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C'est la seule question \u00e0 laquelle on est confront\u00e9s, puisque, dans la mesure o\u00f9 l'on n'a pas encore trait\u00e9 du projet en d\u00e9tail, on ne peut pas savoir si la commission s'orienterait vers le projet du Conseil national, vers celui du Conseil f\u00e9d\u00e9ral ou alors vers l'une des variantes que nous avons tent\u00e9 d'amener en commission pour essayer de trouver un compromis. Le travail n'a donc pas encore \u00e9t\u00e9 fait. La seule question que l'on doit se poser est: veut-on entrer en mati\u00e8re pour pouvoir faire le travail en commission? Entrer en mati\u00e8re revient \u00e0 un renvoi en commission, et ce renvoi en commission permet de discuter du fond et aussi de modifier sensiblement le projet si vous le souhaitez.</p>\n<p>Mais il est clair que c'est de la malchance que ce projet arrive en ann\u00e9e \u00e9lectorale. Je sais qu'une pression particuli\u00e8re est exerc\u00e9e par certains milieux, et que ces milieux sont des soutiens importants - parfois m\u00eame absolument n\u00e9cessaires - dans certains cantons. Mais je rappelle aussi que nous repr\u00e9sentons les cantons, et la Conf\u00e9rence des directeurs cantonaux de l'agriculture nous appelle \u00e0 entrer en mati\u00e8re.</p>\n<p>La Conf\u00e9rence des directeurs cantonaux de l'agriculture avec la Conf\u00e9rence suisse des directeurs cantonaux des travaux publics, de l'am\u00e9nagement du territoire et de l'environnement! Pourquoi les cantons nous appellent-ils \u00e0 entrer en mati\u00e8re? A mon avis \u00e0 raison, parce que, si nous ne voulons pas que la production agricole baisse \u00e0 long terme, en raison du nombre insuffisant d'insectes pour polliniser, nous devons prendre des mesures.</p>\n<p>Oui, c'est une vision \u00e0 long terme que nous devons adopter ici, car la vision \u00e0 court terme nous m\u00e8ne droit dans le mur. A long terme, la pr\u00e9servation de la biodiversit\u00e9 est essentielle pour garantir la s\u00e9curit\u00e9 de l'approvisionnement. Si vous prenez, par exemple, la pollinisation animale, nous avons besoin d'une vari\u00e9t\u00e9 d'insectes: certains qui butinent par temps chaud, d'autres qui ne craignent pas la pluie, des insectes qui r\u00e9sistent aux s\u00e9cheresses, etc. C'est comme si vous investissez votre argent, vous avez int\u00e9r\u00eat \u00e0 avoir un portefeuille diversifi\u00e9. L'investissement dans la biodiversit\u00e9 est essentiel pour assurer notre s\u00e9curit\u00e9 alimentaire.</p>\n<p>Aujourd'hui et malgr\u00e9 les mesures d\u00e9j\u00e0 prises, 60 pour cent des esp\u00e8ces d'insectes sont menac\u00e9es de disparition. Pour rappel, le Conseil f\u00e9d\u00e9ral et Agroscope, que l'on ne suspecte pas d'\u00eatre des activistes \u00e9cologistes, estiment \u00e0 plus de 450 millions de francs par ann\u00e9e, la valeur de la pollinisation animale. Veut-on vraiment prendre ce risque?</p>\n<p>Aujourd'hui, les agricultrices et les agriculteurs travaillent d\u00e9j\u00e0 en faveur de la biodiversit\u00e9. Je rappelle, et je pense que c'est important de l'avoir en t\u00eate, que seul 1,6 pour cent - soit moins de 2 pour cent - de la surface de la Suisse est exclue de toute utilisation agricole pour des raisons li\u00e9es \u00e0 la protection. Oui, parce que l'agriculture joue ce r\u00f4le central pour la biodiversit\u00e9. Mais l'inverse est aussi vrai: la biodiversit\u00e9 est centrale pour l'agriculture, et les deux avancent main dans la main, si ce n'est pas le cas l'une ou l'autre risque de s'appauvrir.</p>\n<p>D'ailleurs, l'argent investi dans la biodiversit\u00e9 revient pour 40 pour cent \u00e0 l'agriculture, pour 20 pour cent aux entreprises de construction locales et, pour les 40 pour cent restants, \u00e0 des entreprises sylvicoles ou d'entretien - pour les personnes qui s'int\u00e9ressent \u00e0 la for\u00eat, c'est \u00e9galement important. Le tout est concentr\u00e9 non pas dans les villes, mais aussi \u00e0 l'ext\u00e9rieur, dans les r\u00e9gions o\u00f9 un int\u00e9r\u00eat \u00e0 d\u00e9velopper l'emploi existe. C'est un facteur d'emploi important, qui permet aussi de lutter contre l'exode rural. Donc cela apporte aussi des r\u00e9ponses \u00e0 ce niveau-l\u00e0. Pour autant, ce n'est pas un projet uniquement r\u00e9serv\u00e9 aux campagnes. Non, ce projet prend aussi en compte la responsabilit\u00e9 des villes - c'\u00e9tait d'ailleurs un des points que l'on a souhait\u00e9 discuter en commission -, qui doit davantage \u00eatre prise au s\u00e9rieux. Des moyens sont aussi donn\u00e9s dans ce sens.</p>\n<p>Le Conseil national avait rejet\u00e9 l'objectif quantitatif, Monsieur le rapporteur. Il ne faut donc pas s'inqui\u00e9ter: je crois que personne ne veut reprendre l'objectif quantitatif ici - le Conseil national l'a rejet\u00e9. Par contre, le contre-projet offre l'occasion de cr\u00e9er de la s\u00e9curit\u00e9 juridique, parce qu'avec la COP15 \u00e0 Montr\u00e9al, des questions se posent. La loi constitue une occasion de r\u00e9gler dans notre droit la mani\u00e8re dont nous interpr\u00e9tons sa mise en oeuvre et cette COP.</p>\n<p>On entend souvent dire que la Suisse est absolument exemplaire. Je ne sais pas si vous avez lu le dernier rapport de l'Office f\u00e9d\u00e9ral de l'environnement - ce n'est pas un rapport international, c'est le rapport de l'Office f\u00e9d\u00e9ral de l'environnement, sous la comp\u00e9tence de M. le conseiller f\u00e9d\u00e9ral R\u00f6sti: la page 50 montre tr\u00e8s clairement que la situation des listes rouges est pire en Suisse que dans tous nos pays voisins. Sur ces listes figurent des oiseaux nicheurs, des reptiles, des amphibiens, et surtout, Monsieur Zanetti, des poissons d'eau douce, qui sont fortement menac\u00e9s. La part d'esp\u00e8ces menac\u00e9es est nettement plus \u00e9lev\u00e9e qu'en Italie, en France, en Allemagne et en Autriche.</p>\n<p>La plus-value du contre-projet est qu'il vise justement \u00e0 ce que chaque secteur apporte sa pierre \u00e0 l'\u00e9difice. Ainsi, avec le contre-projet, il serait pour la premi\u00e8re fois possible de financer des mesures dans les secteurs b\u00e2tis, donc aussi dans [PAGE 579] les villes. Cela fait longtemps que les cantons et les communes attendent un tel soutien; il serait aujourd'hui possible avec le contre-projet. Cela permettrait aussi de r\u00e9partir la charge de fa\u00e7on plus \u00e9quitable entre les diff\u00e9rents secteurs.</p>\n<p>La biodiversit\u00e9 fournit aussi des prestations qui sont essentielles pour notre \u00e9conomie non seulement pour l'agriculture, mais bien pour l'ensemble de l'\u00e9conomie. Selon le Conseil f\u00e9d\u00e9ral, il nous en co\u00fbterait de 14 \u00e0 16 milliards de francs par ann\u00e9e, \u00e0 savoir entre 2 et 2,5 pour cent du PIB, pour compenser la perte de ces prestations si nous n'agissons pas. On parle ici de prestations comme le fait de purifier l'eau et l'air gr\u00e2ce aux for\u00eats et aux sols, de s\u00e9curiser notre approvisionnement alimentaire, je l'ai dit, en assurant la fertilit\u00e9 des sols et la pollinisation - la valeur de cette derni\u00e8re s'\u00e9l\u00e8ve \u00e0 479 millions de francs selon le Conseil f\u00e9d\u00e9ral - et comme l'action de nous prot\u00e9ger contre les cons\u00e9quences du changement climatique, en particulier contre les chutes de pierres, les avalanches, les crues.</p>\n<p>Plus nous attendrons pour agir, plus cela nous co\u00fbtera cher de compenser ces prestations qui sont aujourd'hui fournies gratuitement, mises \u00e0 disposition par la nature. Nous avons int\u00e9r\u00eat \u00e0 avancer avec la nature. L'\u00e9conomie l'a compris: Economiesuisse, dans la consultation, a dit qu'\u00e0 long terme, le contre-projet contribuait \u00e0 ce que l'\u00e9conomie profite des prestations fournies par la biodiversit\u00e9. C'est Economiesuisse qui le dit dans la consultation.</p>\n<p>Je cite aussi l'Association des entreprises \u00e9lectriques suisses - car il y a aussi la question de l'approvisionnement en \u00e9lectricit\u00e9 - qui, dans la consultation, a salu\u00e9 le principe consistant \u00e0 opposer un contre-projet raisonnable \u00e0 l'initiative. Autant le secteur \u00e9conomique que les \u00e9lectriciennes et \u00e9lectriciens ont pris position et se sont montr\u00e9s favorables \u00e0 un contre-projet.</p>\n<p>Je pense qu'il y a un parall\u00e8le entre la crise de la biodiversit\u00e9 et la crise climatique. Mais en mati\u00e8re de biodiversit\u00e9, on se trouve \u00e0 une autre \u00e9tape, parce que l'on n'a pas encore atteint le stade de la prise de conscience, loin de l\u00e0; on vit m\u00eame une p\u00e9riode durant laquelle, visiblement, il est dangereux de parler de biodiversit\u00e9. Par contre, l'inaction a un co\u00fbt. Ce n'est pas parce que l'on arrive \u00e0 des chiffres \u00e9lev\u00e9s avec des astuces statistiques que la biodiversit\u00e9 va mieux, et que le poisson d'eau douce de M. Zanetti se porte mieux. On peut manipuler les statistiques comme on veut; l'impact direct est \u00e0 constater sur le terrain, sur les esp\u00e8ces menac\u00e9es, et sur la situation. C'est pour cela que l'on a aussi besoin de mesures de promotion, avec des moyens financiers qui y sont assortis. Le contre-projet permettrait justement de prendre rapidement ces mesures, parce qu'il pourrait entrer en vigueur rapidement.</p>\n<p>Cette r\u00e9vision ne tombe pas de la lune: en 2012, la conseill\u00e8re f\u00e9d\u00e9rale Doris Leuthard annon\u00e7ait dans le cadre de la strat\u00e9gie Biodiversit\u00e9 Suisse que les dispositions l\u00e9gales devaient \u00eatre ponctuellement adapt\u00e9es, en particulier pour ce qui concerne les surfaces suffisantes pour la biodiversit\u00e9 et pour leur mise en r\u00e9seau. Je rappelle aussi que cette strat\u00e9gie Biodiversit\u00e9 Suisse a \u00e9t\u00e9 fortement soutenue par un \u00e9lu bien connu du Conseil national, qui n'est pas non plus de mon c\u00f4t\u00e9 de l'\u00e9chiquier politique - m\u00eame si cela n'existe pas ici.</p>\n<p>C'est en mars 2022 que le Conseil f\u00e9d\u00e9ral a d\u00e9cid\u00e9 de reprendre les r\u00e9flexions concernant une r\u00e9vision de la loi f\u00e9d\u00e9rale sur la protection de la nature et du paysage (LPN) pour en faire un contre-projet \u00e0 l'initiative biodiversit\u00e9 qui venait d'\u00eatre d\u00e9pos\u00e9e.</p>\n<p>Avec le contre-projet, le Conseil f\u00e9d\u00e9ral pr\u00e9voit d'allouer des moyens. Ce sont des moyens importants pour pr\u00e9server la biodiversit\u00e9; 25 millions de francs sont aussi pr\u00e9vus pour la promotion de la biodiversit\u00e9 dans les communes. En tout, ce sont pr\u00e8s de 100 millions de francs qui sont pr\u00e9vus. Comme je l'ai dit, ces moyens servent \u00e0 l'agriculture en premier, et aux entreprises locales en deuxi\u00e8me lieu.</p>\n<p>La qualit\u00e9 des surfaces est actuellement franchement insuffisante; c'est \u00e9galement une des raisons de la disparition rapide de la biodiversit\u00e9 en Suisse. En r\u00e9visant la loi sur la protection de la nature, on rendrait les mesures de pr\u00e9servation de la biodiversit\u00e9 plus coh\u00e9rentes, ce qui aurait pour cons\u00e9quence d'am\u00e9liorer la qualit\u00e9 des surfaces. Un des enjeux est cette mise en r\u00e9seau qui permet aux esp\u00e8ces de se d\u00e9velopper, de se reproduire, d'avoir acc\u00e8s \u00e0 l'alimentation. C'est donc tr\u00e8s important. C'est cela que l'on pourrait vraiment apporter avec le contre-projet: cette mise en r\u00e9seau.</p>\n<p>Le contre-projet a \u00e9t\u00e9 soutenu largement, je l'ai dit, notamment par Economiesuisse, par l'Association des entreprises \u00e9lectriques suisses, mais aussi par les cantons - on ne parle pas de politique partisane ici, mais de cantons, ils ont donc le droit d'\u00eatre entendus -, les communes, les villes, les p\u00e9cheurs, les chasseurs, une partie des agricultrices et agriculteurs et les organisations de protection de la nature \u00e9videmment. Comme vous le savez, il y a eu des discussions avec les initiants qui se montrent ouverts \u00e0 ce contre-projet.</p>\n<p>Je vais finir avec le point avec lequel j'aurais peut-\u00eatre d\u00fb commencer, comme l'a dit le rapporteur: \"Qui peut \u00eatre contre l'initiative?\" \"Personne\", je cite donc le rapporteur. Oui, je pense que cette initiative a des chances, il ne faut pas la prendre de haut. Cette initiative a des chances, rappelez-vous de l'initiative de Rothenthurm, de l'initiative des Alpes, de l'initiative contre les r\u00e9sidences secondaires, des diff\u00e9rentes initiatives \"Sauver Lavaux\". La nature fait partie de l'identit\u00e9 suisse, elle fait partie de ce qui nous fonde. Nous en sommes fiers et nous voulons la pr\u00e9server. C'est pour cela que cette initiative a des chances et c'est pour cela que, si vous voulez lui opposer un contre-projet, c'est le moment de le faire. C'est pour cela que je vous invite \u00e0 entrer en mati\u00e8re. Qui peut \u00eatre contre cette initiative? Personne! Nous aurons l'occasion d'en discuter lorsque l'initiative sera mise \u00e0 l'ordre du jour.</p>\n<p>Je vous invite donc chaleureusement, au nom de la minorit\u00e9, \u00e0 entrer en mati\u00e8re.</p>\n</pd_text>","MeetingCouncilAbbreviation":"S","MeetingDate":"20230613","MeetingVerbalixOid":3721,"IdSession":"5121","SpeakerFirstName":"Lisa","SpeakerLastName":"Mazzone","SpeakerFullName":"Mazzone Lisa","SpeakerFunction":"2VP-F","CouncilId":2,"CouncilName":"Consiglio degli Stati","CantonId":25,"CantonName":"Ginevra","CantonAbbreviation":"GE","ParlGroupName":"Gruppo dei Verdi","ParlGroupAbbreviation":"G","SortOrder":3,"Start":"\/Date(1686648347187)\/","End":"\/Date(1686649060593)\/","Function":"Mit-F","DisplaySpeaker":true,"LanguageOfText":"FR","Modified":"\/Date(1765889160900)\/","StartTimeWithTimezone":"\/Date(1686648347187+0120)\/","EndTimeWithTimezone":"\/Date(1686649060593+0120)\/","VoteBusinessNumber":null,"VoteBusinessShortNumber":null,"VoteBusinessTitle":null},{"__metadata":{"id":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322643L,Language='IT')","uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322643L,Language='IT')","type":"itsystems.Pd.DataServices.DataModel.Transcript"},"Subjects":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322643L,Language='IT')/Subjects"}},"MembersCouncil":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322643L,Language='IT')/MembersCouncil"}},"Businesses":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322643L,Language='IT')/Businesses"}},"ID":"322643","Language":"IT","IdSubject":"61105","VoteId":null,"PersonNumber":1106,"Type":1,"Text":"<pd_text><p><b>Pr\u00e4sidentin</b> (H\u00e4berli-Koller Brigitte, Pr\u00e4sidentin): Ich gebe das Wort nun Herrn Bundesrat R\u00f6sti.</p>\n</pd_text>","MeetingCouncilAbbreviation":"S","MeetingDate":"20230613","MeetingVerbalixOid":3721,"IdSession":"5121","SpeakerFirstName":"Brigitte","SpeakerLastName":"H\u00e4berli-Koller","SpeakerFullName":"H\u00e4berli-Koller Brigitte","SpeakerFunction":"P-F","CouncilId":2,"CouncilName":"Consiglio degli Stati","CantonId":20,"CantonName":"Turgovia","CantonAbbreviation":"TG","ParlGroupName":"Il Gruppo del Centro. 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[PAGE 586] </p>\n</pd_text>","MeetingCouncilAbbreviation":"S","MeetingDate":"20230613","MeetingVerbalixOid":3721,"IdSession":"5121","SpeakerFirstName":"Brigitte","SpeakerLastName":"H\u00e4berli-Koller","SpeakerFullName":"H\u00e4berli-Koller Brigitte","SpeakerFunction":"P-F","CouncilId":2,"CouncilName":"Consiglio degli Stati","CantonId":20,"CantonName":"Turgovia","CantonAbbreviation":"TG","ParlGroupName":"Il Gruppo del Centro. Alleanza del Centro. 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Wir sprechen hier in erster Linie \u00fcber Biodiversit\u00e4t, aber eigentlich geht es, wie die Diskussion gezeigt hat, um eine G\u00fcterabw\u00e4gung zwischen den Zielen von mindestens vier sehr bedeutenden Politikbereichen, die nat\u00fcrlich hochkomplex ist. Denn eigentlich m\u00f6chten wir die Ziele aller vier Politikbereiche ungeschm\u00e4lert erf\u00fcllt wissen. Es sind dies neben der Biodiversit\u00e4t als erstem Politikbereich zweitens der Klimaschutz, drittens die Lebensmittelproduktion und viertens die Energieproduktion. Ich wage jetzt hier zu sagen, dass wir die Ziele aller Bereiche ungeschm\u00e4lert verwirklichen w\u00fcrden, wenn wir das k\u00f6nnten. Das ist aber nur in einer theoretischen Welt m\u00f6glich, die es so nicht gibt, weil die Fl\u00e4chenkonkurrenz halt nun besteht. </p>\n<p>Ich wage es, f\u00fcr mich pers\u00f6nlich eine Rangordnung zu erstellen, auch wenn das vielleicht etwas delikat ist. F\u00fcr mich kommt die Lebensmittelproduktion als Ursprung unseres Lebens \u00fcberhaupt, die Sicherung unserer Lebensgrundlage, an erster Stelle. Sie kommt gerade in der Diskussion um die Biodiversit\u00e4t an erster Stelle, weil wir im Rahmen der Lebensmittelproduktion, im Rahmen der Agrargesetzgebung, hier schon sehr viel machen. Was man [PAGE 585] immer wieder sagen muss: 19 Prozent der landwirtschaftlichen Nutzfl\u00e4che sind Biodiversit\u00e4tsf\u00f6rderfl\u00e4chen, mit denen die Biodiversit\u00e4t bereits sehr stark gef\u00f6rdert wird. Dabei haben wir noch gar nicht von den Alpweiden oder von den unproduktiven Gebieten gesprochen, die sich \u00fcber den[NB]Alpweiden[NB]befinden[NB]und[NB]wo[NB]wir[NB]auch[NB]eine sehr hohe Biodiversit\u00e4t haben. </p>\n<p>An zweiter Stelle kommt f\u00fcr mich die Energieproduktion. Denn mit der Sicherung von gen\u00fcgend Stromproduktionsanlagen - das hatten wir im Mantelerlass - sichern wir auch den Klimaschutz. Ich habe es jetzt schon mehrfach gesagt: Nur wenn es uns gelingt, den n\u00f6tigen Strom zu produzieren, werden wir auch die Ziele der Netto-null-Strategie 2050, wie sie jetzt dann wahrscheinlich das Volk am kommenden Sonntag bejaht, erf\u00fcllen. </p>\n<p>Mit gen\u00fcgend Energie haben wir auch das dritte Ziel, wenn ich dem so sagen darf, den Klimaschutz, eigentlich weitestgehend erreicht. </p>\n<p>Schliesslich ist es nat\u00fcrlich weiterhin wichtig, auch der Biodiversit\u00e4t Rechnung zu tragen.</p>\n<p>Es wurde richtig gesagt: Wir pr\u00fcften im Rahmen der Arbeiten in der Kommission einmal, wie es mit den Zielen von Kunming und Montreal aussieht. Ich kann die Zahlen aufgrund des entsprechenden Berichtes, der der Kommission vorlag, nochmals best\u00e4tigen. Ich bin auch dem BAFU dankbar, dass die Mitarbeiter das aufgelistet und sauber dargestellt haben. Heute bel\u00e4uft sich der Umfang der Schutzfl\u00e4che und der Gebiete, die f\u00fcr die Biodiversit\u00e4t ausgewiesen sind, auf 23 Prozent der Landesfl\u00e4che. Wenn wir, wie es der Kommissionssprecher, Herr St\u00e4nderat Rieder, gesagt hat, die weiteren in Aussicht stehenden Erweiterungen dazurechnen, wird es bis 2023 eine Fl\u00e4che von 28 Prozent sein. Das \u00dcbereinkommen von Kunming-Montreal sagt zus\u00e4tzlich, dass die L\u00e4nder 30 Prozent erreichen sollten. Es ist aber ein Richtwert. Das heisst nicht einfach: Wir messen dann in jedem Land. Es kommt nat\u00fcrlich auch auf die Qualit\u00e4t an. Auch hier ist bereits etwas erf\u00fcllt. </p>\n<p>Warum mache ich diese Auflistung? Wenn die Biodiversit\u00e4ts-Initiative angenommen wird, dann kann die G\u00fcterabw\u00e4gung nicht mehr vorgenommen werden. Wem die vier Ziele - man kann ja die Reihenfolge je nach politischer Auffassung auch unterschiedlich machen - wichtig sind, der m\u00fcsste eigentlich die Initiative klar ablehnen. Es wurde heute einfach nie dar\u00fcber gesprochen - ich verstehe, dass man vor allem \u00fcber den indirekten Gegenvorschlag spricht -, aber vergegenw\u00e4rtigen Sie sich, dass die Initiative verlangt, \"der Kerngehalt der Schutzwerte\" sei \"ungeschm\u00e4lert zu erhalten\". Ein ungeschm\u00e4lerter Erhalt heisst, dass es keine G\u00fcterabw\u00e4gung mehr gibt. Wenn die Initiative durchkommt, werden wir in all den betroffenen und den erweiterten Gebieten keine Abw\u00e4gung zur Lebensmittelproduktion oder zur Energieproduktion mehr machen k\u00f6nnen. Das m\u00fcssen wir einfach im Auge behalten.</p>\n<p>Deshalb ist es f\u00fcr den Bundesrat das vordringlichste Ziel, dass die Initiative abgelehnt wird. Der Text der Initiative kommt relativ harmlos und leichtf\u00fcssig daher. Wer ist schon gegen den Schutz unseres Gebiets? Wer ist schon gegen Artenvielfalt? Man kann eigentlich nicht dagegen sein. Deshalb erachte ich den Abstimmungskampf zur Initiative nicht schon im Voraus als gewonnen. Das m\u00f6chte ich sagen.</p>\n<p>Ich meine deshalb, dass man der Initiative etwas entgegenstellen muss. F\u00fcr den Bundesrat ist es dieser Gegenvorschlag: ein Gegenvorschlag, der eine Zunahme der Biodiversit\u00e4t zul\u00e4sst, aber in einem verh\u00e4ltnism\u00e4ssigen Rahmen. Lassen Sie mich das Ganze einordnen: Es gibt die Initiative, die aus meiner Sicht sehr extrem ist. Es gibt den Gegenvorschlag des Bundesrates, der aus meiner Optik nicht so einschr\u00e4nkend ist, wie er teilweise dargestellt wurde. Der Nationalrat hat ihn leider versch\u00e4rft. Der Nationalrat hat ihn mit dem Ausweisen zus\u00e4tzlicher Gebiete klar in Richtung des Anliegens der Initiative versch\u00e4rft. Ich meine, dass dieser Gegenvorschlag - als Angebot an die Initianten, damit sie die Initiative zur\u00fcckziehen - nach einem Eintretensbeschluss durchaus so modifiziert werden k\u00f6nnte, dass er auch den verschiedenen Bed\u00fcrfnissen und den Werten, die ich am Anfang genannt habe, Rechnung tr\u00e4gt.</p>\n<p>Wir haben jetzt so lange \u00fcber den Mantelerlass diskutiert. F\u00fcr mich ist klar, dass die Energieproduktion sichergestellt werden muss - egal, welche Variante bei der Biodiversit\u00e4t gew\u00e4hlt wird. Der indirekte Gegenvorschlag kann das tun, indem er klar sagt, dass es Gebiete gibt, in denen die Energieproduktion vorgeht; im Energiegesetz wurde das jetzt gemacht. Daneben d\u00fcrfte es andere Gebiete geben, in denen der Schutz vorgeht.</p>\n<p>Zur Landwirtschaft: Der indirekte Gegenvorschlag ist umsetzbar, ohne dass zus\u00e4tzliche Schutzfl\u00e4chen ausgeschieden werden m\u00fcssen; daf\u00fcr w\u00fcrde ich in der Umsetzung wirklich auch Hand bieten. Ich habe es gesagt: Bei 19 Prozent \u00d6koausgleichsfl\u00e4chen in der Landwirtschaft k\u00f6nnen mit Blick auf die sichere Lebensmittelproduktion nicht noch zus\u00e4tzliche Schutzfl\u00e4chen ausgeschieden werden. Bei der Vernetzung hingegen k\u00f6nnen Verst\u00e4rkungen zugunsten der Biodiversit\u00e4t gemacht werden, ohne dass es zus\u00e4tzliche Fl\u00e4chen kostet. Damit bin ich einverstanden, und ich glaube, das k\u00f6nnte man in der Umsetzung so machen.</p>\n<p>Jawohl, der Bundesrat hat von der \u00f6kologischen Infrastruktur gesprochen. Ich zumindest w\u00fcrde mich nicht dagegen wehren - und meine Kolleginnen und Kollegen im Gremium bestimmt auch nicht -, wenn man diesen Begriff aus dem Gesetz nimmt, wie das Herr St\u00e4nderat Stark vorgeschlagen hat; er zielt tats\u00e4chlich auf eine Ausweitung der Fl\u00e4chen ab, man kann ihn fast nicht anders interpretieren. Daf\u00fcr w\u00fcrde man entsprechend die Vernetzung hervorheben.</p>\n<p>Was f\u00fcr mich im Moment im Gesetz fehlt, das habe ich schon vor der Kommissionssitzung verschiedentlich gesagt: Als Gef\u00e4hrderin der Biodiversit\u00e4t wird oft die Landwirtschaft genannt. Aber die gr\u00f6sste Gef\u00e4hrdung der Biodiversit\u00e4t entsteht durch endg\u00fcltig versiegelte Fl\u00e4chen, das heisst durch Beton. Das ist die gr\u00f6sste Gef\u00e4hrdung. Deshalb liegt die gr\u00f6sste Gef\u00e4hrdung der Biodiversit\u00e4t in den St\u00e4dten und Agglomerationen. Bei der Landwirtschaft ist es einfach selbstverst\u00e4ndlich. Aber weshalb diskutieren wir nicht einmal, dass auch in den Gebieten von St\u00e4dten und Agglomerationen ein bestimmter Anteil der Fl\u00e4chen \u00d6kofl\u00e4chen entsprechen muss? Weshalb sieht man nicht auch einmal in den St\u00e4dten vor, dass die Brachen oder die gr\u00fcnen Fl\u00e4chen nicht mehr zu spritzen sind, sondern dass dort auch eine gewisse Biodiversit\u00e4tsanforderung gilt? Da kann man relativ viel f\u00fcr die Biodiversit\u00e4t machen, und das w\u00e4re eine zus\u00e4tzliche Chance in diesem indirekten Gegenvorschlag. Dann kann man in diesem indirekten Gegenvorschlag auch sicherstellen, dazu w\u00fcrde ich Hand bieten, dass man die Kompetenzordnung bei Bund, Kantonen und Gemeinden so bel\u00e4sst, wie sie ist. </p>\n<p>Deshalb bitte ich Sie - und zwar in erster Linie, um diese Initiative zu verhindern -, auf die Vorlage einzutreten. Es bleibt Ihnen unbenommen, diesen Gegenvorschlag dann nach Belieben neu zu strukturieren, das Konzept habe ich Ihnen jetzt mehr oder weniger dargelegt. Das ist die Position des Bundesrates. Es braucht wirklich ganz gute Gr\u00fcnde, um die Initiative zu bek\u00e4mpfen, wenn sie, ich sage jetzt, nackt vors Volk kommt. Ich erinnere an die Zweitwohnungs-Initiative, als ganz viele - ich geh\u00f6rte dazu - relativ grosse Augen gemacht haben, als sie pl\u00f6tzlich angenommen wurde, und zwar mit doch schwerwiegenden Einschr\u00e4nkungen, wie sie heute im Gesetz sind. </p>\n<p>Falls Sie doch nicht eintreten, das m\u00f6chte ich jetzt auch noch sagen, w\u00fcrde ich meinen, dass ein Gegenprojekt, ein Postulat, machbar w\u00e4re; ich habe es jetzt vorhin geh\u00f6rt, und Frau St\u00e4nder\u00e4tin Z'graggen hat es mir schnell gezeigt. Dieses w\u00fcrde den Bundesrat beauftragen, entsprechende Massnahmen dann nicht \u00fcber einen indirekten Gegenvorschlag aufzugleisen, sondern so, wie ich es jetzt skizziert habe. Es w\u00e4re nat\u00fcrlich etwas abgeschw\u00e4cht: Es w\u00e4re in einem Bericht[NB]darzustellen,[NB]was machbar w\u00e4re, aber es w\u00e4re sicher ein Projekt. </p>\n<p>Ich bitte Sie hier namens des Bundesrates, einzutreten. Falls Sie nicht eintreten, w\u00fcrde ich diesem Postulat sicher auf f\u00f6rderliche Weise begegnen, wenn es darum geht, es dem Bundesrat vorzulegen.</p>\n</pd_text>","MeetingCouncilAbbreviation":"S","MeetingDate":"20230613","MeetingVerbalixOid":3721,"IdSession":"5121","SpeakerFirstName":"Albert","SpeakerLastName":"R\u00f6sti","SpeakerFullName":"R\u00f6sti Albert","SpeakerFunction":"BR-M","CouncilId":99,"CouncilName":"Consiglio federale","CantonId":2,"CantonName":"Berna","CantonAbbreviation":"BE","ParlGroupName":null,"ParlGroupAbbreviation":null,"SortOrder":14,"Start":"\/Date(1686652256737)\/","End":"\/Date(1686652880847)\/","Function":"BR-M","DisplaySpeaker":true,"LanguageOfText":"DE","Modified":"\/Date(1765889160947)\/","StartTimeWithTimezone":"\/Date(1686652256737+0120)\/","EndTimeWithTimezone":"\/Date(1686652880847+0120)\/","VoteBusinessNumber":null,"VoteBusinessShortNumber":null,"VoteBusinessTitle":null},{"__metadata":{"id":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322693L,Language='IT')","uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322693L,Language='IT')","type":"itsystems.Pd.DataServices.DataModel.Transcript"},"Subjects":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322693L,Language='IT')/Subjects"}},"MembersCouncil":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322693L,Language='IT')/MembersCouncil"}},"Businesses":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322693L,Language='IT')/Businesses"}},"ID":"322693","Language":"IT","IdSubject":"61105","VoteId":null,"PersonNumber":4242,"Type":1,"Text":"<pd_text><p>Il est aujourd'hui plus urgent que jamais de proc\u00e9der \u00e0 des modifications cibl\u00e9es de la loi afin d'am\u00e9liorer rapidement les mesures actuellement insuffisantes destin\u00e9es \u00e0 prot\u00e9ger le fondement de notre existence. Oui, je parle bien du fondement de notre existence. Nous devons arr\u00eater d'\u00eatre dans le d\u00e9ni. Les disparitions d'esp\u00e8ces animales et v\u00e9g\u00e9tales ou de leur habitat ne sont pas une r\u00e9alit\u00e9 pour des pays lointains seulement. C'est une r\u00e9alit\u00e9 pour la Suisse: ici \u00e9galement, et aujourd'hui. D'ailleurs, ce ne sont pas moins de 245 esp\u00e8ces qui ont d\u00e9j\u00e0 disparu dans notre pays. Environ 1000 autres esp\u00e8ces s'appr\u00eatent \u00e0 partager le m\u00eame sort: des animaux embl\u00e9matiques de la nature suisse qui sont sur le point d'\u00eatre rel\u00e9gu\u00e9s aux biblioth\u00e8ques poussi\u00e9reuses des facult\u00e9s de biologie de nos universit\u00e9s. Nous pourrions nous dire: mais que nous importent ces esp\u00e8ces? Qu'a d\u00e9j\u00e0 fait le li\u00e8vre brun pour moi?</p>\n<p>La nature est un \u00e9quilibre complexe, un tr\u00e8s grand domino, dont nous, \u00eatres humains, faisons \u00e9galement partie, bien \u00e9videmment. Ne laissons pas les autres dominos autour de nous tomber, car, oui, notre survie en d\u00e9pend. La F\u00e9d\u00e9ration suisse de p\u00eache et l'association Chassesuisse l'ont bien compris, et c'est pour cela qu'elles soutiennent l'entr\u00e9e en mati\u00e8re sur le contre-projet. Ces gens sont sur le terrain; ils sont donc aux premi\u00e8res loges pour constater l'\u00e9tendue des d\u00e9g\u00e2ts. Plus d'un tiers de toutes les esp\u00e8ces autochtones sont menac\u00e9es, et ce chiffre s'\u00e9l\u00e8ve m\u00eame \u00e0 trois quarts pour les poissons. Oui, trois quarts des poissons en Suisse sont menac\u00e9s!</p>\n<p>Nous devons agir maintenant. Pourquoi? Parce que la nature nous fournit, pour le moment encore sans contrepartie - comme l'a tr\u00e8s bien rappel\u00e9 la porte-parole de la minorit\u00e9 -, des prestations essentielles \u00e0 notre survie: elle filtre notre[NB]eau,[NB]elle filtre notre air. Un sol sain assure les r\u00e9coltes et nous prot\u00e8ge contre les glissements de terrain. Une nature intacte stocke le CO2. Une nature vari\u00e9e est essentielle pour notre bonne sant\u00e9, comme le rel\u00e8ve l'Office f\u00e9d\u00e9ral de l'environnement dans son rapport publi\u00e9 en mai. Elle nous fournit m\u00eame des m\u00e9dicaments, comme l'avait montr\u00e9 M. Andr\u00e9 Hoffmann, vice-pr\u00e9sident de Roche, dans la \"NZZ am Sonntag\" ce week-end.</p>\n<p>Les insectes et certains mammif\u00e8res pollinisent nos plantes. D'apr\u00e8s Agroscope, la valeur de cette pollinisation animale s'\u00e9l\u00e8ve \u00e0 479 millions de francs par ann\u00e9e. Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral estime qu'\u00e0 l'horizon 2050, donc dans une quinzaine d'ann\u00e9es, l'inaction pourrait co\u00fbter \u00e0 la Suisse entre 14 et 16 milliards de francs chaque ann\u00e9e, soit 2 \u00e0 2,5 pour cent de notre PIB.</p>\n<p>Aujourd'hui, nous nous pronon\u00e7ons sur un contre-projet qui co\u00fbte seulement - seulement - 96 millions de francs. C'est en tout cas 150 fois moins que ce que nous co\u00fbtera notre inaction. Il est n\u00e9cessaire et urgent, chers coll\u00e8gues, d'agir. Notre pays a le moins d'aires prot\u00e9g\u00e9es d'Europe. M\u00eame des pays dens\u00e9ment peupl\u00e9s et connaissant une agriculture intensive comme les Pays-Bas, ou des pays avec une topographie similaire \u00e0 la n\u00f4tre comme l'Autriche ont des aires prot\u00e9g\u00e9es bien plus grandes que la Suisse.</p>\n<p>La Suisse a des listes rouges parmi les plus longues de tous les Etats membres de l'OCDE. Cela conduit au constat triste et froid de l'OFEV dans son rapport de mai dernier, que je viens de mentionner: oui, la Suisse compte bien plus d'esp\u00e8ces menac\u00e9es que nos pays voisins.</p>\n<p>Pour quitter cette place de lanterne rouge, pour sauver les esp\u00e8ces typiques de notre pays, pour ne pas cacher \u00e0 nos enfants que nous n'avons pas agi devant une crise de la m\u00eame ampleur que la crise climatique, je vous invite \u00e0 entrer en [PAGE 583] mati\u00e8re sur cette r\u00e9vision de la loi f\u00e9d\u00e9rale sur la protection de la nature et du paysage.</p>\n</pd_text>","MeetingCouncilAbbreviation":"S","MeetingDate":"20230613","MeetingVerbalixOid":3721,"IdSession":"5121","SpeakerFirstName":"C\u00e9line","SpeakerLastName":"Vara","SpeakerFullName":"Vara C\u00e9line","SpeakerFunction":"Mit-F","CouncilId":2,"CouncilName":"Consiglio degli Stati","CantonId":24,"CantonName":"Neuch\u00e2tel","CantonAbbreviation":"NE","ParlGroupName":"Gruppo dei Verdi","ParlGroupAbbreviation":"G","SortOrder":9,"Start":"\/Date(1686650875087)\/","End":"\/Date(1686651136640)\/","Function":"Mit-F","DisplaySpeaker":true,"LanguageOfText":"FR","Modified":"\/Date(1765889160917)\/","StartTimeWithTimezone":"\/Date(1686650875087+0120)\/","EndTimeWithTimezone":"\/Date(1686651136640+0120)\/","VoteBusinessNumber":null,"VoteBusinessShortNumber":null,"VoteBusinessTitle":null},{"__metadata":{"id":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322717L,Language='IT')","uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322717L,Language='IT')","type":"itsystems.Pd.DataServices.DataModel.Transcript"},"Subjects":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322717L,Language='IT')/Subjects"}},"MembersCouncil":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322717L,Language='IT')/MembersCouncil"}},"Businesses":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322717L,Language='IT')/Businesses"}},"ID":"322717","Language":"IT","IdSubject":"61105","VoteId":null,"PersonNumber":4204,"Type":1,"Text":"<pd_text><p>Es hat durchaus eine gewisse Folgerichtigkeit, dass ich als Standesvertreter eines Gebirgskantons bei dieser Initiative bzw. dem Gegenvorschlag die Berichterstattung mache. Die Gebirgskantone sind jene Kantone, welche gem\u00e4ss der Strategie Biodiversit\u00e4t Schweiz aus dem Jahr 2012 bereits jetzt den L\u00f6wenanteil an den ausgewiesenen Gebieten f\u00fcr die Biodiversit\u00e4t aufweisen. In vielen Bereichen der wirtschaftlichen T\u00e4tigkeit, angefangen beim Tourismus und der Berglandwirtschaft bis hin zur Energieproduktion, h\u00e4tte die Initiative, aber auch der indirekte Gegenvorschlag massive Folgen f\u00fcr die Gebirgskantone.</p>\n<p>Ich nehme es vorweg: Ihre Kommission, die UREK-S, beantragt Ihnen, nicht auf den indirekten Gegenvorschlag des Bundesrates und des Nationalrates zur Volksinitiative \"f\u00fcr die Zukunft unserer Natur und Landschaft (Biodiversit\u00e4ts-Initiative)\" einzutreten. Der Nichteintretensentscheid zum indirekten Gegenvorschlag fiel mit 6 zu 5 Stimmen bei 1 Enthaltung. [PAGE 577] </p>\n<p>Nur kurz zur Initiative: Diese hat die Kommission am 14. Dezember 2022 debattiert, und sie hat der Fristverl\u00e4ngerung zugestimmt. Sie hat aber noch nicht dar\u00fcber abgestimmt, da die Kommission vorerst die Beratungen \u00fcber den indirekten Gegenvorschlag abwarten wollte. Wir beraten heute also nur den indirekten Gegenvorschlag, den Entwurf 1 der Vorlage. Die Volksinitiative selbst m\u00f6chte einen neuen Artikel 78a, \"Landschaft und Biodiversit\u00e4t\", in die Verfassung aufnehmen. Die Initiative m\u00f6chte im Kern, dass der Bund und die Kantone im Rahmen ihrer Zust\u00e4ndigkeit daf\u00fcr sorgen, dass erstens die schutzw\u00fcrdigen Landschaften, Ortsbilder, geschichtlichen St\u00e4tten sowie Natur- und Kulturdenkm\u00e4ler bewahrt bleiben, dass zweitens die Natur, die Landschaft und das baukulturelle Erbe auch ausserhalb der Schutzobjekte geschont werden und dass drittens die zur Sicherung und St\u00e4rkung der Biodiversit\u00e4t erforderlichen Fl\u00e4chen, Mittel und Instrumente zur Verf\u00fcgung stehen. Die Initiative ist in ihren Zielen sehr allgemein gehalten. Wer eigentlich k\u00f6nnte gegen solche Ziele sein? Niemand. Aber die Initiative kaschiert die Wahrheit, n\u00e4mlich die Ursachen des Verlustes und die Umsetzung der Ziele der Initiative.</p>\n<p>Der indirekte Gegenvorschlag des Bundesrates und der Beschluss des Nationalrates sind konkreter konzipiert, mit dem Kernst\u00fcck um einen neuen Artikel 18bis; sie sorgen f\u00fcr eine Umsetzung der Initiative. Unter dem Titel \"\u00d6kologische Infrastruktur\" sorgen Bund und Kantone gem\u00e4ss diesem Artikel daf\u00fcr, dass ein funktionsf\u00e4higes Netzwerk aus \u00f6kologisch wertvollen nat\u00fcrlichen und naturnahen Lebensr\u00e4umen entsteht. Diese \u00f6kologische Infrastruktur besteht aus Gebieten, die nach Bundesrecht zum Schutz von Lebensr\u00e4umen und Arten bezeichnet werden, aus sogenannten Kerngebieten, sowie aus Fl\u00e4chen, welche diese Kerngebiete funktionell verbinden, also aus Vernetzungsgebieten. Der Anteil der Kerngebiete an der Landesfl\u00e4che muss im Entwurf des Bundesrates ab 2030 mindestens 17 Prozent betragen. Der Bundesrat bestimmt die Kategorien von Gebieten, die als Kerngebiete gelten. </p>\n<p>Der Nationalrat hat den Gegenvorschlag dahin gehend abge\u00e4ndert, dass er auf das Fl\u00e4chenziel in Artikel 18bis Absatz 3 verzichtet und in Absatz 3bis bestimmt hat, dass der Bundesrat die Kategorien von Gebieten definiert, die als Kerngebiete gelten. Der Bundesrat bezeichnet dabei in Erg\u00e4nzung zu den Biotopen von nationaler Bedeutung gem\u00e4ss Artikel 18a und nach Anh\u00f6rung der Kantone zus\u00e4tzliche Biodiversit\u00e4tsgebiete von nationaler Bedeutung. Er bestimmt deren Lage und legt die Ziele f\u00fcr diese Gebiete fest. Die Kantone ihrerseits bestimmen unter Einbezug der betroffenen Kreise die zur Erreichung der Ziele erforderlichen Massnahmen. </p>\n<p>Gem\u00e4ss Artikel 18b Abs\u00e4tze 1 und 1bis bezeichnen die Kantone die Biotope von regionaler und lokaler Bedeutung. Sie ber\u00fccksichtigen dabei insbesondere die Vernetzung dieser Biotope untereinander, die Vernetzung mit den Biotopen von nationaler Bedeutung sowie die Erhaltung von Arten, f\u00fcr welche die Schweiz eine besondere Verantwortung tr\u00e4gt, und sie sorgen f\u00fcr den Schutz und den Unterhalt der Biotope. Der Bund \u00fcbernimmt im \u00dcbrigen auch die Kosten f\u00fcr diese \u00dcbung. Es wird mit j\u00e4hrlichen Kosten von insgesamt gegen 100 Millionen Franken gerechnet.</p>\n<p>Aus Sicht der Mehrheit - ich gehe davon aus, dass die Minderheit ihre Argumente dann selbst vortragen wird - gehen der Gegenvorschlag des Bundesrates sowie der Beschluss des Nationalrates zu weit und h\u00e4tten schwerwiegende Folgen f\u00fcr die Wirtschaft, den Tourismus und die Landwirtschaft. Der Nationalrat hat das umstrittene Fl\u00e4chenziel zwar gestrichen, l\u00e4sst dem Bundesrat aber die Kompetenz, Kern- und Vernetzungsgebiete als neue Biodiversit\u00e4tsfl\u00e4chen zum Ausbau der \u00f6kologischen Infrastruktur auszuweiten. Die f\u00fcr die Ber\u00fccksichtigung von Kern- und Vernetzungsgebieten vorgesehenen Anforderungen sind hoch, und sie erh\u00f6hen mit Sicherheit den Druck auf die landwirtschaftlichen Fl\u00e4chen und den Tourismus.</p>\n<p>Mit dieser Kompetenz\u00fcbertragung wird der Bundesrat die an der Conference of the Parties (COP) 15 des \u00dcbereinkommens \u00fcber die biologische Vielfalt von Montreal neu verabschiedeten Ziele mit ihren 23 Targets umsetzen. Das zentrale Target dieser Biodiversit\u00e4tskonvention ist Target 2, das vom Bundesrat verabschiedet wurde. Es sieht vor, dass 30 Prozent der Landesfl\u00e4che oder 1,2 Millionen Hektaren als Biodiversit\u00e4tsfl\u00e4chen ausgeschieden werden sollen. Der Bundesrat geht davon aus, dass derzeit nur 13,4 Prozent der Fl\u00e4chen diesen Vorgaben entsprechen. Zur Erreichung dieses Zieles m\u00fcssen \u00fcber 650[NB]000 Hektaren zus\u00e4tzlich ausgeschieden werden - eine Fl\u00e4che, die deutlich gr\u00f6sser ist als der Kanton Bern. Das h\u00e4tte nat\u00fcrlich auch entsprechende Auswirkungen auf die Landwirtschaft, den Tourismus und die Energieproduktion.</p>\n<p>Ihre Kommission hat die Zahlen der Bef\u00fcrworter und der Gegner dieser Initiative sowie des Bundesrates nicht unbesehen \u00fcbernommen, sondern hat sich an ihrer Sitzung vom[NB]10.[NB]November 2022 Gedanken \u00fcber die Grundlagen der bisher festgelegten Biodiversit\u00e4tsfl\u00e4chen gemacht. Das m\u00fcndete in mehreren Antr\u00e4gen f\u00fcr Berichte an die Verwaltung. Mit dem Bericht der Verwaltung vom 1. M\u00e4rz 2023 ist der Kommission nun erstmals eine Schweizer Karte mit den gem\u00e4ss SBS 2012 f\u00fcr die Biodiversit\u00e4t ausgewiesenen Gebieten vorgelegt worden. Die Fragen der Kommission wurden beantwortet. Die Verwaltung hat der Kommission eine grafische Karte der Schweiz mit s\u00e4mtlichen Gebietsanteilen der jeweiligen betroffenen Kantone vorgelegt. Auf der Karte sind alle heute schon erfassten Schutzgebiete nach ihrer Fl\u00e4che aufgef\u00fchrt. Gleichzeitig wurde in tabellarischer Form dargestellt, welche Fl\u00e4chenanteile pro Kanton heute schon als Schonfl\u00e4chen oder Schutzgebiete ausgeschieden sind. </p>\n<p>Die Kommission wollte unter anderem Folgendes wissen: </p>\n<p>1.[NB]Wie hoch ist der Prozentsatz der ausgewiesenen Biodiversit\u00e4tsfl\u00e4chen in der Schweiz, gemessen an der Gesamtfl\u00e4che des Landes?</p>\n<p>2.[NB]Welche Gebiete werden zu den Biodiversit\u00e4tsfl\u00e4chen gez\u00e4hlt, und welche Gebiete werden nicht dazu gez\u00e4hlt?</p>\n<p>3.[NB]Welche Fl\u00e4chen k\u00f6nnten in den Siedlungsgebieten der Schweiz geschaffen werden, die bis anhin ja nichts f\u00fcr die Biodiversit\u00e4t geleistet haben?</p>\n<p>Der Bericht war \u00e4usserst wertvoll. Er ist lesenswert und im \u00dcbrigen ver\u00f6ffentlicht. Grunds\u00e4tzlich ist vorweg einmal festzuhalten, dass der Bund \u00fcber keine Geodaten zu kantonalen und kommunalen Gebieten - also zu Biotopen, Pufferzonen, kantonalen Jagdbanngebieten und Vogelreservaten - verf\u00fcgt. Das heisst, diese Gebiete sind nicht vermasst und werden nicht in die Biodiversit\u00e4tsfl\u00e4chen integriert. In detaillierten Ausf\u00fchrungen, welche ich jetzt nicht in extenso wiedergebe, wurden die aufgelisteten Fl\u00e4chenkategorien dargelegt, und es wird jeweils festgestellt, ob diese Fl\u00e4chen unter die anrechenbaren Biodiversit\u00e4tsfl\u00e4chen fallen oder nicht. </p>\n<p>Im Rahmen der Beratungen wurde nun festgestellt, dass folgende Gebiete nicht zu den Biodiversit\u00e4tsfl\u00e4chen gerechnet werden: brachliegende und nicht mehr genutzte Alpen, alpine Gebiete, unproduktive Fl\u00e4chen mit unproduktiver Vegetation, Wildtier-Ruhezonen und Alpwirtschaftsgebiete. Besonders fragw\u00fcrdig ist dabei, dass zus\u00e4tzlich auch noch folgende Gebiete nicht den \"protected areas\" zugewiesen werden, da sie angeblich dem internationalen Standard nicht gen\u00fcgen, n\u00e4mlich: Schutzgebiete von internationaler Bedeutung, sogenannte Ramsar- und Smaragdgebiete, soweit sie nicht \u00fcber das nationale Recht umgesetzt sind, das sind 0,65 Prozent der Landesfl\u00e4che; Biodiversit\u00e4tsf\u00f6rderfl\u00e4chen der Qualit\u00e4tsstufe 2, das sind 1,29 Prozent der Landesfl\u00e4che; Naturschutzgebiete Dritter, das sind 0,37 Prozent der Landesfl\u00e4che; Pufferzonen und Biotope von nationaler Bedeutung, das sind 0,34 Prozent der Landesfl\u00e4che. </p>\n<p>Rechnet man aber alle Biodiversit\u00e4tsfl\u00e4chen dazu, sind bereits heute 23,4 Prozent der Landesfl\u00e4che nachgewiesen, und im Jahr 2030 werden ohne besondere Anstrengungen 28 Prozent erreicht sein. Im Dokument der Verwaltung wird folgendes Fazit gezogen: \"Dementsprechend wird der Fl\u00e4chenanteil von 13,4 Prozent durch einen Prozentsatz abgel\u00f6st, welcher sich an den Beschl\u00fcssen des Biodiversit\u00e4tsrahmenwerks von Kunming-Montreal 2022 sowie an den zugrunde liegenden Definitionen, namentlich den Definitionen der PA und der OECM, orientiert. Wie in den Tabellen oben dargelegt, bel\u00e4uft sich der Fl\u00e4chenanteil nach diesen neuen Definitionen auf aktuell 23,4 Prozent, wobei hier der Vorbehalt [PAGE 578] angebracht werden muss, dass sich aus technischen Gr\u00fcnden der Datenanalyse aufgrund von \u00dcberlappungen noch leichte Anpassungen ergeben k\u00f6nnen.\"</p>\n<p>Durch die Umsetzung bereits gef\u00e4llter politischer Entscheide - beispielsweise zu Waldreservaten gem\u00e4ss der Waldpolitik 2020 und zu Wildtierkorridoren gem\u00e4ss dem neuen Jagdgesetz, das verabschiedet wurde - sowie durch die laufende Umsetzungsarbeit k\u00f6nnte bis 2030 ohne Weiteres ein Fl\u00e4chenanteil von 28 Prozent erreicht werden. Nimmt man die Fl\u00e4chen dazu, welche nach Ansicht der Verwaltung die internationalen Kriterien nicht erf\u00fcllen, kommt man heute schon sehr nahe an das Fl\u00e4chenziel von Kunming-Montreal von 30 Prozent.</p>\n<p>Es braucht daher nach Ansicht der Mehrheit weder eine Biodiversit\u00e4ts-Initiative noch einen indirekten Gegenvorschlag, sondern prim\u00e4r eine exakte Aufnahme und einen effektiven Schutz der bereits vorhandenen Biodiversit\u00e4tsfl\u00e4chen. Dies w\u00fcrde f\u00fcr die Natur mehr bringen als der technokratisch-b\u00fcrokratische Ansatz des indirekten Gegenvorschlages, welcher zwar Fl\u00e4chen ausscheidet, aber schlussendlich bei dieser Ausscheidung andere wesentliche Interessen unseres Landes, insbesondere der Landwirtschafts- und Nahrungsmittelproduktion, aber auch der Energieproduktion, massiv tangiert. Wir haben letzte Woche lange \u00fcber die Regulierung bzw. \u00dcberregulierung der Schweiz debattiert. Hier haben wir ein solches Regulierungsmonster vor uns. </p>\n<p>Man kann sich des Eindrucks nicht erwehren, dass die meisten Staaten zwar das Montreal-Abkommen mit prominenter Berichterstattung und strahlendem Kameral\u00e4cheln unterzeichnen, aber dann zur Tagesordnung \u00fcbergehen. Das heisst, sie setzen das Abkommen in Kraft, setzen es um und wenden es anschliessend nicht an. Demgegen\u00fcber will die Schweiz nun zum Swiss Finish ansetzen und ohne Grundlagenarbeiten mit Fl\u00e4chenzahlen und Prozentzahlen \u00fcber die K\u00f6pfe der Kantone und Gemeinden hinweg auf Papier die Biodiversit\u00e4tsfl\u00e4che von 30 Prozent erzwingen. Dies soll geschehen, obwohl wir heute weder den genauen Ist-Zustand kennen noch alle anrechenbaren Fl\u00e4chen in unsere nationalen Ziele aufgenommen haben. Vielleicht w\u00e4re es f\u00fcr die Schweiz auch einmal eine Variante, ein Abkommen umzusetzen, aber nicht anzuwenden. An den Fakten des Berichtes \u00e4ndert auch die grosse Lobbyarbeit im Vorfeld dieser Debatte nichts.</p>\n<p>Zu guter Letzt dies: Der Bundesrat hat in der Kommission einen wichtigen Punkt dargelegt. Er hat gefragt: Wo gehen Biodiversit\u00e4tsfl\u00e4chen verloren? Die Antwort hat er selbst gegeben: in den St\u00e4dten und Baugebieten. Wir kommen also nicht umhin, bei dieser Problematik das starke Bev\u00f6lkerungswachstum der Schweiz anzugehen und die Biodiversit\u00e4t in den St\u00e4dten voranzutreiben. Dort gehen n\u00e4mlich die meisten Fl\u00e4chen verloren. Alles andere sind Taschenspielertricks zulasten der Landwirtschaft, zulasten der Energieproduktion und zulasten der l\u00e4ndlichen Gebiete mit ihrer auf Tourismus ausgerichteten Wirtschaft.</p>\n<p>Ich bitte Sie daher, sich der Mehrheit anzuschliessen und den indirekten Gegenvorschlag abzulehnen.</p>\n</pd_text>","MeetingCouncilAbbreviation":"S","MeetingDate":"20230613","MeetingVerbalixOid":3721,"IdSession":"5121","SpeakerFirstName":"Beat","SpeakerLastName":"Rieder","SpeakerFullName":"Rieder Beat","SpeakerFunction":"Mit-M","CouncilId":2,"CouncilName":"Consiglio degli Stati","CantonId":23,"CantonName":"Vallese","CantonAbbreviation":"VS","ParlGroupName":"Il Gruppo del Centro. Alleanza del Centro. 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Notre coll\u00e8gue F\u00e4ssler, je m'en souviens, a soulev\u00e9 cette question en commission. Les conf\u00e9rences de directrices et directeurs cantonaux nous ont \u00e9crit pour cette raison et propos\u00e9 une modification pour que la comp\u00e9tence des cantons en mati\u00e8re de planification soit respect\u00e9e. Dans ce sens, nous pouvons tout \u00e0 fait r\u00e9gler le probl\u00e8me si nous entrons en mati\u00e8re.</p>\n<p>Il y a aussi des d\u00e9ficits dans la mise en oeuvre, c'est ce qu'a relev\u00e9 notre coll\u00e8gue Z'graggen. Pour cela, il faut des moyens financiers. C'est ce que pr\u00e9voit le contre-projet non seulement pour les cantons, mais aussi pour les communes et les villes.</p>\n<p>J'aimerais terminer par une citation c\u00e9l\u00e8bre d'un coll\u00e8gue - c\u00e9l\u00e8bre aussi - de notre Parlement \u00e0 propos des postulats qui sont des placebos - vous vous en souvenez - pour hyperactifs.</p>\n</pd_text>","MeetingCouncilAbbreviation":"S","MeetingDate":"20230613","MeetingVerbalixOid":3721,"IdSession":"5121","SpeakerFirstName":"Lisa","SpeakerLastName":"Mazzone","SpeakerFullName":"Mazzone Lisa","SpeakerFunction":"2VP-F","CouncilId":2,"CouncilName":"Consiglio degli Stati","CantonId":25,"CantonName":"Ginevra","CantonAbbreviation":"GE","ParlGroupName":"Gruppo dei Verdi","ParlGroupAbbreviation":"G","SortOrder":12,"Start":"\/Date(1686652189300)\/","End":"\/Date(1686652249497)\/","Function":"Mit-F","DisplaySpeaker":true,"LanguageOfText":"FR","Modified":"\/Date(1765889160933)\/","StartTimeWithTimezone":"\/Date(1686652189300+0120)\/","EndTimeWithTimezone":"\/Date(1686652249497+0120)\/","VoteBusinessNumber":null,"VoteBusinessShortNumber":null,"VoteBusinessTitle":null},{"__metadata":{"id":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322777L,Language='IT')","uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322777L,Language='IT')","type":"itsystems.Pd.DataServices.DataModel.Transcript"},"Subjects":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322777L,Language='IT')/Subjects"}},"MembersCouncil":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322777L,Language='IT')/MembersCouncil"}},"Businesses":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322777L,Language='IT')/Businesses"}},"ID":"322777","Language":"IT","IdSubject":"61105","VoteId":null,"PersonNumber":4056,"Type":1,"Text":"<pd_text><p>Der Berichterstatter der Kommission hat den Gegenvorschlag als b\u00fcrokratisch-technokratischen Ansatz bezeichnet. Ich unterst\u00fctze ihn bei dieser Feststellung. Es ist in erster Linie eine Diskussion \u00fcber Fl\u00e4chen. Bereits der Titel des Artikels, der im Bundesgesetz \u00fcber den Natur- und Heimatschutz nach dem Willen des Bundesrates verankert werden soll, deutet darauf hin: Es geht um eine \"\u00f6kologische Infrastruktur\". Das Wort \"Infrastruktur\" unterstreicht, dass wir hier nicht \u00fcber Qualit\u00e4t, sondern \u00fcber Fl\u00e4chen reden. </p>\n<p>Im Entwurf des Bundesrates ist vorgesehen, dass der Anteil der sogenannten Kerngebiete - das sind Fl\u00e4chen, bei denen der Lebensraum und die darin wohnenden Arten gesch\u00fctzt werden sollen - von heute 13,4 Prozent auf 17 Prozent der Landesfl\u00e4che erh\u00f6ht werden soll. Man muss sich vor Augen f\u00fchren, was diese Differenz heisst: 3,6 Prozent der Landesfl\u00e4che sind 1650 Quadratkilometer. Wenn ich das mit meinem Kanton Appenzell Innerrhoden vergleiche - das ist vielleicht nicht der absolut treffende Vergleich -, dann ist das zehnmal die Fl\u00e4che des Kantons. Aber ich kann auch gr\u00f6ssere Kantone nehmen: Die Fl\u00e4che, die zus\u00e4tzlich als Kerngebiete auszuscheiden w\u00e4re, entspricht der Fl\u00e4che eines Kantons Luzern oder eines Kantons Aargau. Das zeigt, welche gewaltigen Anstrengungen unternommen werden m\u00fcssten, um rein planerisch - ich unterstreiche das Wort \"planerisch\" - mehr Schutzfl\u00e4chen zu erhalten.</p>\n<p>Das Ganze wird ja kombiniert mit sogenannten Vernetzungsgebieten, zu denen der Bundesrat in seiner Botschaft keine pr\u00e4zisen Ausf\u00fchrungen gemacht hat, wahrscheinlich auch nicht machen konnte, was der Umfang dieser Vernetzungsgebiete und was die Qualit\u00e4t dieser Vernetzungsgebiete sein soll. Er beantragt uns, ihm die Kompetenz zu geben, eine Planung nach Artikel 13 des Raumplanungsgesetzes machen zu k\u00f6nnen. Das ist eine Planung des Bundes. In dieser Planung des Bundes werden die Kantone zwar angeh\u00f6rt, aber entscheiden tut der Bundesrat. Im Gesetzentwurf des Bundesrates wird daher vorgesehen, dass der[NB]Bundesrat[NB]Umfang[NB]und[NB]Qualit\u00e4t[NB]der Vernetzungsgebiete bestimmt.</p>\n<p>Vor dem Hintergrund dieser Fl\u00e4chendiskussionen ist es nachvollziehbar, dass wir uns in der Kommission insbesondere dar\u00fcber unterhalten haben, welche Fl\u00e4chen denn heute gesch\u00fctzt sind, welche Fl\u00e4chen zus\u00e4tzlich gesch\u00fctzt werden m\u00fcssten und welche Fl\u00e4chen als Vernetzungsgebiete infrage [PAGE 580] kommen. Ich erlaube mir, Ihnen etwas Fl\u00e4chenstatistik darzulegen: </p>\n<p>Wenn man die Fl\u00e4chenstatistik der Schweiz betrachtet, dann stellt man fest, dass 31 Prozent der Landesfl\u00e4che bestockte Fl\u00e4chen sind, also Wald und wald\u00e4hnliche Gebiete. Fast ein Drittel der Schweizer Landesfl\u00e4che ist Wald. Jetzt k\u00f6nnte man ja denken, diese 31 Prozent Wald seien heute bereits Kerngebiet oder zumindest Vernetzungsgebiet. Das ist aber nicht so. Die Waldfl\u00e4che wird gem\u00e4ss einem Bericht des[NB]BAFU,[NB]den wir in der Kommission erhalten haben, nur insoweit angerechnet, als es sogenannte Waldreservate sind. Waldreservate w\u00e4ren Kerngebiete. Waldreservate machen heute etwa 6,5 Prozent der Waldfl\u00e4che aus. Das ist aber nicht das Total der effektiv sch\u00fctzenswerten Fl\u00e4chen im Wald, denn 20 Prozent der Waldfl\u00e4chen wurden in den letzten f\u00fcnfzig Jahren nicht mehr bewirtschaftet. Das sind faktische Reservatsfl\u00e4chen, das sind faktische Biodiversit\u00e4tsfl\u00e4chen. Doch diese w\u00fcrden gem\u00e4ss dem Ansatz des Bundesrates nicht als Kerngebiet gelten. Sie g\u00e4lten auch nur dann als Vernetzungsgebiete, wenn sie wiederum planerisch in einem Waldentwicklungsplan als Gebiet mit Vorrangfunktion Natur ausgeschieden w\u00fcrden.</p>\n<p>Wir haben bei der Landesfl\u00e4che einen Anteil von 25 Prozent unproduktiver Fl\u00e4chen. Ein Viertel der Schweizer Landesfl\u00e4che sind unproduktive Fl\u00e4chen, und davon weisen 28 Prozent eine unproduktive Vegetation auf; 17 Prozent sind stehende Gew\u00e4sser. Diese unproduktiven Fl\u00e4chen w\u00fcrden nicht ber\u00fccksichtigt und nicht berechnet gem\u00e4ss der Darlegung des Bundesrates bzw. der Verwaltung. Das ist schlicht nicht nachvollziehbar. </p>\n<p>Wir haben, bezogen auf die Landesfl\u00e4che der Schweiz, eine Fl\u00e4che von 12,5 Prozent, die der Alpwirtschaft, einer extensiven Bewirtschaftung, zugewiesen ist. Das sind auch Biodiversit\u00e4tsfl\u00e4chen. Diese w\u00fcrden aber weder als Kern- noch als Vernetzungsgebiet ber\u00fccksichtigt, ausser sie h\u00e4tten tats\u00e4chlich eine bestimmte Schutzfunktion zu erf\u00fcllen usw.</p>\n<p>Ich stelle als Pr\u00e4sident von Wald Schweiz, dem Verband der Waldeigent\u00fcmer, zudem fest, dass beim Wald die Biodiversit\u00e4t zwar nicht fl\u00e4chendeckend, aber doch sehr weitgehend gegeben ist, auch aufgrund der gesetzlichen Vorgabe, dass die W\u00e4lder nachhaltig zu bewirtschaften sind. Der Bundesrat hat selber im Bericht \"Waldpolitik 2020\", der 2013 publiziert wurde, festgestellt: \"F\u00fcr die Erhaltung der Artenvielfalt haben sie\" - die W\u00e4lder - \"eine besondere Bedeutung - etwa 60 Prozent der \u00fcber 50[NB]000 in unserem Lande vorkommenden Pflanzen, Tiere, Pilze und Bakterien sind in der einen oder anderen Form auf den Lebensraum Wald angewiesen. Die \u00f6kologische Qualit\u00e4t der W\u00e4lder hat in den vergangenen Jahrzehnten zugenommen und ist im Vergleich zu anderen \u00d6kosystemen insgesamt auf einem hohen Niveau.\" </p>\n<p>Mit diesem Zitat stelle ich einfach fest, dass das, was wir hier machen w\u00fcrden, in erster Linie eine Planungsaufgabe w\u00e4re, eine Zuweisung von Gebieten zu Schutzfl\u00e4chen mit Einschr\u00e4nkungen der Nutzfunktion und mit - das sage ich als Standesvertreter - einer weitgehenden Umgehung der Kompetenzen der Kantone.</p>\n</pd_text>","MeetingCouncilAbbreviation":"S","MeetingDate":"20230613","MeetingVerbalixOid":3721,"IdSession":"5121","SpeakerFirstName":"Daniel","SpeakerLastName":"F\u00e4ssler","SpeakerFullName":"F\u00e4ssler Daniel","SpeakerFunction":"Mit-M","CouncilId":2,"CouncilName":"Consiglio degli Stati","CantonId":16,"CantonName":"Appenzello Interno","CantonAbbreviation":"AI","ParlGroupName":"Il Gruppo del Centro. Alleanza del Centro. 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Ich pers\u00f6nlich k\u00f6nnte mir einen Gegenvorschlag vorstellen, weil das Problem zu wichtig ist, als dass wir hier im Parlament nicht versuchen sollten, einen Kompromiss zu finden. Ich m\u00f6chte Ihnen darlegen, welche Punkte anders sein m\u00fcssen, damit ich auf einen indirekten Gegenvorschlag eintreten w\u00fcrde. Es sind sieben Punkte, ich versuche es kurz zu machen:</p>\n<p>1.[NB]Es muss auf neue Begriffe im Gesetz verzichtet werden. Die NHG-Revision sollte auf den bestehenden Begriffen im Gesetz aufbauen, weil die neuen Begriffe, obwohl in der Verwaltung schon eingef\u00fchrt, nicht notwendig sind und erhebliche Bedenken hervorrufen. Namentlich kann auf die Verankerung der Begriffe \"\u00f6kologische Infrastruktur\" und \"Kerngebiete\" verzichtet werden. Die Kerngebiete sind im Natur- und Heimatschutzgesetz bereits verankert, zum Beispiel als Biotope nach NHG, als Jagdbanngebiete nach Jagdgesetz oder als Waldreservate nach Waldgesetz. \"\u00d6kologische Infrastruktur\" ist eigentlich ein unglaubliches Wort. Infrastruktur und \u00d6kologie passen \u00fcberhaupt nicht zusammen. Statt um \u00f6kologische Infrastruktur geht es im Kern um die Verankerung der Vernetzungsgebiete. Dort hapert es meines Erachtens am meisten. Wir haben einerseits die Schutzgebiete, in denen praktisch alle T\u00e4tigkeiten auf diesem Land untersagt sind, und andererseits die Vernetzungsgebiete, in denen gewisse T\u00e4tigkeiten m\u00f6glich sind. Auf diese Vernetzungsgebiete kommt es an. Sie m\u00fcssen n\u00e4mlich so liegen, dass die Lebewesen, die kleineren und gr\u00f6sseren, sich bewegen k\u00f6nnen, sich fortpflanzen k\u00f6nnen. Ich komme sp\u00e4ter darauf zur\u00fcck. </p>\n<p>2.[NB]Es darf keine Einschr\u00e4nkung der Kantonskompetenz geben. Dieses Misstrauen gegen\u00fcber den Kantonen ist eigentlich evident, wobei wir ja feststellen, dass die Kantone hier selbst offenbar eine gewisse Zentralisierung w\u00fcnschen. Der weitere Aufbau des Netzwerkes aus Kern- und Vernetzungsgebieten soll deshalb eine Verbundaufgabe von Bund und Kantonen bleiben. Das entspricht auch einem wichtigen Anliegen der Kantone. Die Anforderungen an die Vernetzung sollen sich insbesondere an den Richtpl\u00e4nen einzelner Kantone orientieren.</p>\n<p>3.[NB]Die Revision - das hat der Kommissionssprecher schon gesagt - m\u00fcsste auch die St\u00e4dte und Agglomerationen in die Pflicht nehmen. In diesem Gegenvorschlag steht dar\u00fcber gar nichts, nur in der Botschaft. Nicht bebaute oder nicht befestigte Fl\u00e4chen in den Bauzonen k\u00f6nnen auch einen wichtigen Beitrag an die Biodiversit\u00e4t leisten. Biodiversit\u00e4t soll nicht nur eine Aufgabe der Landwirtschaft bzw. der Landbev\u00f6lkerung sein.</p>\n<p>4.[NB]Verzicht auf die Gebiete von nationaler Bedeutung: Der Begriff der Gebiete von nationaler Bedeutung wurde im Nationalrat neu eingebracht. Die Einf\u00fchrung der neuen Biodiversit\u00e4tsgebiete von nationaler Bedeutung schafft viel Aufwand und noch mehr Verwirrung. Sind das jetzt Schutz- oder Vernetzungsgebiete? Weshalb \u00fcberhaupt diese neue Kategorie? Es ist keine klare Systematik im Zusammenspiel mit den heute bereits verwendeten Begriffen erkennbar. Zudem sind die Auswirkungen auf die Versorgungssicherheit unklar. Die Produktion wird erschwert.</p>\n<p>5.[NB]Verzicht auf Anpassungen im Landwirtschaftsrecht: Die Ausweitung des \u00f6kologischen Nachweises ist nicht zielf\u00fchrend und bringt kaum einen Mehrwert f\u00fcr die Biodiversit\u00e4t. Deshalb ist auf diese Anpassung zu verzichten und den Kantonen damit auch hier die heutige Verantwortung und Kompetenz zu belassen.</p>\n<p>6.[NB]Dieser Punkt ist auch sehr wichtig: Verzicht auf eine vom Bund vorgeschriebene Biodiversit\u00e4tsplanung nach Artikel 13 RPG in einem Sachplan oder Konzept, wie immer man will. Wichtig sind gute Grundlagen zur Ausscheidung von Gebieten mit Vernetzungsfunktion im richtigen Umfang und in der richtigen Qualit\u00e4t. Das kann bereits mit den heutigen Rechtsgrundlagen \u00fcber die Richtpl\u00e4ne der Kantone geschehen. In einem guten Dialog k\u00f6nnen sehr gute Resultate erzielt werden, wie das Beispiel meines Kantons, des Kantons Thurgau, zeigt, der daf\u00fcr vom BAFU in unserer Kommissionssitzung spezielles Lob erhalten hat. Das BAFU sagte: Wenn diese Vernetzungsgebiete \u00fcberall so vollzogen w\u00fcrden wie im Kanton Thurgau, br\u00e4uchte es ja kaum eine Gesetzesanpassung. Das spricht ja auch B\u00e4nde.</p>\n<p>7.[NB]Die Definition der Vernetzungsgebiete im Bundesgesetz \u00fcber den Natur- und Heimatschutz: Biodiversit\u00e4tsgebiete bestehen, wie gesagt, aus Kerngebieten und Vernetzungsgebieten. Die Kerngebiete sind im Gesetz hinreichend klar bezeichnet. Es fehlen aber entsprechende Angaben zu den Vernetzungsgebieten, obwohl diese f\u00fcr die Artenvielfalt ebenso wichtig sind und bis zur H\u00e4lfte der Biodiversit\u00e4tsfl\u00e4chen ausmachen k\u00f6nnen. Das heisst, wir m\u00fcssten im Gesetz unbedingt den Charakter und die Definition festhalten sowie die M\u00f6glichkeiten der Biodiversit\u00e4tsfl\u00e4chen im Bereich der Vernetzungsgebiete. </p>\n<p>Ich m\u00f6chte noch kurz auf den Bericht des BAFU vom 10.[NB]M\u00e4rz eingehen, den auch der Kommissionssprecher zitiert hat und in dem die Schweizer Statistik aufgrund der Unterlagen der UNO-Biodiversit\u00e4tskonvention bzw. dem Biodiversit\u00e4tsrahmenwerk von Kunming-Montreal angepasst wurde. Wenn man das einmal genau anschaut und sich auch die [PAGE 581] M\u00fche macht, diese Vernetzungsgebiete zu definieren, sieht man - ich m\u00f6chte das nochmals wiederholen -, dass im Jahr 2021 wie gesagt 23,4 Prozent der Landesfl\u00e4che der Schweiz als Biodiversit\u00e4tsfl\u00e4che bezeichnet werden kann, wobei dieser Fl\u00e4chenanteil bis 2030 auf 28 Prozent ansteigen wird. Aus diesem Bericht kann man also schliessen, dass wir gar nicht so schlecht unterwegs sind. Wir m\u00fcssen daraus aber auch schliessen, und das ist ein grosser Mangel, dass unser Natur- und Heimatschutzgesetz nichts festh\u00e4lt zu diesen Vernetzungsgebieten und dass gerade deshalb die Statistiken auch immer so miserabel gewesen sind. Es w\u00e4re sehr dringlich, dass wir unsere Gesetzesgrundlagen den Konventionen anpassen w\u00fcrden, die der Bundesrat unterschrieben hat. Es kann ja nicht sein, dass wir hier unterschiedliche Grundlagen haben. Diese Definitionen geh\u00f6ren in das Gesetz. </p>\n<p>So, das war meine Begr\u00fcndung in sieben Punkten, weshalb ich nicht auf diesen Gegenvorschlag eintrete, aber einen moderateren Gegenvorschlag, der die wirklichen Probleme l\u00f6st und nicht zu mehr Zentralisierung f\u00fchrt, durchaus unterst\u00fctzen k\u00f6nnte.</p>\n<p>Ich bitte Sie, nicht auf die Vorlage einzutreten.</p>\n</pd_text>","MeetingCouncilAbbreviation":"S","MeetingDate":"20230613","MeetingVerbalixOid":3721,"IdSession":"5121","SpeakerFirstName":"Jakob","SpeakerLastName":"Stark","SpeakerFullName":"Stark Jakob","SpeakerFunction":"Mit-M","CouncilId":2,"CouncilName":"Consiglio degli Stati","CantonId":20,"CantonName":"Turgovia","CantonAbbreviation":"TG","ParlGroupName":"Gruppo dell'Unione democratica di Centro","ParlGroupAbbreviation":"V","SortOrder":5,"Start":"\/Date(1686649502547)\/","End":"\/Date(1686650002630)\/","Function":"Mit-M","DisplaySpeaker":true,"LanguageOfText":"DE","Modified":"\/Date(1765889160900)\/","StartTimeWithTimezone":"\/Date(1686649502547+0120)\/","EndTimeWithTimezone":"\/Date(1686650002630+0120)\/","VoteBusinessNumber":null,"VoteBusinessShortNumber":null,"VoteBusinessTitle":null},{"__metadata":{"id":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322795L,Language='IT')","uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322795L,Language='IT')","type":"itsystems.Pd.DataServices.DataModel.Transcript"},"Subjects":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322795L,Language='IT')/Subjects"}},"MembersCouncil":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322795L,Language='IT')/MembersCouncil"}},"Businesses":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322795L,Language='IT')/Businesses"}},"ID":"322795","Language":"IT","IdSubject":"61105","VoteId":null,"PersonNumber":4112,"Type":1,"Text":"<pd_text><p>Es ist wissenschaftlich erwiesen, dass ein Drittel aller untersuchten Arten in der Schweiz - bei den Fischen, wir haben es geh\u00f6rt, sind es gar drei Viertel - bedroht ist. 17 Prozent der Arten stehen gar vor dem Aussterben. Von den zweihundert Brutvogelarten in der Schweiz ist mehr als die H\u00e4lfte bedroht oder potenziell gef\u00e4hrdet. Im Bericht zur Biodiversit\u00e4t ist zu lesen, dass sich die Gef\u00e4hrdungssituation in den letzten zw\u00f6lf Jahren nicht verbessert hat. Die massive Biodiversit\u00e4tskrise sollte uns also alle aufschrecken, denn die \u00d6kosysteme bilden unsere existenzielle Lebensgrundlage, gerade auch f\u00fcr die nahrungsmittelproduzierende Landwirtschaft - Stichwort: Best\u00e4ubung.</p>\n<p>Um die Biodiversit\u00e4t zu f\u00f6rdern, da ist man sich weltweit einig, m\u00fcssen Fl\u00e4chen der wirtschaftlichen Nutzung und Spekulation entzogen werden, also zu Naturschutzgebieten auserkoren werden. Die Gr\u00fcndung des Schweizerischen Nationalparks im Jahr 1914 legte damals den Grundstein zur Erhaltung der Biodiversit\u00e4t im Berggebiet. Die Idee eines zweiten Nationalparks wird schon lange diskutiert und sollte daher intensiviert werden. In der stark zersiedelten Schweiz ist das Ausscheiden von Biodiversit\u00e4tsfl\u00e4chen eine fast unl\u00f6sbare Aufgabe geworden. Wie sollen Lebensr\u00e4ume von Tieren vernetzt werden, wenn pro Tag eine Fl\u00e4che in der Gr\u00f6sse von acht Fussballfeldern zubetoniert wird?</p>\n<p>Dass ein Nebeneinander von intensiver Landwirtschaft und Naturschutz sowie Biodiversit\u00e4t m\u00f6glich ist, zeigt ein Blick in meinen Kanton. Dort wurde der Klettgau \u00f6stlich von Neuhausen, wir Schaffhauser nennen ihn \"s Chl\u00e4ggi\", zur Landschaft des Jahres 2023 erkoren. Preistr\u00e4gerinnen und Preistr\u00e4ger sind die Vogelwarte Sempach, eine Gruppe IP-Suisse-Bauern und das Naturschutzamt des Kantons Schaffhausen. Das \"Chl\u00e4ggi\" wurde \u00fcber Jahrzehnte im Dreiklang von Landwirtschaft, Biodiversit\u00e4tsf\u00f6rderung und Landschaft erhalten. Das Rebhuhn, ein Vogel, bleibt dort zwar trotz intensiver Wiederansiedlungsversuche ausgestorben, doch der Klettgau gilt als Leuchtturm in der Biodiversit\u00e4tsstrategie der Schweiz.</p>\n<p>Warum erw\u00e4hne ich das Projekt \"Chl\u00e4ggi\" in diesem Zusammenhang? Darum, weil es unter uns, insbesondere von b\u00e4uerlicher Seite und vom Schweizer Bauernverband, kritische Stimmen zu dieser Vorlage gibt. Bei der Landschaft des Jahres, also dem \"Chl\u00e4ggi\", steht als Agrarlandschaft - es wird dort sehr viel Getreide angebaut - die Biodiversit\u00e4t ganz im Zentrum, und das demonstriert eindr\u00fccklich, dass ein[NB]Nebeneinander[NB]von Landwirtschaft und Biodiversit\u00e4t m\u00f6glich ist. [PAGE 582] </p>\n<p>Ich bin daher f\u00fcr Eintreten und unterst\u00fctze den Gegenvorschlag.</p>\n</pd_text>","MeetingCouncilAbbreviation":"S","MeetingDate":"20230613","MeetingVerbalixOid":3721,"IdSession":"5121","SpeakerFirstName":"Thomas","SpeakerLastName":"Minder","SpeakerFullName":"Minder Thomas","SpeakerFunction":"Mit-M","CouncilId":2,"CouncilName":"Consiglio degli Stati","CantonId":14,"CantonName":"Sciaffusa","CantonAbbreviation":"SH","ParlGroupName":"Gruppo dell'Unione democratica di Centro","ParlGroupAbbreviation":"V","SortOrder":7,"Start":"\/Date(1686650343187)\/","End":"\/Date(1686650537250)\/","Function":"Mit-M","DisplaySpeaker":true,"LanguageOfText":"DE","Modified":"\/Date(1765889160917)\/","StartTimeWithTimezone":"\/Date(1686650343187+0120)\/","EndTimeWithTimezone":"\/Date(1686650537250+0120)\/","VoteBusinessNumber":null,"VoteBusinessShortNumber":null,"VoteBusinessTitle":null},{"__metadata":{"id":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322799L,Language='IT')","uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322799L,Language='IT')","type":"itsystems.Pd.DataServices.DataModel.Transcript"},"Subjects":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322799L,Language='IT')/Subjects"}},"MembersCouncil":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322799L,Language='IT')/MembersCouncil"}},"Businesses":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322799L,Language='IT')/Businesses"}},"ID":"322799","Language":"IT","IdSubject":"61105","VoteId":null,"PersonNumber":4243,"Type":1,"Text":"<pd_text><p>Dass sich die Biodiversit\u00e4t in der Schweiz heute nicht in einem guten Zustand befindet, dass sie sich anhaltend verschlechtert und dass Handlungsbedarf besteht, ist klar. Ich glaube, das wurde jetzt auch in allen Voten - sowohl von der Seite, die Nichteintreten beantragt, als auch von der Seite, die Eintreten beantragt - als Fakt angenommen. Die Frage ist einfach: Bringt der vorliegende Gegenvorschlag des Bundesrates bzw. des Nationalrates hier eine L\u00f6sung, bringt er Fortschritte?</p>\n<p>Ich beurteile die heute bestehenden rechtlichen Grundlagen f\u00fcr einen effizienten, umfassenden Biotop- und Artenschutz, f\u00fcr den Landschaftsschutz insgesamt als gut. Die Grundlagen, wir kennen sie, umfassen das Bundesgesetz \u00fcber den Natur- und Heimatschutz (NHG), die Verordnung \u00fcber den Natur- und Heimatschutz, die Verordnungen zu den Bundesinventaren nach Artikel 5 NHG, Moorlandschaftsverordnungen, Biotopverordnungen, kantonale Rechtsgrundlagen - jeder Kanton hat noch ein eigenes Natur- und Heimatschutzgesetz -, aber auch viele Bestimmungen zu Natur- und Landschaftsschutz, zu Artenschutz in Rechtserlassen anderer Fachbereiche wie in der Raumplanung, in der Waldgesetzgebung, in der Landwirtschaft und im Gew\u00e4sserschutz. Wir haben viele erg\u00e4nzende Planungen und Strategien wie das Landschaftskonzept Schweiz oder die Strategie Biodiversit\u00e4t Schweiz mit ihrem Aktionsplan, und wir haben Rote Listen, die den Vollzug des Natur- und Landschaftsschutzes unterst\u00fctzen. Zudem ist die Konzeption \u00d6kologische Infrastruktur sowohl auf eidgen\u00f6ssischer Ebene als auch auf kantonaler Ebene mindestens teilweise bereits vorliegend oder befindet sich bereits in Umsetzung.</p>\n<p>Was wichtig ist, ist der Vollzug dieser Gesetzgebungen, und was auch wichtig w\u00e4re, w\u00e4ren Vorgaben zur Qualit\u00e4t der bestehenden Fl\u00e4chen und eben die Vernetzung dieser Lebensr\u00e4ume. Wenn Sie im Internet kurz recherchieren, werden Sie zudem sehen, dass viele Gemeinden, St\u00e4dte und Kantone weitere Konzepte zur St\u00e4rkung und F\u00f6rderung der Biodiversit\u00e4t haben. Es ist so, dass das Bewusstsein wirklich vorhanden ist, dass wir etwas tun m\u00fcssen.</p>\n<p>Trotz dieser umfangreichen rechtlichen Grundlagen gibt es aber den wissenschaftlichen Befund einer schwindenden Artenvielfalt in Teilgebieten der Schweiz. Ich m\u00f6chte auch noch betonen: Es ist nicht \u00fcberall, \u00fcber die ganze Schweiz hinweg, gleich. Wir haben ganz unterschiedliche Ausgangslagen. Das grosse Problem sind die Vollzugsdefizite auf eidgen\u00f6ssischer, kantonaler und kommunaler Ebene. Die Vollzugs- und Umsetzungsprobleme zeigen sich beim Schutz der national bedeutenden Objekte. Es geht hier um die rechtliche Sicherung, um den Erhalt der Qualit\u00e4t. Sie zeigen sich aber auch bei den regional und lokal bedeutenden Schutzobjekten. Es ist nat\u00fcrlich so, dass die Kantone in den Richtpl\u00e4nen regionale und teilweise auch kommunale Schutzobjekte aufnehmen. Wir haben auch bei den Eingriffen in gesch\u00fctzte oder sch\u00fctzenswerte Lebensr\u00e4ume, bei den entsprechend notwendigen Ersatzmassnahmen, beim \u00f6kologischen Ausgleich und bei der Artenf\u00f6rderung grosse Probleme und Defizite im Vollzug. </p>\n<p>Diese Vollzugsdefizite hat auch der Bericht der Gesch\u00e4ftspr\u00fcfungskommission des St\u00e4nderates zum Schutz der Biodiversit\u00e4t gezeigt. Einen \u00e4hnlichen Bericht, ein bisschen in einem anderen Bereich, hatten wir zur Umsetzung des Grundwasserschutzes. Auch hier bestehen Vollzugsdefizite. Ein weiteres Problem besteht darin, dass beim Vollzug bei Weitem nicht gen\u00fcgende finanzielle und personelle Mittel bei Bund und Kantonen vorhanden sind. Wir haben zudem - das haben wir jetzt deutlich geh\u00f6rt - eine sich weiter versch\u00e4rfende Konkurrenz um die erforderlichen Fl\u00e4chen, sei es aus Sicht der Landwirtschaft, sei es aus Sicht der Klimapolitik, sei es aus Sicht der Energiepolitik oder eben der Biodiversit\u00e4tspolitik. </p>\n<p>Die Eintretensvoten in Bezug auf den Gegenvorschlag haben gezeigt, und ich sage das jetzt in Dialekt: \"Die Sach isch verchachlet.\" Diese Sache ist auf einem schlechten Pfad. Der vorliegende Gegenvorschlag wird von vielen wichtigen und grossen Interessengruppen als inakzeptabel angesehen. Er geht f\u00fcr sie viel zu weit, und f\u00fcr andere geht er viel zu wenig weit. Wir k\u00f6nnen doch in der Schweiz keine Gesetzgebung machen, bei der wir so gegens\u00e4tzliche Interessen haben, die aufeinanderprallen. Wir k\u00f6nnen uns doch nicht derart gegeneinander ausspielen.</p>\n<p>Ich stelle auch fest, dass die zust\u00e4ndige Kommission, die UREK-S, ein bisschen unwillig ist, kein Feuer hat und die Arbeit nicht tun will oder nicht tun kann, weil es eben sehr schwierig ist, dies \u00fcber die ganze Schweiz hinweg zu regeln. Es ist sehr schwierig, diese individuellen L\u00f6sungen zu finden.</p>\n<p>Was schwer wiegt bei diesem Gegenvorschlag, ist, dass das f\u00f6derale System nicht ausreichend ber\u00fccksichtigt wird. Der vorliegende Gegenvorschlag \u00fcbertr\u00e4gt dem Bundesrat die Kompetenz, Kern- und Vernetzungsgebiete usw. zu definieren. Das f\u00fchrt doch logischerweise zu einer Einschr\u00e4nkung der Kompetenzen der Kantone. Als Regierungsr\u00e4tin des Kantons Uri h\u00e4tte ich mich vehement dagegen gewehrt und protestiert, dass der Bund dem Kanton Uri vorschreiben kann, welche Biotope oder Schutzgebiete welcher Kategorie angeh\u00f6ren sollen und wie sie auszuscheiden sind. Hier habe ich schon ein Problem mit der Haltung der Kantone. Ich meine, wenn ich jetzt den Richtplan des Kantons Uri anschaue, dessen Ausarbeitung ich ja dazumal geleitet und gef\u00fchrt habe, dann weisen wir die Schutzgebiete aus, wir weisen die Biotope aus. Die Kantone haben die Aufgabe, das zu machen. Ich verstehe hier die Kantone nicht, h\u00f6chstens dahin gehend, dass sie ihren B\u00fcrgerinnen und B\u00fcrgern, ihren Landwirten sagen: \"Wisst ihr, was? Wir w\u00fcrden es schon nicht machen, aber der Bund will es, wir m\u00fcssen es tun.\" Das heisst - das ist jetzt eine Unterstellung -, man will vor Ort die Verantwortung nicht \u00fcbernehmen, um der Landwirtschaft, den Verb\u00e4nden zu sagen: \"Es geht jetzt so, wir m\u00fcssen dar\u00fcber diskutieren.\" Es ist einfach, sich hinter dem Bund zu verstecken. Aber das geht doch nicht, es ist doch unser kantonales Gebiet.</p>\n<p>Ich bin \u00fcberzeugt: Wenn wir eine St\u00e4rkung der Biodiversit\u00e4t erreichen wollen, brauchen wir nicht zwingend eine gesetzliche Anpassung, die \u00fcber die ganze Schweiz gest\u00fclpt wird, sondern entschlossenes und gleichzeitig konsensuales Handeln mit den Akteuren vor Ort und den Willen, die Gesetzgebung zu vollziehen. Sie haben Herrn St\u00e4nderat Stark geh\u00f6rt, der ausgef\u00fchrt hat, wie gut das im Kanton Thurgau gemacht wird. Wenn vor Ort der Wille der Regierungen da ist, das zu tun, dann geht das auch. Vergessen Sie nicht, das m\u00f6chte ich auch noch betonen: Es ist nicht eine Sache der Land- oder der Gebirgskantone. Es ist insbesondere auch eine grosse Aufgabe in den St\u00e4dten. </p>\n<p>Ich kann Ihnen sagen: Ohne die Einbindung der Grundeigent\u00fcmer, der Korporationen, der Landwirtschaft und auch der Umweltverb\u00e4nde w\u00e4re es in meiner T\u00e4tigkeit als Verantwortliche f\u00fcr den Natur- und Landschaftsschutz und die Raumplanung nie m\u00f6glich gewesen, die Projekte, die wir in[NB]Uri[NB]gemacht[NB]haben - Umsetzung von Wildheufl\u00e4chen, Renaturierungen, Revitalisierungen von Bachl\u00e4ufen, Reussdelta usw. -, umzusetzen. Glauben Sie, ich h\u00e4tte zur Korporation Uri oder zur Korporation Ursen, die die Grundbesitzer der gr\u00f6ssten Fl\u00e4chen, praktisch der gesamten Landschaft im Kanton sind, gehen und ihnen sagen k\u00f6nnen, was sie zu tun haben? Die haben seit Jahrhunderten f\u00fcr diese Regionen geschaut. Das heisst, die Kantone m\u00fcssen vor Ort ihre Arbeit machen. </p>\n<p>Nicht zu vergessen: Ich habe auch oft Zusammenst\u00f6sse gehabt mit der Landwirtschaft, das gebe ich zu. Aber wir k\u00f6nnen Biodiversit\u00e4t ohne die Bauern nicht machen. Es geht nicht. Wir brauchen ihr Know-how, wir brauchen ihre Maschinen, und wir brauchen ihren Willen. Wir k\u00f6nnen keine Biodiversit\u00e4tsfl\u00e4chen pflegen, ohne dass die Landwirtschaft uns hilft. Hier frage ich mich schon: Wo ist hier der Stolz der Kantone und Gemeinden, Herr \u00fcber ihre eigenen Gebiete zu sein und das zu machen, was zu machen ist und was auch in der Verfassung vorgeschrieben ist? </p>\n<p>Ich sage: Trotz all dem guten Willen, trotz dem Handlungsbedarf und gerade weil wir die Grundlagen haben, k\u00f6nnen wir mit diesem Vorschlag nicht weiterkutschieren. Es braucht einen anderen Weg. Es bedarf einer sorgf\u00e4ltigen \u00dcberlegung und eines ausgewogenen Ansatzes, der die [PAGE 584] Zusammenarbeit aller relevanten Akteure vor Ort und den Vollzug st\u00e4rkt, und dies im Rahmen der bestehenden Gesetzgebung. Deshalb habe ich ein Postulat eingereicht. Ein Postulat ist es nicht nur deshalb, weil eine Motion durch beide R\u00e4te m\u00fcsste, sondern weil wir es hier im St\u00e4nderat machen k\u00f6nnen. Es ist ein Postulat, das den Bundesrat auffordert, gemeinsam mit den Kantonen und anderen Akteuren verbindliche Vereinbarungen oder ein Memorandum of Understanding mit den Kantonen oder was auch immer - ich lasse das relativ offen - zur St\u00e4rkung des Schutzes der Biodiversit\u00e4t und zum korrekten Vollzug der anstehenden Aufgaben zu erarbeiten. So k\u00f6nnen wir rasch reagieren. </p>\n<p>Wissen Sie, wie lange es geht, bis wir die Richtpl\u00e4ne angepasst haben? Wenn wir jetzt an einer Vereinbarung zwischen Bund und Kantonen arbeiten k\u00f6nnen, kommen wir rasch vorw\u00e4rts. Gem\u00e4ss Artikel 48 der Bundesverfassung k\u00f6nnen die Kantone Vertr\u00e4ge miteinander abschliessen, und der Bund kann mitwirken. Eine solche Vereinbarung[NB]m\u00fcsste die Interessen der Landwirtschaft ber\u00fccksichtigen, den Schutz und Ausbau der Biodiversit\u00e4t gew\u00e4hrleisten, ein Augenmerk auf die Vernetzung von diesen Lebensr\u00e4umen und auf die Siedlungsgebiete legen und das Subsidiarit\u00e4tsprinzip anwenden. Man k\u00f6nnte auch die lokale Bev\u00f6lkerung, die Zivilgesellschaft, NGO usw. mit einbeziehen.</p>\n<p>Statt uns auf gesetzlicher Ebene zu zerstreiten, ohne ein konkretes Ziel zu erreichen, sollten wir hier besser konkret arbeiten. Ich glaube, wir w\u00e4ren in der Umsetzung schneller. Das ist zielf\u00fchrender, und man hat die Verantwortung vor Ort. Das Einbringen aller Akteure w\u00e4re m\u00f6glich. Es ist und w\u00e4re, sofern der Bundesrat hier Entgegenkommen signalisiert, ein zwar informeller, aber indirekter und glaubw\u00fcrdigerer Gegenvorschlag, um die Ziele zu erreichen.</p>\n</pd_text>","MeetingCouncilAbbreviation":"S","MeetingDate":"20230613","MeetingVerbalixOid":3721,"IdSession":"5121","SpeakerFirstName":"Heidi","SpeakerLastName":"Z'graggen","SpeakerFullName":"Z'graggen Heidi","SpeakerFunction":"Mit-F","CouncilId":2,"CouncilName":"Consiglio degli Stati","CantonId":4,"CantonName":"Uri","CantonAbbreviation":"UR","ParlGroupName":"Il Gruppo del Centro. Alleanza del Centro. 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Ich m\u00f6chte einige Worte aus der Sicht der produzierenden Landwirtschaft sagen.</p>\n<p>Ich bitte Sie, nicht auf den indirekten Gegenvorschlag zur Biodiversit\u00e4ts-Initiative einzutreten. Dieser geht viel zu weit und \u00fcbertrifft in einigen Punkten sogar die Forderungen der Initiative. Zudem sind neue gesetzliche Rahmenbedingungen unn\u00f6tig, da die aktuelle rechtliche Grundlage gen\u00fcgt. Der Kommissionssprecher, St\u00e4nderat Rieder, hat das eindr\u00fccklich erkl\u00e4rt. Daraus geht eben auch hervor, dass ein Nebeneinander von Landwirtschaft und Biodiversit\u00e4t schon stattfindet. Dar\u00fcber hinaus missachtet der Gegenvorschlag die Chance, direkt auf betroffene Interessengruppen einzugehen sowie die Schutz- und Nutzungsinteressen ausgewogen zu ber\u00fccksichtigen. Auch die Initiative geht viel zu weit und ist somit abzulehnen.</p>\n<p>Was tut die Landwirtschaft schon heute? Rund 19 Prozent der Biodiversit\u00e4tsf\u00f6rderfl\u00e4chen (BFF) liegen auf landwirtschaftlichen Nutzfl\u00e4chen. Bl\u00fchstreifen, extensive Wiesen, Brachen, Hecken und Anlagen f\u00fcr Hochstamm-Obstb\u00e4ume werden kontinuierlich gepflegt und angelegt. Die Zwischenziele der Agrarpolitik 2014-2017 und der Agrarpolitik 2018-2021 sind weitgehend erreicht. Das heisst konkret: 80[NB]000 Hektar BFF der Qualit\u00e4t 1 liegen in der Talzone, 43 Prozent BFF wurden sogar mit Qualit\u00e4t 2 ausgezeichnet, und 87 Prozent der BFF sind vernetzt. Zudem wurden zahlreiche Ressourcenprojekte, welche die Biodiversit\u00e4t f\u00f6rdern, erfolgreich umgesetzt.</p>\n<p>Folgende sechs Punkte sprechen f\u00fcr mich klar gegen diesen indirekten Gegenvorschlag:</p>\n<p>1.[NB]Der Aufbau der \u00f6kologischen Infrastruktur f\u00fchrt aufgrund der daf\u00fcr ben\u00f6tigten Fl\u00e4chen zu einer massiven Schw\u00e4chung der Nahrungsmittelproduktion und steht somit im Widerspruch dazu. Jedoch muss die Nahrungsmittelproduktion weiterhin das Hauptziel des Kulturlandes und insbesondere der Fruchtfolgefl\u00e4chen bleiben. Der Selbstversorgungsgrad darf in der Schweiz nicht noch weiter absinken. In Anbetracht der ben\u00f6tigten Resilienz der Schweiz und der Krisen, die wir erlebt haben, muss er sogar ansteigen.</p>\n<p>2.[NB]Dem Bundesrat werden zu viele Kompetenzen \u00fcbertragen, insbesondere die Verantwortung f\u00fcr die Festlegung der die \u00f6kologische Infrastruktur bildenden Kern- und Vernetzungsgebiete sowie deren Qualit\u00e4t und deren Umfang. Der Nationalrat korrigiert diese Tendenz in keiner Weise und ber\u00fccksichtigt weder die Biodiversit\u00e4tsfl\u00e4chen noch die artenreichen Gr\u00fcnland- und Streufl\u00e4chen im S\u00f6mmerungsgebiet.</p>\n<p>3.[NB]Gem\u00e4ss Bundesrat und Nationalrat soll die Festlegung von Kern- und Vernetzungsgebieten \u00fcber die Richtplanung erfolgen. Richtpl\u00e4ne sind bekanntlich beh\u00f6rdenverbindlich. F\u00fcr die Grundeigent\u00fcmer und Bewirtschafter der betroffenen Fl\u00e4chen hat dies weitgehende negative Folgen. Eine Standort\u00e4nderung der Biodiversit\u00e4tsfl\u00e4chen w\u00e4re nur noch \u00fcber eine \u00c4nderung der Richtpl\u00e4ne m\u00f6glich. K\u00f6nnen Sie sich vorstellen, wie dann die Bauern ihre Fruchtfolge planen? Das w\u00e4re gar nicht mehr m\u00f6glich. Es ist also ein Eingriff in die nachhaltig produzierende Landwirtschaft.</p>\n<p>4.[NB]Die Kantone sind dazu verpflichtet, Biotope von regionaler oder lokaler Bedeutung zu bestimmen. Dies w\u00fcrde zu einer Ausweitung der bereits gesch\u00fctzten Gebiete sowie zu zus\u00e4tzlichen Nutzungsbeschr\u00e4nkungen f\u00fcr die betroffenen landwirtschaftlichen Fl\u00e4chen f\u00fchren. Dadurch w\u00fcrden gr\u00f6ssere oder grosse Zielkonflikte auch mit dem Tourismus und insbesondere auch mit der Energieproduktion entstehen.</p>\n<p>5.[NB]Die Umsetzung der \u00f6kologischen Infrastruktur verursacht hohe Kosten. Der Nationalrat schl\u00e4gt daher zus\u00e4tzliche Kredite und Subventionen in den Bestimmungen des Jagd- und des Fischereigesetzes vor - das ist gut und recht. Gleichzeitig wird der Lohn f\u00fcr den Aufwand der Landwirte und Landwirtinnen v\u00f6llig ignoriert. Es ist doch nicht akzeptabel, dass die Anforderungen angehoben werden, ohne dass die damit verbundene Arbeit entsch\u00e4digt wird, zumal der Verlust von Produktionsfl\u00e4chen einen nicht zu untersch\u00e4tzenden Einkommensverlust f\u00fcr die betroffenen Bauern bedeuten w\u00fcrde.</p>\n<p>6.[NB]F\u00fcr die Umsetzung des Gegenvorschlages sch\u00e4tzt der Bundesrat die pro Jahr erforderlichen Mittel auf 96 Millionen Franken. Angesichts der finanzpolitischen Lage des Bundes sind solche Mehrausgaben f\u00fcr mich nicht zu verantworten.</p>\n<p>Eigentlich handelt es sich bei beiden Vorlagen um Initiativen zum Abbau einer produzierenden Landwirtschaft. Aus diesen Gr\u00fcnden bitte ich Sie, nicht auf den Gegenvorschlag einzutreten und die Initiative abzulehnen.</p>\n</pd_text>","MeetingCouncilAbbreviation":"S","MeetingDate":"20230613","MeetingVerbalixOid":3721,"IdSession":"5121","SpeakerFirstName":"Werner","SpeakerLastName":"Salzmann","SpeakerFullName":"Salzmann Werner","SpeakerFunction":"Mit-M","CouncilId":2,"CouncilName":"Consiglio degli Stati","CantonId":2,"CantonName":"Berna","CantonAbbreviation":"BE","ParlGroupName":"Gruppo dell'Unione democratica di Centro","ParlGroupAbbreviation":"V","SortOrder":8,"Start":"\/Date(1686650537250)\/","End":"\/Date(1686650875087)\/","Function":"Mit-M","DisplaySpeaker":true,"LanguageOfText":"DE","Modified":"\/Date(1765889160917)\/","StartTimeWithTimezone":"\/Date(1686650537250+0120)\/","EndTimeWithTimezone":"\/Date(1686650875087+0120)\/","VoteBusinessNumber":null,"VoteBusinessShortNumber":null,"VoteBusinessTitle":null},{"__metadata":{"id":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322802L,Language='IT')","uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322802L,Language='IT')","type":"itsystems.Pd.DataServices.DataModel.Transcript"},"Subjects":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322802L,Language='IT')/Subjects"}},"MembersCouncil":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322802L,Language='IT')/MembersCouncil"}},"Businesses":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322802L,Language='IT')/Businesses"}},"ID":"322802","Language":"IT","IdSubject":"61105","VoteId":null,"PersonNumber":525,"Type":1,"Text":"<pd_text><p>Zuerst zwei Vorbemerkungen:</p>\n<p>1.[NB]Sie haben einen Brief des Fischereiverbandes und der J\u00e4gerinnen und J\u00e4ger erhalten. Er ist nicht vom Pr\u00e4sidenten unterschrieben, nicht etwa, weil er inhaltlich nicht dahinterstehen k\u00f6nnte, sondern weil ich mir eigentlich selber keine Briefe schreibe. Deshalb hat der Vizepr\u00e4sident unterschrieben.</p>\n<p>2.[NB]Sie kennen den Begriff \"Phantomschmerz\". Das ist, wenn man Schmerzen an einem K\u00f6rperteil empfindet, der gar nicht mehr existiert, weil er irgendeinmal amputiert worden ist. Wir f\u00fchren hier eine Phantomdebatte. Der Kommissionssprecher, Kollege F\u00e4ssler, Kollege Stark haben auf absolut hohem fachlichem Niveau und in einer absolut tiefgehenden Analyse \u00fcber Probleme gesprochen, die heute nicht zur Debatte stehen - das ist das Problem. Heute sprechen wir lediglich dar\u00fcber, ob wir dar\u00fcber sprechen wollen. Bei einer normalen Eintretensdebatte haben wir irgendein Projekt auf dem Tisch, zu dem die Kommission Antr\u00e4ge stellt, und dann fragen wir: Wollen wir diese Antr\u00e4ge diskutieren? Aber heute diskutieren wir lediglich dar\u00fcber, ob wir \u00fcberhaupt diskutieren wollen. Deshalb ist es f\u00fcr mich ein bisschen eine Phantomdebatte.</p>\n<p>Was gibt es f\u00fcr Gr\u00fcnde, einen indirekten Gegenvorschlag abzulehnen? F\u00fcr mich gibt es eigentlich drei Gr\u00fcnde.</p>\n<p>1.[NB]Die Initiative ist derart absurd, dass sie absolut chancenlos ist, sodass man sie ruhig an der Urne vom Volk versenken lassen kann; es besteht eh kein Risiko, dass sie angenommen werden k\u00f6nnte. In diesem Fall aber w\u00fcrde ich sagen: Dies trifft hier nicht zu. Die Initiative hat durchaus ein paar Widerhaken, aber sie kommt nicht ungeschickt daher. Also scheidet Fall eins aus.</p>\n<p>2.[NB]Der zweite Fall, in dem man keinen indirekten Gegenvorschlag macht, ist, wenn man sagt: Die Initiative ist so gut, dass man ihr einfach zustimmen soll. Meinetwegen, mit dieser Analyse k\u00f6nnte ich leben, ein gr\u00f6sserer Teil des Rates wahrscheinlich eher nicht.</p>\n<p>3.[NB]Der dritte Fall ist: Es besteht schlicht und einfach kein Handlungsbedarf. Jetzt zu sagen, dass kein Handlungsbedarf bestehe, finde ich, ehrlich gesagt, ziemlich tough und mutig, um nicht zu sagen \u00fcberm\u00fctig.</p>\n<p>Der Kommissionssprecher, Kollege F\u00e4ssler und Kollege Stark haben nun inhaltliche Kritik ge\u00e4ussert. Weil ich wusste, dass wir da keine Phantomdebatte f\u00fchren sollten, habe ich mich, ehrlich gesagt, inhaltlich auch nicht entsprechend vorbereitet. Aber ich weiss von den drei Kollegen, dass sie fachlich sehr kompetent sind. Es w\u00e4re ausserordentlich spannend, \u00fcber genau diese Fragen zu sprechen. Doch hierf\u00fcr m\u00fcssen wir Eintreten beschliessen, dann geht die Geschichte an die Kommission, sodass sich diese inhaltlich zu all diesen vielleicht falschen oder kritischen oder heiklen Punkten \u00e4ussern kann. Wenn wir jedoch nicht eintreten, ist die Sache einfach erledigt. Gut, es ginge gem\u00e4ss dem Verfahren nochmals in den Nationalrat und k\u00e4me dann wieder zur\u00fcck. Der St\u00e4nderat hat sich in letzter Zeit allerdings nicht durch besondere Flexibilit\u00e4t ausgezeichnet, sodass er wahrscheinlich ein zweites Mal Nichteintreten beschliessen w\u00fcrde, womit der Ballon geplatzt w\u00e4re. Wir k\u00f6nnten dann nicht mehr \u00fcber die heiklen Punkte sprechen.</p>\n<p>\u00dcber all die Kritikpunkte, die insbesondere auch Daniel F\u00e4ssler und Jakob Stark angef\u00fchrt haben, k\u00f6nnen wir in der Kommission diskutieren. Ich staune, wie drei gestandene St\u00e4nder\u00e4te einfach sagen, dass das eine schlechte Ausgangslage sei, sodass man nicht eintreten wolle. Wer w\u00e4re, wenn nicht die drei Vorredner, sonst selbstsicher genug, zu sagen, es liege etwas auf dem Tisch, die Bundesratssache sei mittelpr\u00e4chtig geraten und auch der Nationalrat habe nur mittelm\u00e4ssig gearbeitet? Dann sagt man, wir sollten uns deshalb dahintermachen, einen tollen Gegenvorschlag auszuarbeiten. So viel Selbstvertrauen haben die drei Kollegen in der Regel. Ich traue ihnen auch zu, das tun zu k\u00f6nnen. Damit wir das aber \u00fcberhaupt machen k\u00f6nnen, m\u00fcssen wir heute Eintreten beschliessen. Deshalb: All die kritischen Anmerkungen - ich kann sie jetzt, aus der H\u00fcfte geschossen, nicht beurteilen - m\u00fcssten wir eigentlich in der Kommission vertiefen k\u00f6nnen. Das ist lediglich dann m\u00f6glich, wenn wir heute eintreten.</p>\n<p>Ich bitte Sie deshalb, dem Antrag der Kommissionsminderheit zuzustimmen, auf das Gesch\u00e4ft einzutreten und der Kommission den Auftrag zu erteilen, die Sache dann wirklich von Grund auf neu zu designen. Dazu ist die UREK-S imstande und in der Lage. Sie hat es in der Vergangenheit mehrmals bewiesen.</p>\n<p>Ich danke Ihnen, wenn Sie der Kommissionsminderheit folgen.</p>\n</pd_text>","MeetingCouncilAbbreviation":"S","MeetingDate":"20230613","MeetingVerbalixOid":3721,"IdSession":"5121","SpeakerFirstName":"Roberto","SpeakerLastName":"Zanetti","SpeakerFullName":"Zanetti Roberto","SpeakerFunction":"Mit-M","CouncilId":2,"CouncilName":"Consiglio degli Stati","CantonId":11,"CantonName":"Soletta","CantonAbbreviation":"SO","ParlGroupName":"Gruppo socialista","ParlGroupAbbreviation":"S","SortOrder":6,"Start":"\/Date(1686650002630)\/","End":"\/Date(1686650343187)\/","Function":"Mit-M","DisplaySpeaker":true,"LanguageOfText":"DE","Modified":"\/Date(1765889160917)\/","StartTimeWithTimezone":"\/Date(1686650002630+0120)\/","EndTimeWithTimezone":"\/Date(1686650343187+0120)\/","VoteBusinessNumber":null,"VoteBusinessShortNumber":null,"VoteBusinessTitle":null},{"__metadata":{"id":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322816L,Language='IT')","uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322816L,Language='IT')","type":"itsystems.Pd.DataServices.DataModel.Transcript"},"Subjects":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322816L,Language='IT')/Subjects"}},"MembersCouncil":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322816L,Language='IT')/MembersCouncil"}},"Businesses":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=322816L,Language='IT')/Businesses"}},"ID":"322816","Language":"IT","IdSubject":"61105","VoteId":null,"PersonNumber":4078,"Type":1,"Text":"<pd_text><p>Ich ergreife das Wort, weil ich auf einen Aspekt hinweisen m\u00f6chte, der in dieser Diskussion noch nicht erw\u00e4hnt wurde. Es geht um Folgendes: Ist denn der Gegenvorschlag oder diese Initiative die richtige Massnahme, um die Biodiversit\u00e4t zu f\u00f6rdern? Aus meiner Sicht ist die Antwort Nein. Deshalb lehne ich den Gegenvorschlag auch ab.</p>\n<p>Mit unseren Kommissionsunterlagen haben wir einen Bericht zur Kenntnis genommen, wonach das gr\u00f6sste Problem bei der Biodiversit\u00e4t eigentlich die Bundessubventionen sind, die wir sprechen. Es handelt sich um den Grundlagenbericht \"Biodiversit\u00e4tssch\u00e4digende Subventionen in der Schweiz\"; er ist bekannt, er wurde publiziert. Wenn wir uns wirklich um den effektiven Schutz der Biodiversit\u00e4t k\u00fcmmern und ihn ernst nehmen w\u00fcrden, dann m\u00fcssten wir keinen solchen indirekten Gegenvorschlag machen, der technokratisch aufgebaut ist, der bei zus\u00e4tzlichen Fl\u00e4chen ansetzt und neue Schutzobjekte ausweist, die man dann noch miteinander vernetzt. Neben allen Schutzgebieten und allen Sektoralpolitiken definiert er nochmals Fl\u00e4chen. Vielmehr m\u00fcssten wir uns doch politisch die Frage stellen: Ja, wollen wir die Subventionen, die wir sprechen, in der Energie, in der Landwirtschaft? </p>\n<p>Ich habe diese Subventionen unterst\u00fctzt. Politik ist nicht widerspruchsfrei, Politik hat Gewichtungen vorzunehmen. Ich bin daf\u00fcr, dass wir die Wasserkraft ausbauen. Ich habe auch dem \"Solar-Express\" zugestimmt. Wir wissen alle: Das hat Auswirkungen auf die Biodiversit\u00e4t. Wenn wir das nicht mehr wollen, dann seien wir doch viel konsequenter und lehnen all die Subventionen ab. Dann w\u00e4re es viel einfacher, wir h\u00e4tten viel mehr erreicht als hiermit, wo wir einen vom Bund vorgeschlagenen technokratischen Ansatz verfolgen. Ich will das ja nicht und bin ehrlich: Ich lehne den Gegenvorschlag ab. </p>\n<p>Ich unterst\u00fctze die heutige Politik. Aber diejenigen, die die Biodiversit\u00e4t effektiv f\u00f6rdern wollen, sollen doch bei den Gesetzgebungen der Sektoralpolitik ansetzen, die hier aufgef\u00fchrt sind und bei denen biodiversit\u00e4tssch\u00e4digende Beschl\u00fcsse gefasst werden. Dann k\u00f6nnen Sie kommen, dann k\u00f6nnen wir das diskutieren. Ich bin \u00fcberzeugt, dass die Mehrheit in einer Gewichtung und Abw\u00e4gung dann halt trotzdem vielleicht die Landwirtschaft und die Energiepolitik so st\u00fctzt. Das sind meine Gr\u00fcnde.</p>\n<p>Gerade aus der Perspektive eines Gebirgskantons k\u00f6nnte ich noch viele Details hinzuf\u00fcgen. Wir haben allein seit 2015 40 Prozent mehr naturgesch\u00fctzte Fl\u00e4chen im Kanton Graub\u00fcnden. Es gibt heute auch keinen Rechtsschutz f\u00fcr die Betroffenen. Es gibt nur in diesem Sinne Recht: Es wird einfach beh\u00f6rdenverbindlich einmal festgelegt. Wir haben hier eklatante Fragestellungen vor uns. Daher k\u00f6nnte man Kollege Zanetti noch recht geben: Wenn man dann eintritt, w\u00fcrde ich mich nat\u00fcrlich daf\u00fcr einsetzen, dass gerade diese Aspekte neu geregelt und korrigiert w\u00fcrden. Aber das ist auch nicht das Thema. Ich glaube, die bestehende Grundlage hat sich so weit eingespielt. Es sind demokratische Prinzipien.</p>\n<p>Denjenigen St\u00e4dten, Gemeinden und Kantonen, die uns geschrieben haben, wir sollten doch darauf eintreten, w\u00fcrde ich beliebt machen, auf ihrem eigenen Gebiet sofort anzufangen, statt uns zu schreiben. Es liegt in ihrer Kompetenz, das zu tun. Man muss hier nicht darauf warten, dass der Bund das dann zentralistisch festlegt. Liebe St\u00e4dte und Gemeinden, wenn das wirklich wichtig ist, liegt es in eurer Hand, das selbst in euren Bauordnungen, in euren Beschl\u00fcssen vorzuziehen. </p>\n<p>Deshalb erachte ich den Beschluss unserer Kommission auch nicht als Arbeitsverweigerung. Es waren sehr intensive, ausgewogene Sitzungen. Wir haben auch die Details schon besprochen: Kann man diesen indirekten Gegenvorschlag so korrigieren, dass er eine Form annimmt, in welcher er dem Ziel gerecht werden kann? Kann man dies so tun, dass hier nicht nur Bundeskompetenzen statuiert werden? Da sind wir zum Schluss gekommen: Nein, wir kommen hiermit nicht zu einem Ziel. </p>\n<p>Deshalb beantrage ich Ihnen hier, nicht auf diesen indirekten Gegenvorschlag einzutreten.</p>\n</pd_text>","MeetingCouncilAbbreviation":"S","MeetingDate":"20230613","MeetingVerbalixOid":3721,"IdSession":"5121","SpeakerFirstName":"Martin","SpeakerLastName":"Schmid","SpeakerFullName":"Schmid Martin","SpeakerFunction":"Mit-M","CouncilId":2,"CouncilName":"Consiglio degli Stati","CantonId":18,"CantonName":"Grigioni","CantonAbbreviation":"GR","ParlGroupName":"Gruppo liberale radicale","ParlGroupAbbreviation":"RL","SortOrder":11,"Start":"\/Date(1686651900487)\/","End":"\/Date(1686652189300)\/","Function":"Mit-M","DisplaySpeaker":true,"LanguageOfText":"DE","Modified":"\/Date(1765889160933)\/","StartTimeWithTimezone":"\/Date(1686651900487+0120)\/","EndTimeWithTimezone":"\/Date(1686652189300+0120)\/","VoteBusinessNumber":null,"VoteBusinessShortNumber":null,"VoteBusinessTitle":null}]},"ID":"61105","Language":"IT","IdMeeting":"4778","VerbalixOid":718606,"SortOrder":3,"Modified":"\/Date(1765889160870)\/"}}