00e9cr\u00e9ter une sorte de \"moratoire\" - permettez-moi l'expression, Madame Sommaruga - sur la d\u00e9cision parce qu'on veut continuer \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir ne changera rien au probl\u00e8me et, probablement, provoquera encore plus de difficult\u00e9s en vue de trouver une solution qui tienne compte \u00e0 la fois de nos d\u00e9cisions ant\u00e9rieures et de la n\u00e9cessit\u00e9 de ne pas risquer, de glissade en glissade, d'aller vers une pr\u00e9s\u00e9lection que nous voulons en aucun cas.</p>\n<p>Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral vous invite \u00e0 accepter la motion.</p>\n</pd_text>","MeetingCouncilAbbreviation":"S","MeetingDate":"20051213","MeetingVerbalixOid":1388,"IdSession":"4710","SpeakerFirstName":"Pascal","SpeakerLastName":"Couchepin","SpeakerFullName":"Couchepin Pascal","SpeakerFunction":"BR-M","CouncilId":99,"CouncilName":"Bundesrat","CantonId":23,"CantonName":"Wallis","CantonAbbreviation":"VS","ParlGroupName":null,"ParlGroupAbbreviation":null,"SortOrder":15,"Start":"\/Date(1134476077353)\/","End":"\/Date(1134476703887)\/","Function":"BR-M","DisplaySpeaker":true,"LanguageOfText":"FR","Modified":"\/Date(1510849653027)\/","StartTimeWithTimezone":"\/Date(1134476077353+0060)\/","EndTimeWithTimezone":"\/Date(1134476703887+0060)\/","VoteBusinessNumber":null,"VoteBusinessShortNumber":null,"VoteBusinessTitle":null},{"__metadata":{"id":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62158L,Language='DE')","uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62158L,Language='DE')","type":"itsystems.Pd.DataServices.DataModel.Transcript"},"Subjects":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62158L,Language='DE')/Subjects"}},"MembersCouncil":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62158L,Language='DE')/MembersCouncil"}},"Businesses":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62158L,Language='DE')/Businesses"}},"ID":"62158","Language":"DE","IdSubject":"10163","VoteId":null,"PersonNumber":531,"Type":1,"Text":"<pd_text><p>Ich danke Ihnen f\u00fcr diese gute, einl\u00e4ssliche Diskussion. Sie war notwendig. Ich denke, dass die verschiedenen Aspekte aufgezeigt worden sind. Frau Kollegin Fetz hat rechtliche Folgerungen gezogen und von Willk\u00fcr und Rechtsungleichheit gesprochen. Das ist, vorsichtig gesagt, eine gewagte Konstruktion. Den qualitativen Unterschied zwischen der Pr\u00e4implantations- und der Pr\u00e4nataldiagnostik hat Kollegin Sommaruga gerade \u00fcberzeugend dargelegt. Die ethischen Grundprobleme im Zusammenhang mit der Pr\u00e4implantationsdiagnostik wurden dargelegt. Jeder hat nun f\u00fcr sich eine ethische Beurteilung vorzunehmen. Diese k\u00f6nnen uns keine Ethikkommission und keine Akademie der Medizinischen Wissenschaften abnehmen.</p>\n<p>Ich nehme auch keinerlei Qualifikation von ethischen Beurteilungen vor. Ich billige somit jeder und jedem in diesem Saal eine anerkennenswerte ethische Haltung zu. Aber, Herr Kollege F\u00fcnfschilling, die sozialethischen Aspekte haben durchaus etwas mit diesem Entscheid zu tun. Dazu finden Sie auch entsprechende Ausf\u00fchrungen im Bericht der Nationalen Ethikkommission.</p>\n<p>Kollegin Sommaruga hat auch auf Widerspr\u00fcche zur Verfassung hingewiesen. Kollege Schiesser sagte eben, wir st\u00fcnden vor einer permanenten Herausforderung, vor neuen wissenschaftlichen Erkenntnissen und vor der Frage, wie wir mit diesen neuen Erkenntnissen umgehen. Dies trifft zu. Aber irgendeinmal braucht es auch einen Werteentscheid des Verfassungsgebers, das heisst des Volkes. Es gibt uns mit der Verfassung - Artikel 119 wurde im Speziellen erw\u00e4hnt - irgendwo die Leitplanken vor. Wenn wir unten auf Gesetzesstufe etwas \u00e4ndern m\u00f6chten, so m\u00fcssen wir auch die Grundsatzfrage eines Werteentscheides des Verfassungsgebers stellen.</p>\n<p>F\u00fcr die Kommissionsmehrheit f\u00fchrten drei Aspekte zum ablehnenden Antrag: erstens eine ethische, zweitens eine rechtliche und drittens auch eine politische Beurteilung.</p>\n<p>Im Namen der Kommissionsmehrheit ersuche ich Sie, die Motion abzulehnen. </p>\n<p>[PAGE 1131] </p>\n</pd_text>","MeetingCouncilAbbreviation":"S","MeetingDate":"20051213","MeetingVerbalixOid":1388,"IdSession":"4710","SpeakerFirstName":"Hansruedi","SpeakerLastName":"Stadler","SpeakerFullName":"Stadler Hansruedi","SpeakerFunction":"Mit-M","CouncilId":2,"CouncilName":"St\u00e4nderat","CantonId":4,"CantonName":"Uri","CantonAbbreviation":"UR","ParlGroupName":"Christlichdemokratische Fraktion","ParlGroupAbbreviation":"M-E","SortOrder":14,"Start":"\/Date(1134475901573)\/","End":"\/Date(1134476077353)\/","Function":"*","DisplaySpeaker":true,"LanguageOfText":"DE","Modified":"\/Date(1510849653027)\/","StartTimeWithTimezone":"\/Date(1134475901573+0060)\/","EndTimeWithTimezone":"\/Date(1134476077353+0060)\/","VoteBusinessNumber":null,"VoteBusinessShortNumber":null,"VoteBusinessTitle":null},{"__metadata":{"id":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62159L,Language='DE')","uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62159L,Language='DE')","type":"itsystems.Pd.DataServices.DataModel.Transcript"},"Subjects":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62159L,Language='DE')/Subjects"}},"MembersCouncil":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62159L,Language='DE')/MembersCouncil"}},"Businesses":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62159L,Language='DE')/Businesses"}},"ID":"62159","Language":"DE","IdSubject":"10163","VoteId":null,"PersonNumber":194,"Type":1,"Text":"<pd_text><p>Als einziger Mann in der Minderheit der Kommission m\u00f6chte ich doch noch zwei, drei Punkte aufgreifen, namentlich auch nach den Voten von Herrn Kollege Schwaller und insbesondere jetzt auch von Frau Kollegin Sommaruga.</p>\n<p>Herr Schwaller hat als wesentlichstes Argument noch einmal den gesellschaftlichen Druck erw\u00e4hnt, der ausge\u00fcbt werden k\u00f6nnte - im Hinblick darauf, dass Behinderungen nicht mehr akzeptiert werden, sondern der Vorwurf erhoben wird: Warum hat man diese Behinderung nicht erkannt und entsprechend gehandelt? Ich glaube, es ist gerade auch Sache der Politik, daf\u00fcr zu sorgen, dass ein solcher gesellschaftlicher Druck nicht entstehen kann. Es ist Sache der Politik, rechtzeitig zu handeln und auf die entsprechenden Auswirkungen einer solchen Haltung hinzuweisen. Das hat sicher in der heutigen Diskussion stattgefunden. Es kann nicht sein, dass eine Behinderung einfach zur Reaktion f\u00fchrt: a, also ist dann b. So etwas darf es nicht geben; da bin ich mit Ihnen einverstanden. Aber das w\u00e4re meines Erachtens in keiner Art und Weise eine Folge der Vorlage, die wir heute vor uns haben. Wir stimmen ja - das sollten wir nicht vergessen - \u00fcber eine Motion ab, eine Motion, die dem Bundesrat einen Auftrag gibt.</p>\n<p>Damit komme ich zu verschiedenen Argumenten, die von Frau Sommaruga vorgebracht worden sind. Man m\u00fcsste ein Argument nach dem anderen betrachten. Nur so viel: Wenn Frau Sommaruga bereits jetzt behauptet, es gebe keine L\u00f6sung - sie hat am Schluss allerdings angef\u00fcgt: im Moment -, dann muss ich feststellen, dass das eine Vorwegnahme des ganzen politischen Prozesses ist, der mit der Motion eingeleitet werden soll. Wenn man sich nicht auf den Weg begibt, dann kann man auch das Ziel nicht finden. Mit der Abstimmung \u00fcber die Motion w\u00e4re eigentlich nichts anderes verlangt als der Entscheid dar\u00fcber, dass man sich auf diesen Weg begibt. Wenn man das Ziel nicht finden kann, dann ist es jederzeit m\u00f6glich, abzubrechen und der Behauptung von Frau Sommaruga zuzustimmen: Offenbar gibt es keine L\u00f6sung. Frau Sommaruga geht aber selber davon aus, dass es durchaus denkbar ist, zu einem sp\u00e4teren Zeitpunkt entsprechende L\u00f6sungsm\u00f6glichkeiten zu finden.</p>\n<p>Frau Sommaruga hat die Abgrenzungsfrage aufgeworfen; da stellen sich Probleme. Immerhin haben wir Aussagen von namhaften Fachorganisationen wie der Schweizerischen Akademie der Medizinischen Wissenschaften, die uns in einem Schreiben dargelegt hat, welchen Linien und Kriterien allenfalls eine L\u00f6sung folgen k\u00f6nnte. Wenn wir jetzt die Flinte ins Korn werfen, k\u00f6nnen wir diese Frage sicher nicht beantworten.</p>\n<p>Damit komme ich zu einem weiteren Punkt. Herr Kollege Stadler und Frau Kollegin Leumann, Frau Langenberger und Herr Bieri haben die materiellen Kriterien, die es bei dieser Problematik ins Feld zu f\u00fchren gilt, bestens dargelegt. Ich brauche sie nicht mehr zu erw\u00e4hnen. Aber gerade das Votum von Frau Sommaruga hat mich noch auf einen anderen Gedanken gebracht: Wir stehen doch in einer permanenten Herausforderung. Wenn ich von \"wir\" spreche, dann meine ich die Ethik und die Politik. Wir stehen vor einer permanenten Herausforderung durch den wissenschaftlichen Fortschritt. Diesen wissenschaftlichen Fortschritt k\u00f6nnen wir nicht bremsen, aber wir k\u00f6nnen ihn auch einfach nicht zur Kenntnis nehmen. Oder wir k\u00f6nnen feststellen, dass wir uns mit diesem wissenschaftlichen Fortschritt und den entsprechenden Folgen auseinander setzen m\u00fcssen. Das ist eine permanente Aufgabe der Politik. </p>\n<p>Frau Amgwerd hat die Frage gestellt: \"O\u00f9 s'arr\u00eatera-t-on alors?\" Ich glaube, man kann nicht einfach sagen: Irgendwann h\u00f6rt das auf. Das wird weitergehen, und es ist Sache der Politik, zu entscheiden, welche Erkenntnis rechtlich umgesetzt werden kann und welche nicht. Wenn wir Stopp sagen, ab jetzt w\u00fcrden wir das nicht mehr mitmachen, dann wird sich eine andere Reaktion ergeben. Ich weiss, das Argument, das ich jetzt erw\u00e4hne, ist sehr zweifelhaft, aber es ist die Realit\u00e4t: Diejenigen Personen, die betroffen sind und eine entsprechende L\u00f6sung wollen, suchen diese L\u00f6sung dann anderswo. Dann geben wir die Handlungsmacht aus der Hand. Oder wir k\u00f6nnen so vorgehen, wie wir das in zahlreichen anderen Bereichen gemacht haben. Ich erinnere nur an das Thema Stammzellenforschung; ich weiss noch, wie die Diskussion am Anfang get\u00f6nt hat. Dann m\u00fcssten wir versuchen, eine eigene Regelung zu finden, die mit unseren ethischen Vorstellungen vereinbar ist, damit wir auch das vorliegende Problem in den Griff bekommen und die Leute nicht darauf verweisen, die L\u00f6sung allenfalls an einem anderen Ort zu suchen, wo wir nichts zu sagen haben.</p>\n<p>Ich frage mich ernsthaft: Sollten wir nicht wenigstens versuchen, uns an die Arbeit zu machen, versuchen, unter Einbezug aller Kr\u00e4fte eine L\u00f6sung zu erarbeiten, wie wir es in anderen sehr sensiblen Bereichen getan haben, wo wir, so meine ich, L\u00f6sungen gefunden haben, die mit unseren ethischen Vorstellungen vereinbar sind? Es war jeweils ein hartes Ringen, bis wir so weit gekommen sind. Aber ich bin zuversichtlich, dass wir auch hier eine Chance h\u00e4tten. Ich bin zuversichtlich, dass wir hier eine L\u00f6sung finden k\u00f6nnen, auch wenn es lange dauert. Ich bitte Sie auch aus dieser Erw\u00e4gung heraus, sich auf den Weg zu machen. Wenn wir das Ziel nicht finden, ist es an uns, die Suche abzubrechen. </p>\n</pd_text>","MeetingCouncilAbbreviation":"S","MeetingDate":"20051213","MeetingVerbalixOid":1388,"IdSession":"4710","SpeakerFirstName":"Fritz","SpeakerLastName":"Schiesser","SpeakerFullName":"Schiesser Fritz","SpeakerFunction":"Mit-M","CouncilId":2,"CouncilName":"St\u00e4nderat","CantonId":8,"CantonName":"Glarus","CantonAbbreviation":"GL","ParlGroupName":"Freisinnig-demokratische Fraktion","ParlGroupAbbreviation":"RL","SortOrder":13,"Start":"\/Date(1134475445243)\/","End":"\/Date(1134475901573)\/","Function":"Mit-M","DisplaySpeaker":true,"LanguageOfText":"DE","Modified":"\/Date(1510849653027)\/","StartTimeWithTimezone":"\/Date(1134475445243+0060)\/","EndTimeWithTimezone":"\/Date(1134475901573+0060)\/","VoteBusinessNumber":null,"VoteBusinessShortNumber":null,"VoteBusinessTitle":null},{"__metadata":{"id":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62160L,Language='DE')","uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62160L,Language='DE')","type":"itsystems.Pd.DataServices.DataModel.Transcript"},"Subjects":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62160L,Language='DE')/Subjects"}},"MembersCouncil":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62160L,Language='DE')/MembersCouncil"}},"Businesses":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62160L,Language='DE')/Businesses"}},"ID":"62160","Language":"DE","IdSubject":"10163","VoteId":null,"PersonNumber":37,"Type":1,"Text":"<pd_text><p><i>Antrag der Mehrheit</i></p>\n<p>Ablehnung der Motion</p>\n<p>[VS]</p>\n<p><i>Antrag der Minderheit</i></p>\n<p>(Leumann, Fetz, Langenberger, Ory, Schiesser)</p>\n<p>Annahme der Motion</p>\n<p>[VS]</p>\n<p><i>Proposition de la majorit\u00e9</i></p>\n<p>Rejeter la motion</p>\n<p>[VS]</p>\n<p><i>Proposition de la minorit\u00e9</i></p>\n<p>(Leumann, Fetz, Langenberger, Ory, Schiesser)</p>\n<p>Adopter la motion</p>\n<p>[VS]</p>\n<p><b>Pr\u00e4sident</b> (B\u00fcttiker Rolf, Pr\u00e4sident): Die Kommission beantragt mit 7 zu 5 Stimmen, die Motion abzulehnen. Eine Minderheit beantragt wie der Bundesrat die Annahme der Motion.</p>\n</pd_text>","MeetingCouncilAbbreviation":"S","MeetingDate":"20051213","MeetingVerbalixOid":1388,"IdSession":"4710","SpeakerFirstName":"Rolf","SpeakerLastName":"B\u00fcttiker","SpeakerFullName":"B\u00fcttiker Rolf","SpeakerFunction":"P-M","CouncilId":2,"CouncilName":"St\u00e4nderat","CantonId":11,"CantonName":"Solothurn","CantonAbbreviation":"SO","ParlGroupName":"Freisinnig-demokratische Fraktion","ParlGroupAbbreviation":"RL","SortOrder":1,"Start":"\/Date(1134470528120)\/","End":"\/Date(1134470556307)\/","Function":"P-M","DisplaySpeaker":false,"LanguageOfText":null,"Modified":"\/Date(1510849652980)\/","StartTimeWithTimezone":"\/Date(1134470528120+0060)\/","EndTimeWithTimezone":"\/Date(1134470556307+0060)\/","VoteBusinessNumber":null,"VoteBusinessShortNumber":null,"VoteBusinessTitle":null},{"__metadata":{"id":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62161L,Language='DE')","uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62161L,Language='DE')","type":"itsystems.Pd.DataServices.DataModel.Transcript"},"Subjects":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62161L,Language='DE')/Subjects"}},"MembersCouncil":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62161L,Language='DE')/MembersCouncil"}},"Businesses":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62161L,Language='DE')/Businesses"}},"ID":"62161","Language":"DE","IdSubject":"10163","VoteId":null,"PersonNumber":531,"Type":1,"Text":"<pd_text><p>Es geht bei dieser Motion des Nationalrates um einen nicht einfachen Entscheid, der uns nicht leicht f\u00e4llt und auch nicht leicht fallen soll. Worum geht es? In den letzten 15 Jahren sind neue Methoden zur vorgeburtlichen Diagnostik entwickelt worden. Diese Diagnosen setzen bereits vor dem Eintritt der Schwangerschaft an, und deshalb wird die Methode Pr\u00e4implantationsdiagnostik genannt. Diese Methode bedingt immer eine k\u00fcnstliche Befruchtung. Gegenstand der Pr\u00e4implantationsdiagnostik sind somit in der Regel entweder Eizellen oder k\u00fcnstlich befruchtete Embryonen vor der \u00dcbertragung des Embryos in die Geb\u00e4rmutter. Je nach Befund der Diagnostik werden dann die Embryonen selektioniert und eliminiert oder in die Geb\u00e4rmutter der Frau \u00fcbertragen. Eine genetische Diagnose an Samenzellen ist zwar m\u00f6glich, aber nicht anwendbar, da die Samenzellen dabei zerst\u00f6rt werden m\u00fcssten.</p>\n<p>Das am 1. Januar 2001 in Kraft getretene Bundesgesetz \u00fcber die medizinisch unterst\u00fctzte Fortpflanzung verbietet in Artikel 5 Absatz 3 die Pr\u00e4implantationsdiagnostik. Die entsprechende Untersuchung w\u00e4hrend der Schwangerschaft nennt man Pr\u00e4nataldiagnostik. Sie ist heute erlaubt. Mit einer Motion will die WBK des Nationalrates den Bundesrat beauftragen, eine Regelung vorzulegen, welche die Pr\u00e4implantationsdiagnostik erm\u00f6glicht und deren Rahmenbedingungen festlegt. Der Nationalrat hat die Motion angenommen. Die WBK des St\u00e4nderates beantragt Ihnen mit 7 zu 5 Stimmen die Ablehnung der Motion.</p>\n<p>Die Bef\u00fcrworter der Pr\u00e4implantationsdiagnostik machen vor allem geltend, dass damit genetische Krankheiten fr\u00fchzeitig erkannt und bek\u00e4mpft werden k\u00f6nnten. Es sei nicht konsequent, die Pr\u00e4nataldiagnostik zuzulassen, aber die Pr\u00e4implantationsdiagnostik zu verbieten.</p>\n<p>Vor einer Woche hat nun die nationale Ethikkommission im Bereich Humanmedizin mit einer Stellungnahme in die politische Diskussion eingegriffen. Eine Mehrheit bef\u00fcrwortet die Pr\u00e4implantationsdiagnostik, eine Minderheit lehnt sie ab. So weit die Ausgangslage.</p>\n<p>Ich komme damit zur Begr\u00fcndung des Antrages der Kommissionsmehrheit. In welchem Kontext steht diese Motion? Die vor einem Jahr gef\u00fchrte Auseinandersetzung um die Stammzellenforschung hat uns gezeigt, dass die B\u00fcrgerinnen und B\u00fcrger zunehmend vor ethisch anspruchsvollen Entscheiden stehen. Auch das Bundesgesetz \u00fcber genetische Untersuchungen beim Menschen f\u00fchrt uns beispielhaft vor Augen, dass die vollst\u00e4ndige Entschl\u00fcsselung des menschlichen Erbgutes in der Kombination mit der Entwicklung von Gentests zu neuen M\u00f6glichkeiten im Bereich von Diagnostik, Pr\u00e4vention und Therapie von genetisch bedingten Krankheiten f\u00fchrt.</p>\n<p>In diesem Zusammenhang stellen sich jedoch ganz heikle Fragen. Einige Stichworte sind: der gl\u00e4serne Mensch, die vorgeburtliche Selektion und die Stigmatisierung und Diskriminierung aufgrund des Erbgutes. Unter anderem stellen sich auch folgende fundamentale Fragen von ethischer, rechtlicher und politischer Relevanz: Von welchem Menschenbild gehen wir aus? Wie gehen wir mit Krankheiten um? Wie gehen wir mit Behinderungen um? Wie gehen wir mit dem uns allen bevorstehenden Tod um?</p>\n<p>Solche grunds\u00e4tzlichen Fragen stellen sich auch im Zusammenhang mit der vorliegenden Motion. Nat\u00fcrlich sagt man, die Pr\u00e4implantationsdiagnostik w\u00fcrde nur in engen Schranken erlaubt; es gehe jetzt nur um einen Grundsatzentscheid, wir k\u00f6nnten dann bei der Gesetzesberatung noch enge Schranken setzen.</p>\n<p>F\u00fcr die Mehrheit geht es heute um eine Grundsatzfrage, die beantwortet werden kann. Es gilt, in einem ethisch hochsensiblen Bereich nun einmal eine Grenze zu ziehen. Wir sind gegen eine st\u00e4ndige Ausfransung. Man wird auch heute darlegen, ja vielleicht mit prominenten Einzelf\u00e4llen, dass es doch richtig sei, wenn diese oder jene schwere genetische Krankheit vermieden werden k\u00f6nnte, indem man den entsprechenden Embryo vor der \u00dcbertragung in die Geb\u00e4rmutter ausscheiden und vernichten k\u00f6nnte. Aber es geht heute nicht einfach um Einzelf\u00e4lle. Nein, wir geben eine Methode frei, die T\u00fcr und Tor \u00f6ffnet.</p>\n<p>Wof\u00fcr die Pr\u00e4implantationsdiagnostik bereits heute angewendet wird, k\u00f6nnen Sie im Bericht der Ethikkommission auf Seite 14 lesen. Die Pr\u00e4implantationsdiagnostik wird bereits [PAGE 1123] auch zur Geschlechtsselektion angewendet. Gem\u00e4ss den neuesten Zahlen fallen 9 Prozent aller Pr\u00e4implantationsdiagnostik-F\u00e4lle in den Bereich der Geschlechtsselektion. Man nennt dies beispielsweise sch\u00f6n \"family balancing\". Hier geht es darum, in Familien ein ausgeglichenes Verh\u00e4ltnis von S\u00f6hnen und T\u00f6chtern zu erreichen.</p>\n<p>Die Pr\u00e4implantationsdiagnostik ist ein Akt der Selektion und der Ausscheidung der als ungeeignet klassifizierten Embryonen. Heute sind es schwere genetische Krankheiten, morgen ist es das Geschlecht, \u00fcbermorgen sind es die blauen Augen. Wollen wir diese Entwicklung? Wenn wir heute diese T\u00fcre \u00f6ffnen, so garantiere ich Ihnen bereits heute, welches die n\u00e4chste Forderung an uns sein wird: Man wird die Zulassung des therapeutischen Klonens von uns verlangen. In diesem allgemeinen Kontext gibt es f\u00fcr die Kommissionsmehrheit irgendwo eine Grenze.</p>\n<p>Zum Vorwurf der Ungleichbehandlung gegen\u00fcber der Pr\u00e4nataldiagnostik m\u00f6chte ich nur erw\u00e4hnen: Es gibt einen qualitativen Unterschied zur Pr\u00e4nataldiagnostik. Bei der Pr\u00e4nataldiagnostik muss sich die Schwangere entscheiden, eine bereits eingetretene Schwangerschaft weiterzuf\u00fchren oder abzubrechen. Bei der Pr\u00e4implantationsdiagnostik wird aus mehreren f\u00fcr den Zweck der Selektion erzeugten Embryonen eine Auswahl getroffen. Bei der Pr\u00e4nataldiagnostik liegt ein konkreter Interessenkonflikt zwischen dem Lebensrecht des Embryos oder des F\u00f6tus und den Interessen der Frau vor, w\u00e4hrend bei der Pr\u00e4implantationsdiagnostik kein solcher Interessenkonflikt gegeben ist. Der praktische Entscheid ist somit von qualitativ anderer Natur.</p>\n<p>Wir sind als Kommissionsmehrheit gegen eine Zeugung von menschlichem Leben, das unter dem Vorbehalt steht, dass der Embryo vor der \u00dcbertragung in die Geb\u00e4rmutter eine Qualit\u00e4tskontrolle im Reagenzglas besteht und je nach Ausgang dieser Kontrolle eliminiert werden kann. Das erschreckt mich. In meinem Bekanntenkreis gibt es Menschen, welche bei einer solchen Selektion vermutlich durchgefallen w\u00e4ren. Ich betrachte sie aber als wertvolle Menschen.</p>\n<p>F\u00fcr die Kommissionsmehrheit sprechen damit auch sozialethische Aspekte gegen die Pr\u00e4implantationsdiagnostik. Was sind denn schwere Krankheiten? Wer stellt eine Positiv- oder Negativliste von solchen Krankheiten oder Behinderungen auf? Bei der Pr\u00e4implantationsdiagnostik haben wir auch die Gefahr, dass alles, was technisch m\u00f6glich ist, pl\u00f6tzlich auch sozial erwartet wird. Der Druck auf die Eltern w\u00fcrde noch mehr steigen. Man w\u00fcrde fragen, weshalb sie diese m\u00f6gliche Selektion nicht vorgenommen h\u00e4tten.</p>\n<p>Die Pr\u00e4implantationsdiagnostik w\u00e4re damit auch ein Urteil gegen\u00fcber Menschen mit Behinderungen. Wir haben im Vorfeld zur heutigen Debatte viele ablehnende und bef\u00fcrwortende Zuschriften erhalten. F\u00fcr mich ist dabei eine Zuschrift ganz entscheidend, n\u00e4mlich jene von Insieme, das heisst der Schweizerischen Vereinigung der Elternvereine f\u00fcr Menschen mit einer geistigen Behinderung. Diese Vereinigung vertritt in der Schweiz 30 000 Menschen. Sie schreibt: \"Wir sind \u00fcberzeugt, dass das Verbot der Pr\u00e4implantationsdiagnostik die Grenzen am richtigen Ort setzt. Ohne dieses Verbot wird die Hemmschwelle f\u00fcr die Selektion von behindertem Leben sinken.\"</p>\n<p>F\u00fcr die Kommissionsmehrheit gibt es schlussendlich noch einen dritten Grund, der gegen die \u00d6ffnung spricht: Im Fortpflanzungsmedizingesetz haben wir mit Artikel 5 Absatz 3 die Pr\u00e4implantationsdiagnostik verboten. Wir haben uns damals, vermutlich wie einige in diesem Rat auch, an verschiedenen \u00f6ffentlichen Veranstaltungen im Rahmen der Volksabstimmung f\u00fcr dieses Gesetz eingesetzt. Dabei haben wir in der Diskussion immer wieder auf die Schranken, d. h. auf das Verbot der Pr\u00e4implantationsdiagnostik, hingewiesen. Die Ausgangslage hat sich f\u00fcr die Kommissionsmehrheit heute nicht derart ge\u00e4ndert, dass wir unser Wort brechen m\u00fcssten. Das hat f\u00fcr uns auch etwas mit der Glaubw\u00fcrdigkeit in der politischen Auseinandersetzung und mit der Glaubw\u00fcrdigkeit von uns Politikerinnen und Politikern zu tun. Die nationale Ethikkommission kann uns als Parlament schlussendlich nicht die eigene ethische Beurteilung abnehmen. Ein Entscheid einer nationalen Ethikkommission ist kein allgemein verbindlicher Glaubenssatz f\u00fcr uns alle und f\u00fcr unsere Bev\u00f6lkerung. Wir haben alle unsere eigenen ethischen Wertvorstellungen.</p>\n<p>Es sind schlussendlich ethische Vorstellungen, aber auch rechtliche und politische Beurteilungen, welche zum ablehnenden Antrag der Kommissionsmehrheit gef\u00fchrt haben. Wir ersuchen Sie deshalb, die Motion des Nationalrates abzulehnen.</p>\n</pd_text>","MeetingCouncilAbbreviation":"S","MeetingDate":"20051213","MeetingVerbalixOid":1388,"IdSession":"4710","SpeakerFirstName":"Hansruedi","SpeakerLastName":"Stadler","SpeakerFullName":"Stadler Hansruedi","SpeakerFunction":"Mit-M","CouncilId":2,"CouncilName":"St\u00e4nderat","CantonId":4,"CantonName":"Uri","CantonAbbreviation":"UR","ParlGroupName":"Christlichdemokratische Fraktion","ParlGroupAbbreviation":"M-E","SortOrder":2,"Start":"\/Date(1134470556307)\/","End":"\/Date(1134471255963)\/","Function":"*","DisplaySpeaker":true,"LanguageOfText":"DE","Modified":"\/Date(1510849652997)\/","StartTimeWithTimezone":"\/Date(1134470556307+0060)\/","EndTimeWithTimezone":"\/Date(1134471255963+0060)\/","VoteBusinessNumber":null,"VoteBusinessShortNumber":null,"VoteBusinessTitle":null},{"__metadata":{"id":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62162L,Language='DE')","uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62162L,Language='DE')","type":"itsystems.Pd.DataServices.DataModel.Transcript"},"Subjects":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62162L,Language='DE')/Subjects"}},"MembersCouncil":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62162L,Language='DE')/MembersCouncil"}},"Businesses":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62162L,Language='DE')/Businesses"}},"ID":"62162","Language":"DE","IdSubject":"10163","VoteId":null,"PersonNumber":373,"Type":1,"Text":"<pd_text><p>Die Ausgangslage der Motion wurde von Kollege Stadler ausf\u00fchrlich dargelegt, ich habe dem nichts beizuf\u00fcgen und m\u00f6chte direkt zur Begr\u00fcndung des Antrages der Minderheit kommen.</p>\n<p>Wir haben die Stellungnahme der Ethikkommission im Bereich der Humanmedizin und die Stellungnahme der Schweizerischen Akademie der Medizinischen Wissenschaften erhalten, die sich mehrheitlich f\u00fcr eine eingeschr\u00e4nkte Pr\u00e4implantationsdiagnostik aussprechen. Ein detailliertes ethisches Argumentarium an Empfehlungen zur Regelung liegt vor. Gem\u00e4ss der Ethikkommission soll die Pr\u00e4implantationsdiagnostik bei Paaren erlaubt sein, bei denen bekannte genetische Risiken f\u00fcr eine schwere Krankheit des Kindes bestehen, oder bei Paaren, die sich im Rahmen einer Sterilit\u00e4tsbehandlung einer In-vitro-Fertilisation unterziehen. Ausgeschlossen werden sollen hingegen alle eugenischen Praktiken. Die Vertreter der Minderheit Ihrer Kommission schliessen sich dieser Argumentation und diesen Forderungen an.</p>\n<p>Die Pr\u00e4implantationsdiagnostik an Embryonen l\u00e4sst sich kurz nach der Befruchtung im Reagenzglas durchf\u00fchren, und sie ist f\u00fcr den Embryo ungef\u00e4hrlich. Ferner h\u00e4lt die Ethikkommission fest, dass ein Gesetz Missbr\u00e4uche wie zum Beispiel Kinder nach Wunsch mit bestimmten Merkmalen wie Augenfarbe, Leistungsf\u00e4higkeit, Geschlecht usw. zu verhindern hat. Pr\u00e4implantationsdiagnostik muss auf Krankheiten beschr\u00e4nkt sein, denn eine uneingeschr\u00e4nkte Freigabe, inklusive Auswahl positiver Merkmale, w\u00e4re gesellschaftlich unverantwortlich. Dies w\u00fcrde zu einer Eugenik, zu einer Zweiklassengesellschaft f\u00fchren. Voraussetzung ist, dass das Verbot durch eine differenzierte Regelung ersetzt wird. Gr\u00fcnde, die f\u00fcr eine Zulassung sprechen, erkennt die Kommission vor allem dann, wenn mit der \u00dcbertragung einer erblichen Krankheit auf das Kind zu rechnen ist und die Alternative zur Pr\u00e4implantationsdiagnostik eine Schwangerschaft auf Probe - mit eventuellem Schwangerschaftsabbruch - w\u00e4re. Gewichtige Gr\u00fcnde liegen aber auch dann vor, wenn im Falle einer Sterilit\u00e4tsbehandlung eine In-vitro-Befruchtung vorgenommen wird, insbesondere wenn wegen des Alters der Frau erh\u00f6hte Risiken f\u00fcr die Gesundheit des Kindes bestehen. Es ist f\u00fcr mich selbstverst\u00e4ndlich, dass wir im entsprechenden Gesetz auf diese Forderungen einzugehen haben, denn Kinder nach Mass will von uns sicher niemand.</p>\n<p>Im Weiteren habe ich ein Gutachten des Vereins Kinderwunsch und der Schweizerischen Huntington-Vereinigung - eine Patientenorganisation betroffener Eltern - erhalten, wo ausgef\u00fchrt wird, dass sich aus der Sicht der Patientinnen und Patienten, der Betroffenen und der Laien sowie aus der Sicht der Ethik und der Rechtslehre eine Aufhebung des Verbotes aufdr\u00e4ngt. Das Gutachten kommt zum Schluss, dass das Verbot der Pr\u00e4implantationsdiagnostik, einer heute medizinisch-wissenschaftlich anerkannten Untersuchung, einen schweren Eingriff in die pers\u00f6nlichkeitsbezogenen Verfassungsrechte bei der Betroffenen darstellt und dass das Verbot ferner wirksame Therapieformen zur \u00dcberwindung der ungewollten Kinderlosigkeit verhindert. Die bisherige Ungleichbehandlung der Pr\u00e4nataldiagnostik in utero und in vitro sei aber nicht nur aus rein juristischen \u00dcberlegungen unhaltbar. So weit \u00e4ussern sich die Fachkommissionen.</p>\n<p>Es handelt sich hier nicht in erster Linie um eine juristische Frage, sondern die Pr\u00e4implantationsdiagnostik betrifft ein Gebiet, bei dem jeder, ob Mann oder Frau, f\u00fcr sich selbst entscheiden muss. Wie immer wir uns entscheiden, wir alle [PAGE 1124] haben unsere ganz pers\u00f6nlichen Gr\u00fcnde f\u00fcr die Annahme oder Ablehnung dieser Motion; das ist auch unser pers\u00f6nliches Recht. Da kann und darf auch niemand aufgrund seiner Meinung angegriffen oder verurteilt werden.</p>\n<p>Aber seit in unserem Land die Abtreibung legalisiert wurde, hat sich einiges ver\u00e4ndert. Die Voraussetzungen sind anders als w\u00e4hrend dem Abtreibungsverbot. Eltern, die sich f\u00fcr eine In-vitro-Fertilisation entscheiden, haben einen Grund. Oftmals sind es Paare, bei denen eine Erbkrankheit beziehungsweise ein genetischer Defekt bekannt ist, oder Eltern, die bereits ein behindertes Kind haben und die das Risiko eines zweiten behinderten Kindes nicht auf sich nehmen wollen. Gerade aber f\u00fcr behinderte Kinder w\u00e4re es ein Vorteil, wenn sie nicht als Einzelkinder aufwachsen m\u00fcssten, sondern dank Geschwistern in ihrer Entwicklung viel besser unterst\u00fctzt w\u00fcrden. Auf eine eindr\u00fcckliche Weise hat mir dies vor kurzem eine Mutter geschildert, deren zweites Kind eine Behinderung aufwies.</p>\n<p>Wir stehen heute wieder vor der Entscheidung, eine politische Antwort auf die Frage der Zulassung der Pr\u00e4implantationsdiagnostik zu geben. Diese Antwort ist in der Tat nicht leicht, denn es gibt kein Richtig oder Falsch. Ich habe es bereits gesagt: Jeder muss f\u00fcr sich selbst entscheiden. F\u00fcr sich selbst entscheiden muss aber auch ein Paar, das sich f\u00fcr die In-vitro-Fertilisation entscheidet. Es muss sich bei einer Annahme der Motion auch wieder entscheiden, ob es den Embryo untersuchen lassen will oder nicht. Schlussendlich f\u00e4llt es dann den Entscheid: Einpflanzen, ja oder nein?</p>\n<p>Bei Ablehnung der Motion h\u00e4tten Eltern, die sich f\u00fcr Nichteinpflanzen entscheiden, nur noch die M\u00f6glichkeit, sich im Ausland behandeln zu lassen. Denn es gibt weltweit nicht mehr viele L\u00e4nder, die das Verbot der Pr\u00e4implantationsdiagnostik kennen. Ich frage Sie: Ist das nicht einfach eine Vogel-Strauss-Politik? Es ist auch unfair, wenn argumentiert wird, Leute, die sich f\u00fcr eine Untersuchung entscheiden und dann einen kranken Embryo nicht einpflanzen lassen wollen - ich zitiere aus einigen Referaten -, \"erzeugen menschliches Leben unter dem Vorbehalt einer vors\u00e4tzlichen Qualit\u00e4tskontrolle\". Oder: \"In der Laborsituation f\u00e4llt nicht nur die Diagnose leichter, sondern auch die Selektion, eine Selektion, die sich anmasst, die Frage beantworten zu k\u00f6nnen, was denn nun lebenswertes beziehungsweise lebensunwertes Leben sein soll.\"</p>\n<p>Es ist aber ebenso unfair, den Bef\u00fcrwortern der Motion nun vorzuwerfen, sie h\u00e4tten etwas gegen behinderte Menschen oder sie w\u00fcrden behinderte Menschen ablehnen. Die Pr\u00e4implantationsdiagnostik hat damit gar nichts zu tun. Wenn sich jemand aus Angst, ein mit einer Erbkrankheit behaftetes Kind zu haben, f\u00fcr eine In-vitro-Fertilisation entscheidet, dann hat er bereits entschieden. Stellen Sie sich einmal vor, Sie st\u00fcnden als Mutter oder Vater vor der Frage \"Einpflanzen, ja oder nein?\", mit dem Risiko, ein schwerstbehindertes Kind auszutragen oder dann - was ja heute erlaubt ist - einige Wochen nach dem Einpflanzen entsprechende Untersuchungen durchzuf\u00fchren und eine Abtreibung vorzunehmen. Dies, obwohl Sie die M\u00f6glichkeit gehabt h\u00e4tten, diesen Entscheid vor der Einpflanzung zu f\u00e4llen. Stellen Sie sich einmal diese Situation f\u00fcr eine Mutter vor.</p>\n<p>Die Erfahrung zeigt, dass sich die meisten Eltern zu einer Abtreibung entschliessen, bei denen eine Untersuchung in den ersten Wochen ergibt, dass das Kind eine Erbkrankheit hat. Ich frage Sie wirklich: Ist es richtig, genetische Untersuchungen, die w\u00e4hrend der Schwangerschaft m\u00f6glich sind, vor der Implantation zu verbieten?</p>\n<p>Ich habe am Anfang gesagt, dass jeder schlussendlich f\u00fcr sich selber entscheiden muss, ob er die Motion annehmen will oder nicht. Ich bitte Sie aber - vor allem, wenn Sie Kinder haben -, sich vor Ihrem Entscheid in die Situation betroffener Eltern zu versetzen. Es ist sehr leicht, die Pr\u00e4implantationsdiagnostik zu verbieten, wenn man gesunde Kinder hat. Was es aber heisst, bis am Schluss nicht zu wissen, ob das Kind dann gesund ist oder nicht, und wie man dann mit einer solchen Situation als Eltern oder Familie umgeht, kann nur ermessen, wer im Wissen um eine Erbkrankheit entscheiden muss. </p>\n</pd_text>","MeetingCouncilAbbreviation":"S","MeetingDate":"20051213","MeetingVerbalixOid":1388,"IdSession":"4710","SpeakerFirstName":"Helen","SpeakerLastName":"Leumann-W\u00fcrsch","SpeakerFullName":"Leumann-W\u00fcrsch Helen","SpeakerFunction":"Mit-F","CouncilId":2,"CouncilName":"St\u00e4nderat","CantonId":3,"CantonName":"Luzern","CantonAbbreviation":"LU","ParlGroupName":"Freisinnig-demokratische Fraktion","ParlGroupAbbreviation":"RL","SortOrder":3,"Start":"\/Date(1134471255963)\/","End":"\/Date(1134472036323)\/","Function":"Mit-F","DisplaySpeaker":true,"LanguageOfText":"DE","Modified":"\/Date(1510849652997)\/","StartTimeWithTimezone":"\/Date(1134471255963+0060)\/","EndTimeWithTimezone":"\/Date(1134472036323+0060)\/","VoteBusinessNumber":null,"VoteBusinessShortNumber":null,"VoteBusinessTitle":null},{"__metadata":{"id":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62163L,Language='DE')","uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62163L,Language='DE')","type":"itsystems.Pd.DataServices.DataModel.Transcript"},"Subjects":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62163L,Language='DE')/Subjects"}},"MembersCouncil":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62163L,Language='DE')/MembersCouncil"}},"Businesses":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62163L,Language='DE')/Businesses"}},"ID":"62163","Language":"DE","IdSubject":"10163","VoteId":null,"PersonNumber":280,"Type":1,"Text":"<pd_text><p>Lors de nos d\u00e9bats en commission, j'avoue avoir \u00e9t\u00e9 sensible \u00e0 deux arguments expos\u00e9s par la majorit\u00e9. Cette loi nous m\u00e8ne-t-elle au-del\u00e0 du raisonnable et de l'\u00e9thiquement d\u00e9fendable? Car il est vrai que nous vivons \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 la recherche internationale semble avancer sans trop se soucier de questions morales ou \u00e9thiques et o\u00f9 chacun estime avoir le droit de recourir aux progr\u00e8s scientifiques. De l\u00e0 \u00e0 ce que des parents veuillent assouvir un d\u00e9sir d'enfant parfait, moduler leur prog\u00e9niture selon leur r\u00eave il y a encore un pas \u00e0 franchir, mais n'est sans doute plus une vision totalement utopique. Encore que, pour avoir suivi une f\u00e9condation in vitro dans ma famille, je ne peux gu\u00e8re m'imaginer une femme ou un couple se soumettre aux dures exigences physiques, psychiques d'une f\u00e9condation in vitro sans raison de sant\u00e9 particuli\u00e8re. </p>\n<p>L'autre probl\u00e8me encore plus d\u00e9licat est celui de la s\u00e9lection susceptible de remettre en question la valeur des personnes handicap\u00e9es. Il ne me semble pas cependant y voir aujourd'hui une condamnation de l'infirmit\u00e9. Dans le cadre de la loi sur les handicap\u00e9s, la population suisse a accept\u00e9 d'am\u00e9liorer leurs conditions de vie sur une large \u00e9chelle, montrant ainsi le respect qu'elle tient \u00e0 leur manifester.</p>\n<p>Nous devons cependant circonscrire les cas qui nous pr\u00e9occupent. Nous parlons ici de cas de f\u00e9condation in vitro ayant lieu pour des raisons de pr\u00e9somption de maladie h\u00e9r\u00e9ditaire incurable, de malformation ou, \u00e9ventuellement, de st\u00e9rilit\u00e9. Ce n'est pas \u00e0 nous de juger du libre arbitre de parents qui se sentent ou non la force de risquer l'implantation d'un embryon atteint d'anomalie g\u00e9n\u00e9tique pouvant se d\u00e9velopper en maladie souvent incurable, ni d'imposer \u00e0 un enfant de vivre avec un tel handicap. C'est d'ailleurs pr\u00e9cis\u00e9ment la crainte de cette perspective qui fait que des parents ont recours \u00e0 la f\u00e9condation in vitro. En fait, il serait finalement plus honn\u00eate d'interdire carr\u00e9ment aux couples dans cette situation d'avoir recours \u00e0 cette m\u00e9thode de f\u00e9condation plut\u00f4t que d'interdire le diagnostic pr\u00e9implantatoire en cas de f\u00e9condation in vitro. Mais encore une fois, les parents doivent bien entendu pouvoir refuser l'analyse de l'embryon et accepter ainsi l'enfant que le destin leur r\u00e9serve.</p>\n<p>Cependant - et cela a \u00e9t\u00e9 dit -, la r\u00e9cente votation concernant le r\u00e9gime du d\u00e9lai a relanc\u00e9 incontestablement l'actualit\u00e9 politique de la question du diagnostic pr\u00e9implantatoire. Il est en fait d\u00e9sormais l\u00e9galement possible d'interrompre une grossesse! De plus, le diagnostic pr\u00e9natal permet de mettre un terme \u00e0 l'existence d'un foetus apr\u00e8s le quatri\u00e8me mois de grossesse si n\u00e9cessaire. En revanche, le diagnostic pr\u00e9implantatoire est interdit, alors qu'il permettrait l'implantation d'un embryon sain et donc le d\u00e9veloppement d'une grossesse heureuse. Ainsi, il est quand m\u00eame illogique de constater qu'en mati\u00e8re d'analyses g\u00e9n\u00e9tiques, la loi accorde d\u00e9sormais un degr\u00e9 de protection plus faible \u00e0 un foetus, d\u00e9velopp\u00e9, de plusieurs mois, qu'\u00e0 un embryon naissant.</p>\n<p>Je rappelle que le d\u00e9bat sur la loi f\u00e9d\u00e9rale relative \u00e0 la recherche sur les cellules souches embryonnaires offrait d\u00e9j\u00e0 une opportunit\u00e9 juridique qui aurait permis de lever l'interdiction du diagnostic pr\u00e9implantatoire. Dans une logique purement juridique, le verrou l\u00e9gal de l'interdiction aurait donc pu \u00eatre lev\u00e9. Dans le travail effectu\u00e9 en commission, puis au conseil, nous n'avons toutefois pas r\u00e9ussi \u00e0 int\u00e9grer cette revendication.</p>\n<p>L'Allemagne, l'Autriche, l'Irlande et la Suisse interdisent une telle pratique. En revanche, le diagnostic pr\u00e9implantatoire est autoris\u00e9 par la loi, mais son usage en est strictement d\u00e9fini, au Danemark, en Espagne, en France, en Norv\u00e8ge et en Su\u00e8de. Dans les autres pays europ\u00e9ens, il est autoris\u00e9 en l'absence de dispositions l\u00e9gislatives sp\u00e9cifiques.</p>\n<p>Je rejoins les conclusions de la Commission nationale d'\u00e9thique dans le domaine de la m\u00e9decine humaine, qui estime n\u00e9cessaire d'autoriser le diagnostic pr\u00e9implantatoire \u00e9galement en cas de st\u00e9rilit\u00e9. Il semble en effet que 70 pour cent des embryons ne conduisent pas \u00e0 une grossesse, en raison d'anomalies chromosomiques, m\u00eame parmi les [PAGE 1125] femmes en bonne sant\u00e9. Le diagnostic pr\u00e9implantatoire permettrait ainsi d'am\u00e9liorer sensiblement le taux de succ\u00e8s de la f\u00e9condation in vitro, qui est actuellement bas.</p>\n<p>Puisque nous n'en sommes qu'au d\u00e9but du d\u00e9bat, il appartiendra \u00e0 la loi, en fonction d'interdictions restrictives ou d'indications, d'\u00e9viter de porter atteinte \u00e0 la dignit\u00e9 humaine. D\u00e8s lors, il ne me para\u00eet pas l\u00e9gitime de refuser \u00e0 cette vie en devenir, ou \u00e0 cette vie parvenue \u00e0 son terme, la possibilit\u00e9 d'un choix: celui de la qualit\u00e9 et de la dignit\u00e9. </p>\n</pd_text>","MeetingCouncilAbbreviation":"S","MeetingDate":"20051213","MeetingVerbalixOid":1388,"IdSession":"4710","SpeakerFirstName":"Christiane","SpeakerLastName":"Langenberger","SpeakerFullName":"Langenberger Christiane","SpeakerFunction":"Mit-F","CouncilId":2,"CouncilName":"St\u00e4nderat","CantonId":22,"CantonName":"Waadt","CantonAbbreviation":"VD","ParlGroupName":"Freisinnig-demokratische Fraktion","ParlGroupAbbreviation":"RL","SortOrder":4,"Start":"\/Date(1134472036323)\/","End":"\/Date(1134472211180)\/","Function":"Mit-F","DisplaySpeaker":true,"LanguageOfText":"FR","Modified":"\/Date(1510849652997)\/","StartTimeWithTimezone":"\/Date(1134472036323+0060)\/","EndTimeWithTimezone":"\/Date(1134472211180+0060)\/","VoteBusinessNumber":null,"VoteBusinessShortNumber":null,"VoteBusinessTitle":null},{"__metadata":{"id":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62164L,Language='DE')","uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62164L,Language='DE')","type":"itsystems.Pd.DataServices.DataModel.Transcript"},"Subjects":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62164L,Language='DE')/Subjects"}},"MembersCouncil":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62164L,Language='DE')/MembersCouncil"}},"Businesses":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62164L,Language='DE')/Businesses"}},"ID":"62164","Language":"DE","IdSubject":"10163","VoteId":null,"PersonNumber":466,"Type":1,"Text":"<pd_text><p>Wer sich heute ein Kind w\u00fcnscht und keines bekommt, kann es mit einer In-vitro-Befruchtung versuchen. F\u00fcr viele kinderlose Paare ist das die allerletzte Hoffnung, doch noch ein Kind zu bekommen, das sie sich so sehr w\u00fcnschen. Die Zeugung des Kindes findet in vitro, also im Glas, das heisst ausserhalb des Mutterleibes, statt. Der Embryo wird erst sp\u00e4ter in die Geb\u00e4rmutter eingesetzt.</p>\n<p>Heute ist es verboten, diesen Embryo auf genetische Krankheiten zu untersuchen, solange er im Reagenzglas ist. Diese sogenannte Pr\u00e4implantationsdiagnostik ist im Fortpflanzungsmedizingesetz seit 2001 verboten. Erlaubt ist hingegen eine genetische Untersuchung des Embryos im Mutterleib. Diese sogenannte pr\u00e4natale Diagnostik ist gem\u00e4ss Bundesgesetz \u00fcber genetische Untersuchungen beim Menschen ausdr\u00fccklich erlaubt. Dazu muss die Schwangerschaft allerdings schon mehrere Wochen gedauert haben. Diese Situation ist ebenso klar wie unbefriedigend. Die gleiche Untersuchung - die genau gleiche Untersuchung! - ist einmal, das heisst in vitro, verboten und einmal, das heisst in utero, erlaubt.</p>\n<p>Was bedeutet das in der Praxis f\u00fcr eine betroffene Frau? Sie muss sich den Embryo erst einpflanzen lassen, ihn mehrere Wochen \"austragen\", und erst dann darf er auf schwere Erbkrankheiten untersucht werden, mit dem Resultat, dass der Gesetzgeber der schwangeren Frau eine medizinische Abtreibung zumutet, falls der Embryo genetisch schwer gesch\u00e4digt ist. Diese Situation ist f\u00fcr die betroffene Frau k\u00f6rperlich und f\u00fcr das Paar psychisch schwer belastend und aus meiner Sicht unzumutbar. Was daran soll ethisch sein?</p>\n<p>Deshalb bin ich entschieden der Meinung, wir sollten die Motion annehmen. Diese Meinung vertreten auch die Patientenorganisationen, die Schweizerische Akademie der Medizinischen Wissenschaften, die Verbindung der Schweizer \u00c4rztinnen und \u00c4rzte und, wie schon Kollegin Leumann als Anf\u00fchrerin der Minderheit ausgef\u00fchrt hat, auch die Ethikkommission. Mit der Annahme der Motion beauftragen wir den Bundesrat, eine gesetzliche Regelung auszuarbeiten, welche die Pr\u00e4implantationsdiagnostik unter strengen Auflagen zul\u00e4sst.</p>\n<p>Wenn Sie die Motion ablehnen, also die Pr\u00e4implantationsdiagnostik weiterhin verbieten, dann bef\u00fcrworten Sie meiner Meinung nach eine Verbotsregelung, die nicht nur meinem, sondern auch dem Rechtsempfinden breiter Bev\u00f6lkerungskreise widerspricht. Das hat eine Publikumsdiskussion des Zentrums f\u00fcr Technologiefolgeabsch\u00e4tzung schon im Jahr 2003 gezeigt. Die grosse Mehrheit der dort befragten Laien und auch der Betroffenen bef\u00fcrwortet die Zulassung der Pr\u00e4implantationsdiagnostik, aber unter strengen Auflagen.</p>\n<p>Dar\u00fcber hinaus gibt es auch ernsthafte rechtliche Bedenken zur Zul\u00e4ssigkeit dieses Verbots. Die Pr\u00e4implantationsdiagnostik ist heute eine medizinisch-wissenschaftlich anerkannte Untersuchung. Ihr Verbot stellt einen schweren Eingriff in die pers\u00f6nliche Freiheit der Betroffenen, insbesondere in das Selbstbestimmungsrecht der Frau, dar. Besonders stossend ist f\u00fcr mich, dass die gleiche Diagnose in utero erlaubt und in vitro verboten ist, was die werdende Mutter in eine schwere Zwangslage bringt und eine Abtreibung des Embryos zu einem sp\u00e4teren Zeitpunkt bewusst provoziert. Zudem widerspricht das Verbot dem Verfassungsgebot der Rechtsgleichheit und dem Willk\u00fcrverbot, oder etwas einfacher ausgedr\u00fcckt: Das Verbot der Pr\u00e4implantationsdiagnostik diskriminiert bewusst und willk\u00fcrlich die Betroffenen.</p>\n<p>Es ist f\u00fcr mich weder rechtlich noch ethisch nachvollziehbar, warum man die gleiche Diagnosem\u00f6glichkeit in der Geb\u00e4rmutter, aber nicht ausserhalb zul\u00e4sst. Ich kann diese Inkoh\u00e4renz als Folge einer bestimmten Werthaltung verstehen und auch akzeptieren. Aber dann m\u00fcsste man konsequenterweise auch die pr\u00e4natale Diagnostik verbieten. Diese ist aber ausdr\u00fccklich erlaubt und legal.</p>\n<p>Unsere Debatte zeigt, dass wir es mit einem rechtlich und gesellschaftspolitisch schwierigen Thema zu tun haben. Das hat wesentlich mit dem grunds\u00e4tzlichen Dilemma unserer Gesellschaft zu tun: Wir leben in einer Zeit, in der die Medizin rasante Fortschritte macht. Solche Fortschritte hat es in der Entwicklung der Menschheit zwar immer gegeben, aber nie in diesem rasanten Tempo. In einer einzigen Generation m\u00fcssen heute Dutzende von Entscheiden demokratisch gef\u00e4llt werden, wie sie noch vor wenigen Jahren niemals in dieser Kadenz n\u00f6tig waren.</p>\n<p>Das m\u00f6gen wir bedauern, dennoch ist es eine Realit\u00e4t. Deshalb ist es auch richtig und wichtig, dass wir uns mit diesem Entscheid, der weitreichende Folgen haben wird, schwer tun und ihn auch gr\u00fcndlich diskutieren. Ich verstehe die Sorge vieler Kolleginnen und Kollegen wegen dem Missbrauchspotenzial der Pr\u00e4implantationsdiagnostik. Auch ich will keine Designerbabys, auch ich bin der Ansicht, dass es kein Recht auf ein gesundes Kind geben kann, und niemand in diesem Saal - davon bin ich tief \u00fcberzeugt - will irgendwelche eugenische Massnahmen und schon gar nicht eine Diskriminierung von Behinderten. Gerade deshalb ziehe ich eine gesetzliche Regelung der Pr\u00e4implantationsdiagnostik einem generellen Verbot vor. Ein Verbot ist hier eine schlechte L\u00f6sung. Es zwingt die betroffenen Frauen zu einer medizinischen Abtreibung oder ins Ausland, denn in den meisten europ\u00e4ischen Staaten ist die Pr\u00e4implantationsdiagnostik zugelassen.</p>\n<p>In diesem Sinne bitte ich Sie, die Motion anzunehmen. Sie erm\u00f6glichen damit die Beschr\u00e4nkung dieser genetischen Untersuchungsmethode auf schwere Krankheiten.</p>\n</pd_text>","MeetingCouncilAbbreviation":"S","MeetingDate":"20051213","MeetingVerbalixOid":1388,"IdSession":"4710","SpeakerFirstName":"Anita","SpeakerLastName":"Fetz","SpeakerFullName":"Fetz Anita","SpeakerFunction":"Mit-F","CouncilId":2,"CouncilName":"St\u00e4nderat","CantonId":12,"CantonName":"Basel-Stadt","CantonAbbreviation":"BS","ParlGroupName":"Sozialdemokratische Fraktion","ParlGroupAbbreviation":"S","SortOrder":5,"Start":"\/Date(1134472211180)\/","End":"\/Date(1134472726260)\/","Function":"Mit-F","DisplaySpeaker":true,"LanguageOfText":"DE","Modified":"\/Date(1510849652997)\/","StartTimeWithTimezone":"\/Date(1134472211180+0060)\/","EndTimeWithTimezone":"\/Date(1134472726260+0060)\/","VoteBusinessNumber":null,"VoteBusinessShortNumber":null,"VoteBusinessTitle":null},{"__metadata":{"id":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62165L,Language='DE')","uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62165L,Language='DE')","type":"itsystems.Pd.DataServices.DataModel.Transcript"},"Subjects":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62165L,Language='DE')/Subjects"}},"MembersCouncil":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62165L,Language='DE')/MembersCouncil"}},"Businesses":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62165L,Language='DE')/Businesses"}},"ID":"62165","Language":"DE","IdSubject":"10163","VoteId":null,"PersonNumber":277,"Type":1,"Text":"<pd_text><p>Es war am 19. Juni 1997, als wir hier in einer intensiven Debatte Artikel 5 des Fortpflanzungsmedizingesetzes besprachen. Paul Gemperli war damals Pr\u00e4sident der WBK, und der damalige Bundesrat Arnold Koller begleitete diese Vorlage.</p>\n<p>Ich habe mir \u00fcber dieses Wochenende die M\u00fche gemacht, das Amtliche Bulletin nochmals sorgf\u00e4ltig nachzulesen. Mit 18 zu 16 Stimmen obsiegte damals vorerst die Meinung, dass man die Pr\u00e4implantationsdiagnostik zulassen soll. Der Nationalrat entschied jedoch damals mit massgeblicher Unterst\u00fctzung auch der linken Kreise anders, und wir schlossen uns im Rahmen der Differenzbereinigung dem Verbot an. Die heute dargelegten Argumente sind nicht anders als die bereits damals vorgebrachten Bedenken.</p>\n<p>Der Kommissionsberichterstatter legte damals sorgf\u00e4ltig dar, dass durch die konsequente Anwendung der Pr\u00e4implantationsdiagnostik die Gefahr bestehe, dass der Embryo, dem als totipotentes Lebewesen selber Schutz zukommt, diesen Schutz verliert. Schliesslich best\u00fcnden auch Bedenken bez\u00fcglich einer immer weiter ausgebauten und verfeinerten Embryoselektion. Es d\u00fcrfte nur schwer zu verhindern sein, dass die Hemmschwelle immer tiefer sinke, den Embryo nach beliebigen Kriterien in vitro zu untersuchen. Es w\u00fcrde damit stets schwieriger, die Grenzlinie zwischen erlaubter und unerlaubter Selektion zu ziehen, und damit k\u00f6nnten Entwicklungen verbunden sein, die sich mit der Menschenw\u00fcrde nicht mehr vereinbaren liessen. Schon damals zogen wir im Wissen um diese heikle Situation den Schluss, den Embryo durch ein generelles Verbot vor unerw\u00fcnschten Manipulationen in vitro zu sch\u00fctzen, um damit die Gefahr der Forschung am menschlichen Embryo und einer unerw\u00fcnschten Eugenik von vornherein abzuwenden.</p>\n<p>Es ist jetzt einmal mehr die Behauptung aufgestellt worden, dass mit der Pr\u00e4nataldiagnostik folgerichtig, wenn nicht sogar zwingend, auch die Pr\u00e4implantationsdiagnostik zugelassen werden sollte. Der damalige Bundesrat Koller, uns allen noch als ausgezeichneter Jurist in Erinnerung, widersprach damals dieser Behauptung mit aller Vehemenz: \"Bei der [PAGE 1126] pr\u00e4natalen Diagnostik besteht doch auch bei einem positiven Befund .... eine Chance f\u00fcr ein Therapiekonzept. Wenn jedoch in der Pr\u00e4implantationsdiagnostik beim Embryo in vitro ein Defekt festgestellt wird, wird das zu einem Automatismus zwischen einem mutmasslichen Mangel und der Verwerfung des ungeborenen Lebens f\u00fchren - das lehrt uns die Lebenserfahrung -, und damit wird die Pr\u00e4implantationsdiagnostik wirklich zu einem reinen Test auf Leben und Tod.\" (AB 1997 S 689) Wegen dieser grundlegend anderen Ausgangssituation kann ich wie der damalige Bundesrat Koller die Folgerung nicht akzeptieren, mit der Pr\u00e4nataldiagnostik sei auch die Pr\u00e4implantationsdiagnostik zuzulassen. Der damalige Bundesrat Koller legte augenscheinlich und auch nachweislich dar, dass es hier erhebliche Unterschiede gibt und deshalb das eine nicht konsequent mit dem anderen zu verbinden ist.</p>\n<p>W\u00e4hrend bei der Pr\u00e4nataldiagnostik die schwangere Frau dem werdenden Leben in einem Gewissensentscheid gegen\u00fcbersteht, handelt es sich bei der Pr\u00e4implantationsdiagnostik um eine Selektion von Embryonen, die von Drittpersonen nach selektiven Kriterien vorgenommen wird. Die Existenz eines Kindes wird an eine Bedingung gekn\u00fcpft. Erf\u00fcllt es diese nicht, so wird ihm das Lebensrecht von vornherein abgesprochen. Darin liegt ein entscheidender Unterschied zwischen den beiden Methoden. Wir m\u00fcssen auch zur\u00fcckhaltend sein, als gesunde Menschen dar\u00fcber zu entscheiden, ob und wann das Leben anderer Menschen als lebenswert oder als nicht lebenswert zu betrachten sei. Das ist auch in unserem Verh\u00e4ltnis zu behinderten Mitmenschen ernsthaft zu bedenken. Wer die Pr\u00e4implantationsdiagnostik zul\u00e4sst, muss letztlich die Frage beantworten, ob die Beseitigung von unerw\u00fcnschtem Leben das Grundrecht, anders, ja auch behindert zu sein, nicht antastet.</p>\n<p>Seit 1997 gab es verschiedene Volksabstimmungen, bei denen die Frage der Pr\u00e4implantationsdiagnostik am Rande mit ber\u00fchrt wurde. Ich erinnere an die Abstimmung \u00fcber die Stammzellenforschung oder auch \u00fcber die Volksinitiative \"f\u00fcr menschenw\u00fcrdige Fortpflanzung\". Bundesrat und Parlament haben sich bei diesen Abstimmungen stets auch f\u00fcr bzw. gegen diese Vorlagen eingesetzt, indem sie darauf hingewiesen haben, dass sie bei der Pr\u00e4implantationsdiagnostik das generelle Verbot belassen w\u00fcrden. Der Sprecher der nationalr\u00e4tlichen WBK hat im Nationalrat dargelegt, dass dieses Verbot eines der wichtigsten Argumente gewesen sei, um bei den Volksabstimmungen zu bestehen. Zumindest ich selber w\u00fcrde jetzt entschieden an Glaubw\u00fcrdigkeit verlieren, wenn wir nun, nach positivem Ausgang dieser Abstimmungen, die Pr\u00e4implantationsdiagnostik im Nachhinein einf\u00fchren w\u00fcrden. Das halte ich auch unter Ber\u00fccksichtigung der Zeitverh\u00e4ltnisse f\u00fcr nicht angebracht.</p>\n<p>Wir werden in absehbarer Zeit das Bundesgesetz \u00fcber die Forschung am Menschen zu behandeln haben. Dies gibt eine weitere M\u00f6glichkeit, diese Thematik eingehend zu diskutieren, auch wenn uns die Verwaltung nun erkl\u00e4rt hat, dass die Frage der Pr\u00e4implantationsdiagnostik nicht dort, sondern im Fortpflanzungsmedizingesetz zu regeln sei. Trotzdem kann diese \u00e4hnliche Thematik dort mit diskutiert werden, so etwa die Frage, unter welchen wissenschaftlichen, medizinischen Voraussetzungen und unter welchen rechtlichen Bedingungen diese Methodik m\u00f6glich sein k\u00f6nnte. Schon die Feststellung der Nationalen Ethikkommission, sie sei nicht f\u00e4hig, die Erbkrankheiten zu bezeichnen, welche eine Pr\u00e4implantationsdiagnostik zulassen w\u00fcrden, zeigt doch, wie unausgegoren diese Sachlage heute ist.</p>\n<p>Dass hier mit dieser Motion vorgeprellt wird, ist von denjenigen, die diesen Entscheid trotz ethischer und rechtlicher Bedenken bei den Volksabstimmungen mitgetragen haben, mit einem gewissen Unverst\u00e4ndnis aufgenommen worden. Wir, die wir gegen\u00fcber gewissen Gesetzen, wie etwa gegen\u00fcber dem Stammzellenforschungsgesetz, Vorbehalte angemeldet haben, sie dann aber doch gegen Widerst\u00e4nde aus unseren eigenen Reihen verteidigt haben, f\u00fchlen uns durch dieses erneute Vorprellen von den Promotoren der medizinischen Fortpflanzungstechniken etwas hintergangen - entschuldigen Sie den Ausdruck.</p>\n<p>Vielleicht geh\u00f6re ich zu denjenigen wertkonservativen Menschen, denen das Gewissen nicht mehr folgen mag, wenn andere mit ihren Wissenschaften vorprellen wollen. Frau Amgwerd hat in der Kommission zutreffend gesagt, dass es in der Bev\u00f6lkerung zunehmend B\u00fcrgerinnen und B\u00fcrger gebe, die sagten, dass nach all den getroffenen Zugangsm\u00f6glichkeiten f\u00fcr die Fortpflanzungswissenschaften nun ein Stopp einzulegen sei. Ich m\u00f6chte Sie bitten, diese Haltung auch bei Ihrem Entscheid zu ber\u00fccksichtigen. Wir haben uns in der Fortpflanzungsbiologie schon sehr weit vorgewagt. Viele von uns haben trotz ernsthaften Vorbehalten den Weg bis jetzt mitgemacht. Ich w\u00fcrde aber davon abraten, den Rubikon jetzt zu \u00fcberschreiten.</p>\n<p>Ich bitte Sie aus diesen Gr\u00fcnden, die Motion abzulehnen.</p>\n</pd_text>","MeetingCouncilAbbreviation":"S","MeetingDate":"20051213","MeetingVerbalixOid":1388,"IdSession":"4710","SpeakerFirstName":"Peter","SpeakerLastName":"Bieri","SpeakerFullName":"Bieri Peter","SpeakerFunction":"1VP-M","CouncilId":2,"CouncilName":"St\u00e4nderat","CantonId":9,"CantonName":"Zug","CantonAbbreviation":"ZG","ParlGroupName":"Christlichdemokratische Fraktion","ParlGroupAbbreviation":"M-E","SortOrder":6,"Start":"\/Date(1134472726260)\/","End":"\/Date(1134473224557)\/","Function":"Mit-M","DisplaySpeaker":true,"LanguageOfText":"DE","Modified":"\/Date(1510849652997)\/","StartTimeWithTimezone":"\/Date(1134472726260+0060)\/","EndTimeWithTimezone":"\/Date(1134473224557+0060)\/","VoteBusinessNumber":null,"VoteBusinessShortNumber":null,"VoteBusinessTitle":null},{"__metadata":{"id":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62166L,Language='DE')","uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62166L,Language='DE')","type":"itsystems.Pd.DataServices.DataModel.Transcript"},"Subjects":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62166L,Language='DE')/Subjects"}},"MembersCouncil":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62166L,Language='DE')/MembersCouncil"}},"Businesses":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62166L,Language='DE')/Businesses"}},"ID":"62166","Language":"DE","IdSubject":"10163","VoteId":null,"PersonNumber":1107,"Type":1,"Text":"<pd_text><p>Le sujet qui nous occupe est tr\u00e8s d\u00e9licat. Il a trait aux valeurs, \u00e0 la vie, \u00e0 son respect et \u00e0 sa dignit\u00e9. J'aimerais insister sur trois \u00e9l\u00e9ments.</p>\n<p>Premi\u00e8rement, le diagnostic pr\u00e9implantatoire (DPI) est intellectuellement, scientifiquement, m\u00e9dicalement possible, mais humainement c'est aller trop loin et trop vite. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, plusieurs lois ont \u00e9t\u00e9 accept\u00e9es par les chambres et ensuite par le peuple, qui touchent au domaine de l'\u00e9thique: la loi f\u00e9d\u00e9rale sur la procr\u00e9ation m\u00e9dicalement assist\u00e9e, entr\u00e9e en vigueur en 2001; la loi f\u00e9d\u00e9rale relative \u00e0 la recherche sur les cellules souches embryonnaires, accept\u00e9e par le peuple le 28 novembre 2004. A chaque fois, il a fallu convaincre la population que la recherche permettait d'aller jusque-l\u00e0 et qu'il \u00e9tait judicieux d'accepter le projet. Mais bien souvent la population nous disait ses doutes et son scepticisme d'aller aussi loin dans la recherche. Le \"tout-\u00e0-la-science\" passe de moins en moins dans la population m\u00eame si chacune, chacun reconna\u00eet que la science et la recherche m\u00e9dicales apportent une am\u00e9lioration \u00e0 la sant\u00e9 et des solutions pour gu\u00e9rir les maladies. Cela n'est pas contest\u00e9. Mais avec le DPI, on a cette fois vraiment l'impression que le m\u00e9dical et le scientifique priment et l'emportent sur l'humain: c'est le \"tout-\u00e0-la-science\" et le plus vite possible.</p>\n<p>Vous le savez le processus de f\u00e9condation in vitro est une exp\u00e9rience difficile, psychologiquement tr\u00e8s lourde \u00e0 vivre, o\u00f9 la femme a l'impression d'\u00eatre un objet m\u00e9dical, un cobaye. Des femmes qui l'ont v\u00e9cu m'en ont parl\u00e9, et elles m'ont dit avoir \u00e9prouv\u00e9 le sentiment d'\u00eatre juste l'objet d'une exp\u00e9rimentation m\u00e9dicale, sans accompagnement humain, un cas parmi d'autres de technique scientifique, froide et sans \u00e2me. En plus de cette exp\u00e9rience o\u00f9 l'on se trouve seule, fragile, fragilis\u00e9e par cet environnement excessivement scientifique, on voudrait encore ajouter l'exp\u00e9rience du DPI!</p>\n<p>Pour la majorit\u00e9 de la population, tout en reconnaissant les apports tr\u00e8s positifs de la recherche et de la m\u00e9decine, il n'est pas judicieux aujourd'hui d'aller au-del\u00e0 des limites qui viennent d'\u00eatre fix\u00e9es en 2001 par la loi sur la procr\u00e9ation m\u00e9dicalement assist\u00e9e.</p>\n<p>Deuxi\u00e8me point, le DPI est une offense \u00e0 la dignit\u00e9 des personnes handicap\u00e9es. Le risque d'eug\u00e9nisme existe et est r\u00e9el. M\u00eame si on a d\u00e9clar\u00e9 qu'il faudra fixer des crit\u00e8res stricts quant aux maladies \u00e0 admettre, cela para\u00eet extr\u00eamement difficile: o\u00f9 mettre la barre? pourquoi accepter telle maladie g\u00e9n\u00e9tique qui justifie un DPI et pas telle autre? o\u00f9 s'arr\u00eatera-t-on alors?</p>\n<p>Je sais que vivre avec un handicap est quelque chose de tr\u00e8s lourd et de difficile \u00e0 vivre pour la personne concern\u00e9e et pour son entourage. Mais je sais aussi combien de parents d'enfant handicap\u00e9 disent leur joie de voir leur enfant heureux et reconnaissant. R\u00e9duire la vie et sa valeur, sa dignit\u00e9 surtout, aux seuls crit\u00e8res de sant\u00e9 est simpliste et irrespectueux pour toutes celles et tous ceux qui souffrent d'un handicap et aussi pour toutes les personnes qui s'en occupent.</p>\n<p>En troisi\u00e8me lieu, quelques mots sur le d\u00e9sir d'enfant: nous vivons dans une soci\u00e9t\u00e9 qui veut id\u00e9alement des enfants \"sains\", c'est-\u00e0-dire non handicap\u00e9s. Qu'est-ce que le [PAGE 1127] handicap? Il existe des handicaps visibles, physiques et mentaux, mais il existe aussi des handicaps relationnels, qui peuvent avoir des cons\u00e9quences difficiles \u00e0 vivre, bien plus difficiles \u00e0 vivre qu'un handicap physique. Nombreuses sont les femmes et nombreux sont les couples qui ne peuvent avoir d'enfant. C'est une grande souffrance, et ils renoncent \u00e0 avoir des enfants ou en adoptent. Lorsque l'on a une maladie g\u00e9n\u00e9tiquement grave, qui risque de mettre en danger la vie d'un enfant \u00e0 na\u00eetre, faut-il donner la vie? Faut-il prendre ce risque? Si oui, pourquoi le prend-on? pour r\u00e9pondre \u00e0 son besoin d'enfant? ou le fait-on vraiment seulement pour l'enfant, avec le risque de le voir lui aussi gravement malade? J'ai eu la chance et le privil\u00e8ge d'avoir des enfants, mais je suis persuad\u00e9e que si j'avais \u00e9t\u00e9 atteinte d'une maladie grave, je n'aurais pas pris le risque de mettre au monde un enfant \u00e0 qui j'aurais transmis cette maladie.</p>\n<p>Le d\u00e9sir d'enfant de l'adulte doit, de mon point de vue, \u00eatre limit\u00e9 par le bien-\u00eatre de l'enfant, pour que celui-ci ne doive pas supporter toute sa vie ce poids transmis par un parent qui voulait avant tout avoir un enfant.</p>\n<p>Pour ces quelques \u00e9l\u00e9ments et d'autres qui ont \u00e9t\u00e9 \u00e9voqu\u00e9s, je vous demande de rejeter la motion.</p>\n</pd_text>","MeetingCouncilAbbreviation":"S","MeetingDate":"20051213","MeetingVerbalixOid":1388,"IdSession":"4710","SpeakerFirstName":"Madeleine","SpeakerLastName":"Amgwerd","SpeakerFullName":"Amgwerd Madeleine","SpeakerFunction":"Mit-F","CouncilId":2,"CouncilName":"St\u00e4nderat","CantonId":26,"CantonName":"Jura","CantonAbbreviation":"JU","ParlGroupName":"Christlichdemokratische Fraktion","ParlGroupAbbreviation":"M-E","SortOrder":7,"Start":"\/Date(1134473224557)\/","End":"\/Date(1134473548463)\/","Function":"Mit-F","DisplaySpeaker":true,"LanguageOfText":"FR","Modified":"\/Date(1510849653010)\/","StartTimeWithTimezone":"\/Date(1134473224557+0060)\/","EndTimeWithTimezone":"\/Date(1134473548463+0060)\/","VoteBusinessNumber":null,"VoteBusinessShortNumber":null,"VoteBusinessTitle":null},{"__metadata":{"id":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62167L,Language='DE')","uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62167L,Language='DE')","type":"itsystems.Pd.DataServices.DataModel.Transcript"},"Subjects":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62167L,Language='DE')/Subjects"}},"MembersCouncil":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62167L,Language='DE')/MembersCouncil"}},"Businesses":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62167L,Language='DE')/Businesses"}},"ID":"62167","Language":"DE","IdSubject":"10163","VoteId":null,"PersonNumber":539,"Type":1,"Text":"<pd_text><p>Wir haben die Argumente der Mehrheit geh\u00f6rt. Es sind vor allem zwei Argumente: Einerseits sagt man, dass die Stellung, die gesellschaftliche Anerkennung der Behinderten dadurch ber\u00fchrt w\u00fcrde. Das zweite Argument dr\u00fcckt gewisse \u00c4ngste \u00fcber Eugenik aus - es ist auch das Wort \"Designerbaby\" gefallen. Beide Argumente sind, nach meiner Ansicht, achtbare Argumente, und ich verstehe die Leute, die diese Argumente bringen. Beide Argumente haben aber eines gemeinsam: Sie haben nichts, aber auch gar nichts mit dem heutigen Entscheid zu tun.</p>\n<p>Ich komme zum ersten Argument, die Stellung der Behinderten: Wir haben schon von mehreren Vorrednerinnen und Vorrednern geh\u00f6rt, dass es die Natal- und Pr\u00e4nataldiagnostik gibt. 100 Prozent der Kinder, die geboren werden, k\u00f6nnten vorher mit Pr\u00e4nataldiagnostik untersucht werden. Nachher h\u00e4tten dann die Eltern heute schon die Entscheidungskompetenz, einen Abort einzuleiten.</p>\n<p>Zum zweiten Argument, bez\u00fcglich Eugenik: Wir haben ja eine gesetzliche Regelung, welche die Anwendung der Pr\u00e4implantationsdiagnostik ganz klar beschr\u00e4nkt. Diese betrifft h\u00f6chstens - um eine Gr\u00f6ssenordnung anzugeben - 1 bis 2 oder 3 Promille aller Geburten. Wegen der schon zu diesem Zeitpunkt m\u00f6glichen Einwirkung bei diesen wenigen Promillen kann das Argument der Behinderten \u00fcberhaupt nicht gebraucht werden.</p>\n<p>Jetzt kommt aber ein zus\u00e4tzliches Argument, das noch nicht erw\u00e4hnt worden ist: Die Pr\u00e4implantationsdiagnostik ist ohne Gefahr f\u00fcr den Embryo. Bei der Pr\u00e4nataldiagnostik aber gehen die Eltern ein gewisses Risiko eines Spontanabortes ein. Jetzt stellen Sie sich mal die Situation einer Frau vor - ich habe das pers\u00f6nlich in den letzten Jahren erlebt -, die alles auf sich genommen hat, was notwendig ist, bis es zu einer Schwangerschaft aufgrund einer In-vitro-Fertilisation kommt. Diese Frau steht jetzt vor dem Problem, zu entscheiden, ob sie eine Pr\u00e4nataldiagnostik vornehmen will, wobei sie sich bewusst ist, dass wieder das Risiko eines Abortes besteht. Es w\u00e4re f\u00fcr diese Frau eine ganz schwere seelische Belastung, nach all dem, was sie schon auf sich genommen hat, noch entscheiden zu m\u00fcssen, allenfalls einen Abort einzuleiten.</p>\n<p>Auf der anderen Seite m\u00fcssen Sie sich auch den Arzt vorstellen, der eine Frau dabei unterst\u00fctzt. Er weiss, dass er etwas ganz Einfaches tun kann; er sieht bei der In-vitro-Fertilisation die Embryonen an, darf aber nicht \u00fcberpr\u00fcfen, ob hier eine Erbkrankheit vorliegt. Aber er darf nachher - mit einem gewissen Risiko f\u00fcr den Embryo, der sich endlich eingenistet hat - die pr\u00e4nataldiagnostische Untersuchung machen. Auch f\u00fcr den Arzt ist es ethisch eine Belastung, dass er das nicht tun darf, was aus seiner Sicht das Vern\u00fcnftigste w\u00e4re.</p>\n<p>Deshalb wiederhole ich: Mit den beiden Bedenken, die angesprochen worden sind, hat der jetzige Entscheid nichts zu tun.</p>\n<p>Deshalb bitte ich Sie, die Motion anzunehmen.</p>\n</pd_text>","MeetingCouncilAbbreviation":"S","MeetingDate":"20051213","MeetingVerbalixOid":1388,"IdSession":"4710","SpeakerFirstName":"Hans","SpeakerLastName":"F\u00fcnfschilling","SpeakerFullName":"F\u00fcnfschilling Hans","SpeakerFunction":"Mit-M","CouncilId":2,"CouncilName":"St\u00e4nderat","CantonId":13,"CantonName":"Basel-Landschaft","CantonAbbreviation":"BL","ParlGroupName":"Freisinnig-demokratische Fraktion","ParlGroupAbbreviation":"RL","SortOrder":8,"Start":"\/Date(1134473548463)\/","End":"\/Date(1134473834977)\/","Function":"Mit-M","DisplaySpeaker":true,"LanguageOfText":"DE","Modified":"\/Date(1510849653010)\/","StartTimeWithTimezone":"\/Date(1134473548463+0060)\/","EndTimeWithTimezone":"\/Date(1134473834977+0060)\/","VoteBusinessNumber":null,"VoteBusinessShortNumber":null,"VoteBusinessTitle":null},{"__metadata":{"id":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62168L,Language='DE')","uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62168L,Language='DE')","type":"itsystems.Pd.DataServices.DataModel.Transcript"},"Subjects":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62168L,Language='DE')/Subjects"}},"MembersCouncil":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62168L,Language='DE')/MembersCouncil"}},"Businesses":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62168L,Language='DE')/Businesses"}},"ID":"62168","Language":"DE","IdSubject":"10163","VoteId":null,"PersonNumber":1163,"Type":1,"Text":"<pd_text><p>Le sujet qui nous occupe aujourd'hui est particuli\u00e8rement sensible. Il s'agit de se prononcer sur une motion destin\u00e9e \u00e0 assouplir tr\u00e8s l\u00e9g\u00e8rement et tr\u00e8s prudemment l'interdiction absolue du diagnostic pr\u00e9implantatoire. Bien qu'il soit tr\u00e8s difficile de se prononcer sur un tel sujet parce qu'il touche \u00e0 notre sph\u00e8re personnelle, \u00e0 notre sensibilit\u00e9, et que les arguments pour et contre soient aussi valables les uns que les autres, j'ai essay\u00e9 de faire un choix. Apr\u00e8s une longue r\u00e9flexion et des h\u00e9sitations, j'ai pench\u00e9 tout de m\u00eame pour le oui, et cela essentiellement pour trois raisons:</p>\n<p>1. J'aimerais qu'on continue la r\u00e9flexion dans ce domaine, et l'acceptation de la motion permet d'approfondir le sujet.</p>\n<p>2. Cette question est tr\u00e8s personnelle. C'est un choix de vie qui appartient \u00e0 chacun et chacune d'entre nous. M\u00eame si je ne serai jamais amen\u00e9e \u00e0 devoir faire cela, je ne me sens pas le droit d'emp\u00eacher absolument de le faire les couples qui se trouvent dans une telle situation et qui voudraient le faire, pour autant que ce soit dans des conditions tr\u00e8s strictes et qui \u00e9vitent tout abus.</p>\n<p>3. Je pense qu'un diagnostic pr\u00e9implantatoire est beaucoup moins traumatisant pour la femme qu'un avortement. Or, l'avortement est autoris\u00e9. Si un enfant est porteur d'une maladie g\u00e9n\u00e9tique grave, la femme n'a actuellement que le choix d'avorter si elle ne se sent pas le courage ou la force d'affronter la maladie avec l'appui de sa famille. Or, l'avortement est toujours tr\u00e8s traumatisant. C'est une perte, c'est un deuil.</p>\n<p>Ce sujet est tr\u00e8s sensible parce qu'il touche \u00e0 la vie, \u00e0 l'embryon, \u00e0 ce que nous avons de plus pr\u00e9cieux: nos enfants. Il touche \u00e0 des questions encore trop souvent consid\u00e9r\u00e9es comme des tabous dans notre soci\u00e9t\u00e9: le handicap, la diff\u00e9rence, mais aussi la maladie et la souffrance. Les progr\u00e8s de la m\u00e9decine, sa capacit\u00e9 d'intervention, nous forcent \u00e0 nous pr\u00e9occuper de ces questions fondamentales. Nous ne pouvons pas en faire l'\u00e9conomie.</p>\n<p>Ces questions toujours plus complexes ont une influence directe sur nos choix de vie et de soci\u00e9t\u00e9. C'est un d\u00e9bat extr\u00eamement d\u00e9licat d\u00e8s lors qu'il renvoie bien s\u00fbr aussi \u00e0 des dimensions \u00e9thique, th\u00e9ologique et tout naturellement \u00e0 des convictions tr\u00e8s personnelles que chacun ici se doit de respecter. Comme chacun d'entre nous, j'ai des convictions profondes: d'une part, parce que moi-m\u00eame j'ai port\u00e9 et mis au monde des enfants; j'ai v\u00e9cu les joies et les angoisses de la future m\u00e8re; je me suis pos\u00e9 la question de savoir si je serais capable d'affronter la venue d'un enfant diff\u00e9rent; d'autre part, parce que je suis en contact au quotidien avec des personnes handicap\u00e9es et avec leur famille. Certaines estiment qu'accepter le diagnostic pr\u00e9implantatoire revient \u00e0 nier le handicap et \u00e0 vouloir que tout le monde soit parfait. D'autres estiment qu'on n'a pas le droit d'imposer \u00e0 un p\u00e8re et \u00e0 une m\u00e8re l'effroyable douleur de voir son enfant, ou ses enfants, mourir dans de grandes souffrances, alors que la science leur permettrait de vivre la joie merveilleuse de mettre au monde un enfant en bonne sant\u00e9.</p>\n<p>Bien s\u00fbr, tout cela tient \u00e0 la sensibilit\u00e9, aux convictions, au v\u00e9cu de chacun et de chacune. C'est peut-\u00eatre justement parce que ce choix est personnel et touche profond\u00e9ment ceux et celles qui doivent le faire qu'il me semble que nous ne pouvons pas d\u00e9cider pour les autres. Permettre la possibilit\u00e9 d'un tel diagnostic, c'est laisser la libert\u00e9 de choix aux parents. Chacun doit d\u00e9terminer en toute conscience s'il a la force d'affronter une telle situation ou s'il ne l'a pas. Vouloir donner naissance \u00e0 un enfant handicap\u00e9 et ajouter \u00e0 son handicap le risque de voir \u00e9clater sa famille et d'\u00eatre abandonn\u00e9, c'est trop dur.</p>\n<p>Il y a bien s\u00fbr un risque de d\u00e9rive. Nous nous rappelons avec horreur les pages les plus sombres de l'histoire de l'humanit\u00e9. Cependant, l'eug\u00e9nisme auquel il a \u00e9t\u00e9 fait allusion [PAGE 1128] quelques fois dans cette salle aujourd'hui, est une politique d'Etat destin\u00e9e \u00e0 s\u00e9lectionner une population selon des crit\u00e8res d\u00e9termin\u00e9s. Nous ne sommes pas du tout dans ce cas de figure aujourd'hui.</p>\n<p>Nous sommes tous d'accord sur un point: nous devons \u00eatre intransigeants et interdire absolument tout type de s\u00e9lection des embryons. Il n'y a pas d'humanit\u00e9 parfaite et il ne doit pas y en avoir, comme il ne doit pas y avoir de discrimination li\u00e9e au handicap. Je me bats tous les jours contre cela, et je crois que notre soci\u00e9t\u00e9 accepte de mieux en mieux la diff\u00e9rence et int\u00e8gre de mieux en mieux les diff\u00e9rents handicaps. Cependant ce risque existe. Il doit \u00eatre clairement d\u00e9fini et strictement circonscrit. La lev\u00e9e de cette interdiction doit \u00eatre particuli\u00e8rement prudente et circonspecte. Elle doit \u00eatre strictement limit\u00e9e, dans son champ d'application, \u00e0 des cas tr\u00e8s particuliers, exhaustivement d\u00e9crits. Nous sommes tous ici convaincus de l'imp\u00e9rieuse n\u00e9cessit\u00e9 de placer des garde-fous solides et de soumettre le diagnostic pr\u00e9implantatoire \u00e0 un contr\u00f4le s\u00e9v\u00e8re.</p>\n<p>La raison du d\u00e9p\u00f4t de cette motion r\u00e9side plut\u00f4t dans le fait que l'interdiction actuelle aboutit \u00e0 des injustices et \u00e0 des incoh\u00e9rences majeures, en particulier pour les couples qui se savent porteurs d'une grave maladie g\u00e9n\u00e9tique. A l'heure actuelle, ces couples se voient proposer un diagnostic pr\u00e9natal suivi d'un avortement. Le recours \u00e0 la f\u00e9condation in vitro associ\u00e9e au diagnostic pr\u00e9implantatoire leur \u00e9viterait bien des souffrances et leur permettrait, \u00e0 eux aussi, de conna\u00eetre la joie d'avoir des enfants.</p>\n<p>D\u00e8s lors, une question se pose au regard de la l\u00e9gislation actuelle. Est-il justifiable de refuser une alternative \u00e0 ces couples ou, a fortiori, de les emp\u00eacher de donner la vie? Est-il pr\u00e9f\u00e9rable, comme l'entra\u00eene de facto la situation actuelle, de contraindre ces couples \u00e0 prendre le risque d'entamer une grossesse suivie d'un avortement, un acte m\u00e9dical souvent traumatisant, en particulier dans ces circonstances, alors qu'un examen pr\u00e9alable \u00e0 l'implantation de l'embryon permettrait de mettre au monde un enfant en bonne sant\u00e9? En clair, laisser mourir un embryon dans les premiers jours qui suivent la f\u00e9condation revient \u00e0 le traiter avec bien plus d'\u00e9gards que d'attendre le troisi\u00e8me mois de la grossesse, alors qu'il est d\u00e9j\u00e0 un foetus bien d\u00e9velopp\u00e9, pour mettre un terme \u00e0 son existence. Je voudrais rappeler qu'actuellement, la loi punit la pratique du diagnostic pr\u00e9implantatoire d'une peine pouvant aller jusqu'\u00e0 trois ans de prison.</p>\n<p>Vous para\u00eet-il opportun de criminaliser des parents souhaitant donner la vie et \u00e9viter \u00e0 leurs enfants des souffrances terribles qu'ils devront supporter toute leur existence? La soci\u00e9t\u00e9 a-t-elle le droit de d\u00e9cider pour ces parents? Il ne s'agit pas aujourd'hui de trancher d\u00e9finitivement une question aussi sensible, qui appelle certainement une r\u00e9flexion profonde et nuanc\u00e9e, mais de se donner du temps et d'amorcer une r\u00e9flexion fondamentale. Nous pourrons nous prononcer ensuite sur le projet qui nous sera pr\u00e9sent\u00e9 et juger s'il est suffisamment restrictif et prudent.</p>\n<p>Je vous prie donc d'adopter la motion.</p>\n</pd_text>","MeetingCouncilAbbreviation":"S","MeetingDate":"20051213","MeetingVerbalixOid":1388,"IdSession":"4710","SpeakerFirstName":"Gis\u00e8le","SpeakerLastName":"Ory","SpeakerFullName":"Ory Gis\u00e8le","SpeakerFunction":"Mit-F","CouncilId":2,"CouncilName":"St\u00e4nderat","CantonId":24,"CantonName":"Neuenburg","CantonAbbreviation":"NE","ParlGroupName":"Sozialdemokratische Fraktion","ParlGroupAbbreviation":"S","SortOrder":9,"Start":"\/Date(1134473834977)\/","End":"\/Date(1134474425697)\/","Function":"Mit-F","DisplaySpeaker":true,"LanguageOfText":"FR","Modified":"\/Date(1510849653010)\/","StartTimeWithTimezone":"\/Date(1134473834977+0060)\/","EndTimeWithTimezone":"\/Date(1134474425697+0060)\/","VoteBusinessNumber":null,"VoteBusinessShortNumber":null,"VoteBusinessTitle":null},{"__metadata":{"id":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62169L,Language='DE')","uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62169L,Language='DE')","type":"itsystems.Pd.DataServices.DataModel.Transcript"},"Subjects":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62169L,Language='DE')/Subjects"}},"MembersCouncil":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62169L,Language='DE')/MembersCouncil"}},"Businesses":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62169L,Language='DE')/Businesses"}},"ID":"62169","Language":"DE","IdSubject":"10163","VoteId":null,"PersonNumber":370,"Type":1,"Text":"<pd_text><p>Gestatten Sie mir nur noch ganz kurz einige Worte aus der Sicht eines Nichtkommissionsmitgliedes.</p>\n<p>Die Diskussion, ob die Pr\u00e4implantationsdiagnostik erlaubt werden solle oder nicht, haben wir in diesem Saal schon 1997 bei der Verabschiedung des Gesetzes \u00fcber die Fortpflanzungsmedizin gef\u00fchrt. Damals wie heute bin ich der Meinung, die Pr\u00e4implantationsdiagnostik sollte erlaubt sein, wenn die medizinisch assistierte Fortpflanzung gew\u00e4hrt wurde, um die Weitergabe einer genetisch bedingten, schweren Krankheit zu verhindern.</p>\n<p>Das geltende Gesetz ist hier unlogisch. Es wurde schon mehrmals gesagt; es kann aber nicht genug betont werden. Es verlangt einerseits eine Indikation f\u00fcr medizinisch assistierte Fortpflanzung: die Abwendung schwerer, unheilbarer Erbkrankheiten. Andererseits verbietet es die genetische Untersuchung des Embryos vor der Implantation in die Geb\u00e4rmutter. Geradezu absurd wird die ganze Angelegenheit, wenn man sich vor Augen f\u00fchrt, dass in den ersten zw\u00f6lf Wochen ein Schwangerschaftsabbruch straffrei ist, wenn sich herausstellt, dass das Kind an einer schweren Erbkrankheit leidet - an der Krankheit also, die man via k\u00fcnstliche Befruchtung umgehen wollte. Das heisst doch nichts anderes - das ist mein Problem -, als dass wir den betroffenen Frauen gewissermassen eine Schwangerschaft auf Probe zumuten. Gerade diese Diskrepanz gilt in meinen Augen als wichtigstes Argument zugunsten der Pr\u00e4implantationsdiagnostik.</p>\n<p>Selbstverst\u00e4ndlich muss die Pr\u00e4implantationsdiagnostik darauf beschr\u00e4nkt bleiben, schwere Erbkrankheiten an der befruchteten Eizelle zu diagnostizieren. Genau das sieht die Motion des Nationalrates vor, wenn sie den Bundesrat beauftragt, eine Regelung zu treffen, welche die Pr\u00e4implantationsdiagnostik erm\u00f6glicht und die Rahmenbedingungen dazu festlegt. Es geht ausdr\u00fccklich nicht um die Definition werten oder unwerten Lebens; das wurde heute in der Diskussion klar aufgezeigt. </p>\n<p>Eltern, die beide gesund sind, aber je ein krankes Gen tragen, das bei der Zeugung mit einer Wahrscheinlichkeit von 25 Prozent zu einem kranken Kind f\u00fchrt, d\u00fcrfen zwar eine In-vitro-Fertilisation durchf\u00fchren lassen. D\u00fcrfen wir aber per Gesetz so weit in die Intimit\u00e4t eines Paares eindringen, dass wir verantwortungsbewussten Eltern - um diese geht es - vorschreiben, dass sie das Risiko akzeptieren m\u00fcssen, dass ausgerechnet das implantierte, befruchtete Ei das krankheitstragende ist?</p>\n<p>Es muss, das ist meine tiefe \u00dcberzeugung, den Eltern \u00fcberlassen bleiben, ob sie in ihrer konkreten Situation und mit ihrer famili\u00e4ren Erfahrung ein Kind zur Welt bringen wollen, dessen Leben mit einer vorher erkennbaren, schweren Krankheit gezeichnet ist. Das ist ein Entscheid, der nur privat gef\u00e4llt werden kann. Wer schon mit M\u00fcttern gesprochen hat, die Tr\u00e4gerinnen schwerer Erbkrankheiten sind, und wer ihr Leid und ihre Schuldgef\u00fchle ihren Kindern gegen\u00fcber kennt, hat Hemmungen, ihnen den Weg zur In-vitro-Fertilisation und zur Pr\u00e4implantationsdiagnostik zu verbauen.</p>\n<p>Deshalb bitte ich Sie eindringlich, die Motion anzunehmen.</p>\n</pd_text>","MeetingCouncilAbbreviation":"S","MeetingDate":"20051213","MeetingVerbalixOid":1388,"IdSession":"4710","SpeakerFirstName":"Erika","SpeakerLastName":"Forster-Vannini","SpeakerFullName":"Forster-Vannini Erika","SpeakerFunction":"Mit-F","CouncilId":2,"CouncilName":"St\u00e4nderat","CantonId":17,"CantonName":"St. Gallen","CantonAbbreviation":"SG","ParlGroupName":"Freisinnig-demokratische Fraktion","ParlGroupAbbreviation":"RL","SortOrder":10,"Start":"\/Date(1134474467073)\/","End":"\/Date(1134474718823)\/","Function":"Mit-F","DisplaySpeaker":true,"LanguageOfText":"DE","Modified":"\/Date(1510849653010)\/","StartTimeWithTimezone":"\/Date(1134474467073+0060)\/","EndTimeWithTimezone":"\/Date(1134474718823+0060)\/","VoteBusinessNumber":null,"VoteBusinessShortNumber":null,"VoteBusinessTitle":null},{"__metadata":{"id":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62170L,Language='DE')","uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62170L,Language='DE')","type":"itsystems.Pd.DataServices.DataModel.Transcript"},"Subjects":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62170L,Language='DE')/Subjects"}},"MembersCouncil":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62170L,Language='DE')/MembersCouncil"}},"Businesses":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62170L,Language='DE')/Businesses"}},"ID":"62170","Language":"DE","IdSubject":"10163","VoteId":null,"PersonNumber":1149,"Type":1,"Text":"<pd_text><p>Die Diskussionen um Menschenw\u00fcrde, Lebensschutz und auch Sterbehilfe geh\u00f6ren zu den schwierigsten Auseinandersetzungen, die wir als Politiker zu f\u00fchren haben. Die Antworten auf diese Fragen sind ohne Zweifel gepr\u00e4gt durch unsere pers\u00f6nliche Ethik, durch die Religion, durch die Bildung und auch durch unsere Herkunft. Die Entscheidung in diesen Fragen bleibt immer h\u00f6chst pers\u00f6nlich; und bei der Durchsicht der verschiedenen Argumentarien, die wir in den letzten Wochen zur Frage der Pr\u00e4implantationsdiagnostik erhalten haben, ist mir bewusst geworden, dass es in der Argumentationskette sowohl der Bef\u00fcrworter als auch der Gegner wahrscheinlich wenige Argumente gibt, gegen die es, aus einer anderen Wertehaltung heraus, keine nachvollziehbaren Gegenpositionen gibt.</p>\n<p>Vor allem aus meiner Grund\u00fcberlegung, der Unantastbarkeit von Leben, komme ich aber zum Schluss, dass die Motion abzulehnen ist. Ich habe hierf\u00fcr drei Gr\u00fcnde:</p>\n<p>1. Mit der Zulassung der Pr\u00e4implantationsdiagnostik stossen wir letztlich die T\u00fcr zu einer immer weiter ausufernden Embryonenselektion auf. Die Pr\u00e4implantationsdiagnostik beinhaltet immer eine Selektion von Embryonen. Wer und nach welchen Kriterien, frage ich Sie, soll denn im Fall einer Zulassung die Selektionskriterien bestimmen? Wer setzt die Schwelle und macht die Unterscheidung zwischen Behinderungen und Krankheiten, die das Leben lebenswert oder lebensunwert machen? Die Geschichte gerade des letzten Jahrhunderts zeigt, dass in diesen Fragen ein blosser Mehrheitsentscheid in Legislativen, Exekutiven und auch in der Judikative kein gen\u00fcgender Garant gegen Missbr\u00e4uche ist.</p>\n<p>2. Durch aktives \u00e4rztliches Handeln wird ein Embryo mit dem Ziel einer Schwangerschaft erzeugt, und dieses werdende Leben wird anschliessend bei ungen\u00fcgendem Ergebnis der Diagnose - man muss es so sagen - vernichtet, ohne dass sich jemand aus einer pers\u00f6nlichen Betroffenheit, [PAGE 1129] aus der Garantenpflicht der Mutter und des Vaters heraus mit dem Lebensrecht des Embryos auseinander setzen muss. F\u00fcr die Mutter und den Vater ist die Ausgangslage bei der Pr\u00e4nataldiagnostik im Mutterleib klar eine andere. Hier spielt die Garantenpflicht.</p>\n<p>3. Ich glaube den Bef\u00fcrwortern, wenn sie sagen, es sei selbstverst\u00e4ndlich, dass auch sie gegen alle Ideen seien, mit der Technik in einigen Jahren Kinder mit vorherbestimmtem Geschlecht, vorherbestimmten \u00e4usserlichen Merkmalen oder vorherbestimmtem Charakter - warum auch nicht Intelligenz? - zu schaffen. Ich bin aber ebenso \u00fcberzeugt, dass die Pr\u00e4implantationsdiagnostik letztlich die Akzeptanz von behinderten Menschen beeintr\u00e4chtigen wird, weil die Idee bleiben wird, die Geburt eines gesunden Kindes sei plan- und kontrollierbar und wer keine Untersuchung mache, sei selber schuld.</p>\n<p>Einer solchen Horrorvision, einem solchen Horrorszenario will ich bereits in den ersten Ans\u00e4tzen nicht Vorschub leisten - weshalb ich dezidiert die Meinung vertrete, die Motion sei abzulehnen.</p>\n</pd_text>","MeetingCouncilAbbreviation":"S","MeetingDate":"20051213","MeetingVerbalixOid":1388,"IdSession":"4710","SpeakerFirstName":"Urs","SpeakerLastName":"Schwaller","SpeakerFullName":"Schwaller Urs","SpeakerFunction":"Mit-M","CouncilId":2,"CouncilName":"St\u00e4nderat","CantonId":10,"CantonName":"Freiburg","CantonAbbreviation":"FR","ParlGroupName":"Christlichdemokratische Fraktion","ParlGroupAbbreviation":"M-E","SortOrder":11,"Start":"\/Date(1134474718823)\/","End":"\/Date(1134474943387)\/","Function":"Mit-M","DisplaySpeaker":true,"LanguageOfText":"DE","Modified":"\/Date(1510849653010)\/","StartTimeWithTimezone":"\/Date(1134474718823+0060)\/","EndTimeWithTimezone":"\/Date(1134474943387+0060)\/","VoteBusinessNumber":null,"VoteBusinessShortNumber":null,"VoteBusinessTitle":null},{"__metadata":{"id":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62171L,Language='DE')","uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62171L,Language='DE')","type":"itsystems.Pd.DataServices.DataModel.Transcript"},"Subjects":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62171L,Language='DE')/Subjects"}},"MembersCouncil":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62171L,Language='DE')/MembersCouncil"}},"Businesses":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=62171L,Language='DE')/Businesses"}},"ID":"62171","Language":"DE","IdSubject":"10163","VoteId":null,"PersonNumber":512,"Type":1,"Text":"<pd_text><p>Wir merken es, wir haben es heute mit einer ausserordentlich schwierigen und heiklen Frage zu tun, in welcher weder Parteiinteressen noch Standesinteressen, noch irgendwelche Verbindungen ausschlaggebend sind, sondern sehr pers\u00f6nliche \u00dcberlegungen und \u00dcberzeugungen.</p>\n<p>Die f\u00fcr mich schwierigste Frage in dieser Angelegenheit besteht darin, wie man genetische Untersuchungen w\u00e4hrend der Schwangerschaft erlauben kann und sich gleichzeitig gegen die Pr\u00e4implantationsdiagnostik aussprechen kann. Diese Diskrepanz wurde auch heute mehrmals so umschrieben, dass man eine Frau zwingt, sich einen Embryo einpflanzen zu lassen, und ihr erst nachher eine genetische Untersuchung erlaubt, die dann unter Umst\u00e4nden zu einer Abtreibung f\u00fchrt.</p>\n<p>Wenn man die genetische Untersuchung w\u00e4hrend der Schwangerschaft, also die sogenannte pr\u00e4natale Diagnostik, und die Pr\u00e4implantationsdiagnostik auf die gleiche Stufe stellt, wenn man sagt, das sei genau das Gleiche, dann gibt es tats\u00e4chlich nur eine Antwort: Man muss die Pr\u00e4implantationsdiagnostik zulassen. Allerdings m\u00fcsste man dann konsequenterweise die Pr\u00e4implantationsdiagnostik unter den genau gleichen Rahmenbedingungen zulassen, wie man sie bei der pr\u00e4natalen Diagnostik auch hat. Ich stelle aber fest, dass die Bef\u00fcrworterinnen und Bef\u00fcrworter der Pr\u00e4implantationsdiagnostik selber immer wieder betonen, dass bei der Pr\u00e4implantationsdiagnostik andere, n\u00e4mlich strengere bzw. einschr\u00e4nkendere Kriterien angewendet werden sollen, als es bei der pr\u00e4natalen Untersuchung der Fall ist.</p>\n<p>Meines Erachtens gibt es tats\u00e4chlich zwischen der pr\u00e4natalen Untersuchung und der Pr\u00e4implantationsdiagnostik wesentliche Unterschiede. Gem\u00e4ss Bundesgesetz \u00fcber die genetischen Untersuchungen beim Menschen sind pr\u00e4natale Untersuchungen erlaubt, sofern sie darauf abzielen, Eigenschaften von Embryonen oder F\u00f6ten zu ermitteln, welche deren Gesundheit direkt beeintr\u00e4chtigen. Ich habe von niemandem, der die Pr\u00e4implantationsdiagnostik bef\u00fcrwortet, geh\u00f6rt, dass man f\u00fcr die Anwendung der Pr\u00e4implantationsdiagnostik dieselben Kriterien vorsieht. Also machen auch die Bef\u00fcrworter der Pr\u00e4implantationsdiagnostik einen klaren Unterschied zwischen diesen beiden Anwendungen. Und der Unterschied ist ja auch sehr offensichtlich, und der Bundesrat hatte auf diesen Unterschied schon bei den Beratungen zum Fortpflanzungsmedizingesetz hingewiesen.</p>\n<p>Stellt man bei einer pr\u00e4natalen Untersuchung einen Mangel fest, dann besteht eine Chance f\u00fcr ein Therapiekonzept. Wenn jedoch in der Pr\u00e4implantationsdiagnostik beim Embryo ein Defekt festgestellt wird, dann wird das zu einem Automatismus zwischen einem mutmasslichen Mangel und der Verwerfung des Embryonen f\u00fchren. Dieser Automatismus ist einer der wesentlichen Unterschiede zwischen der pr\u00e4natalen Untersuchung und der Pr\u00e4implantationsdiagnostik.</p>\n<p>Genau hier beginnt dann das zweite Problem, auf welches ich von den Bef\u00fcrworterinnen der Pr\u00e4implantationsdiagnostik bis heute keine befriedigende Antwort erhalten habe, n\u00e4mlich auf die Frage der Abgrenzung. W\u00e4hrend bei den pr\u00e4natalen Untersuchungen eine direkte Beeintr\u00e4chtigung der Gesundheit als Voraussetzung gen\u00fcgt, um \u00fcberhaupt eine Untersuchung zuzulassen, m\u00f6chte man die Pr\u00e4implantationsdiagnostik - das haben heute verschiedene Rednerinnen und Redner gesagt - nur in wenigen definierten F\u00e4llen erm\u00f6glichen, z. B. f\u00fcr Familien mit schwerwiegenden Erbleiden. Auch die Nationale Ethikkommission hat versucht, eine Abgrenzung vorzunehmen, indem sie Begriffe wie \"schwere Krankheit\", \"schwere famili\u00e4re Krankheit\" oder \"im Laufe des ersten Lebensjahres zum Tod f\u00fchrende Leiden\" vorschl\u00e4gt.</p>\n<p>All diese Versuche machen deutlich, wie weit entfernt wir von einer Antwort sind, vor allem wenn man sich vor Augen h\u00e4lt, dass z. B. auch eine Chromosomenanomalie nicht immer eindeutig als schwere Krankheit zu bezeichnen ist. Ist Trisomie 21 eine schwere Krankheit? Wer will das entscheiden? Wer kann das entscheiden? Wie steht es mit Genmutationen, die nur \u00fcber Pr\u00e4dispositionen Auskunft geben? Die Nationale Ethikkommission sagt, dass eigentlich nur die Eltern des Embryos diese Abgrenzungen vornehmen k\u00f6nnen. Aber wie sollen die Eltern im Voraus wissen, wie schlimm eine bestimmte genetisch feststellbare Krankheit ist?</p>\n<p>Hier zeigt sich meines Erachtens einmal mehr der Unterschied zwischen einer pr\u00e4natalen Untersuchung und der Pr\u00e4implantationsdiagnostik. Bei einer pr\u00e4natalen Untersuchung entscheidet die Frau - respektive die Eltern - individuell, ob sie angesichts eines bestimmten Risikos einer Krankheit oder Behinderung des Embryos die Schwangerschaft weiterf\u00fchren will oder nicht. Bei der Pr\u00e4implantationsdiagnostik kann der Entscheid nicht individuell gef\u00e4llt werden, weil man hier davon ausgeht, dass Alternativen, also andere Embryonen, zur Verf\u00fcgung stehen. Die Pr\u00e4implantationsdiagnostik dient der Selektion, w\u00e4hrend die pr\u00e4natale Untersuchung der Information dient, bei welcher man individuell entscheidet, welche Konsequenzen diese Information f\u00fcr einen pers\u00f6nlich hat.</p>\n<p>Genau darin ist meine Zur\u00fcckhaltung gegen\u00fcber der Pr\u00e4implantationsdiagnostik begr\u00fcndet. Ich kann mir im Moment nicht vorstellen, wie man solch allgemein g\u00fcltige Selektionskriterien festlegt. Letztlich w\u00fcrden wir n\u00e4mlich damit aussagen m\u00fcssen, welche Formen von Krankheiten oder Behinderungen nicht mehr vorkommen sollten respektive welche Krankheiten oder Behinderungen in Zukunft wenn m\u00f6glich verhindert werden sollten.</p>\n<p>Bis heute habe ich von niemandem, der die Pr\u00e4implantationsdiagnostik bef\u00fcrwortet, eine Antwort auf diese Frage erhalten. Wenn wir heute Ja sagen zur Motion des Nationalrates, dann gehen wir aber davon aus, dass es m\u00f6glich ist, diese Abgrenzung vorzunehmen. Ich sehe diese M\u00f6glichkeit im Moment nicht, und ich werde deshalb die Motion nicht annehmen. Ich tue dies allerdings im Bewusstsein, dass damit diese schwierigen Fragen nicht ein f\u00fcr allemal beantwortet sind. Ich finde es zudem wichtig, dass diese Fragen immer wieder kommen und wir im Hinblick auf technische, medizinische, aber auch gesellschaftliche Entwicklungen auch unsere eigene Haltung immer wieder \u00fcberpr\u00fcfen.</p>\n<p>Dann m\u00fcssen wir aber auch bereit sein, immer wieder zu \u00fcberpr\u00fcfen, inwieweit unsere Entscheidungen auch mit Artikel 119 der Bundesverfassung noch vereinbar sind. Mit der Pr\u00e4implantationsdiagnostik geraten wir n\u00e4mlich unweigerlich auch in Konflikt mit der Verfassung.</p>\n<p>Erstens besagt Artikel 119 der Bundesverfassung, dass nur so viele menschliche Eizellen ausserhalb des K\u00f6rpers der Frau zu Embryonen weiterentwickelt werden d\u00fcrfen, als ihr sofort eingepflanzt werden k\u00f6nnen. Die Pr\u00e4implantationsdiagnostik steht diesem Grundsatz aber entgegen, sollen mit ihr ja gerade mehr Embryonen hergestellt werden, als schlussendlich eingepflanzt werden, um die untauglichen - ich verwende diesen Begriff hier ungern - aussortieren zu k\u00f6nnen; sonst macht die Zulassung der Pr\u00e4implantationsdiagnostik \u00fcberhaupt keinen Sinn. [PAGE 1130] </p>\n<p>Zweitens m\u00fcssten die Methoden f\u00fcr die Pr\u00e4implantationsdiagnostik weiterentwickelt werden; sie sind heute zum Teil ja noch recht rudiment\u00e4r und wenig aussagekr\u00e4ftig. Um diese Methoden weiterzuentwickeln, braucht es aber Forschung mit Embryonen. Das schreibt die Nationale Ethikkommission, und ich bin ihr dankbar f\u00fcr diese Transparenz. Damit zeichnet sich aber eine zus\u00e4tzliche Diskrepanz zum geltenden Verfassungsartikel ab. Genau diese Forschung haben wir n\u00e4mlich mit Artikel 119 in der Bundesverfassung ausgeschlossen.</p>\n<p>Ich bitte Sie also, der Kommissionsmehrheit zu folgen und damit auch der Bundesverfassung Nachachtung zu verschaffen.</p>\n</pd_text>","MeetingCouncilAbbreviation":"S","MeetingDate":"20051213","MeetingVerbalixOid":1388,"IdSession":"4710","SpeakerFirstName":"Simonetta","SpeakerLastName":"Sommaruga","SpeakerFullName":"Sommaruga Simonetta","SpeakerFunction":"Mit-F","CouncilId":2,"CouncilName":"St\u00e4nderat","CantonId":2,"CantonName":"Bern","CantonAbbreviation":"BE","ParlGroupName":"Sozialdemokratische Fraktion","ParlGroupAbbreviation":"S","SortOrder":12,"Start":"\/Date(1134474943387)\/","End":"\/Date(1134475445243)\/","Function":"Mit-F","DisplaySpeaker":true,"LanguageOfText":"DE","Modified":"\/Date(1510849653027)\/","StartTimeWithTimezone":"\/Date(1134474943387+0060)\/","EndTimeWithTimezone":"\/Date(1134475445243+0060)\/","VoteBusinessNumber":null,"VoteBusinessShortNumber":null,"VoteBusinessTitle":null}]},"ID":"10163","Language":"DE","IdMeeting":"735","VerbalixOid":212846,"SortOrder":4,"Modified":"\/Date(1510849652980)\/"}}