{"d":{"__metadata":{"id":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=82689L,Language='DE')","uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=82689L,Language='DE')","type":"itsystems.Pd.DataServices.DataModel.Transcript"},"Subjects":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=82689L,Language='DE')/Subjects"}},"MembersCouncil":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=82689L,Language='DE')/MembersCouncil"}},"Businesses":{"__deferred":{"uri":"https://ws.parlament.ch/OData.svc/Transcript(ID=82689L,Language='DE')/Businesses"}},"ID":"82689","Language":"DE","IdSubject":"13081","VoteId":null,"PersonNumber":827,"Type":1,"Text":"<pd_text><p>Je ferai tout d'abord quelques remarques sur le rapport de politique \u00e9trang\u00e8re 2007, publi\u00e9 en juin 2007, qui passe en revue certaines activit\u00e9s prioritaires accomplies en 2006. Ce rapport n'a pas la pr\u00e9tention d'\u00eatre exhaustif. A l'\u00e8re de la mondialisation, il n'y a plus gu\u00e8re de domaines qui ne soient plus ou moins fortement internationalis\u00e9s, et vouloir dresser un inventaire exhaustif de toutes les activit\u00e9s de politique \u00e9trang\u00e8re serait tout simplement impossible. Notre intention, avec ce rapport, a \u00e9t\u00e9 de donner au Parlement, ainsi que de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 tout le public int\u00e9ress\u00e9, une vue d'ensemble utile.</p>\n<p>De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, notre politique a pour but de maintenir des relations bilat\u00e9rales aussi suivies et \u00e9tendues que possible, conform\u00e9ment au principe d'universalit\u00e9, en promouvant le respect du droit international, en veillant \u00e0 une configuration optimale de nos relations avec l'Union europ\u00e9enne qui nous entoure et qui est notre principal partenaire. L'objectif est donc d'avoir des relations suivies, Monsieur Frick, et cela veut dire entretenir de bonnes relations avec tous les Etats, en particulier avec les principaux partenaires et les Etats qui nous entourent, \u00e0 savoir avec l'Union europ\u00e9enne.</p>\n<p>Je vous rappelle que j'ai propos\u00e9 en 2005 au Conseil f\u00e9d\u00e9ral de bien vouloir adopter des strat\u00e9gies dans nos relations bilat\u00e9rales avec nos principaux partenaires, ce que le Conseil f\u00e9d\u00e9ral a commenc\u00e9 de faire. Ces strat\u00e9gies suisses, accept\u00e9es par le Conseil f\u00e9d\u00e9ral, ont donn\u00e9 lieu \u00e0 la signature de Memoranda of Understanding avec nos principaux partenaires, c'est-\u00e0-dire \u00e0 des relations institutionnalis\u00e9es plus r\u00e9guli\u00e8res, plus suivies, avec nos principaux partenaires, \u00e0 savoir avec les Etats-Unis, la Russie, la Chine, et nous continuons maintenant avec le Br\u00e9sil et d'autres pays. Il s'agit aussi d'associer \u00e0 cette volont\u00e9 de mieux d\u00e9finir nos int\u00e9r\u00eats et la mani\u00e8re de les d\u00e9fendre, la volont\u00e9 de coordonner mieux la politique \u00e9trang\u00e8re.</p>\n<p>Monsieur le rapporteur a fait allusion aux accords d'objectifs, le premier ayant \u00e9t\u00e9 conclu maintenant avec le D\u00e9partement f\u00e9d\u00e9ral de l'int\u00e9rieur en mati\u00e8re de politique \u00e9trang\u00e8re de sant\u00e9. D'autres vont suivre, j'esp\u00e8re, bient\u00f4t dans les domaines \u00e9nerg\u00e9tique et climatique, l\u00e0 o\u00f9 les besoins se font le plus fortement ressentir.</p>\n<p>La politique europ\u00e9enne de la Suisse est donc une priorit\u00e9 de la politique \u00e9trang\u00e8re - on n'y reviendra pas en d\u00e9tail dans ce rapport g\u00e9n\u00e9ral, puisque vous avez d'ores et d\u00e9j\u00e0 eu l'occasion d'\u00eatre inform\u00e9s tr\u00e8s r\u00e9guli\u00e8rement l\u00e0-dessus. Je n'y reviendrai donc pas maintenant, sauf pour vous dire que c'est le point central de la politique \u00e9trang\u00e8re de la Suisse.</p>\n<p>Par rapport au jugement formul\u00e9 par Monsieur Frick, je crois qu'en mati\u00e8re de politique europ\u00e9enne, nous avons prouv\u00e9 que nous avons une politique qui est durable, suivie, et cela \u00e9galement dans nos relations avec nos principaux partenaires. J'ajoute aussi la volont\u00e9 de d\u00e9velopper maintenant les relations avec les petits Etats, lesquels ont une voix aux Nations Unies, ainsi que beaucoup de points et d'int\u00e9r\u00eats communs avec la Suisse, notamment dans le domaine du d\u00e9veloppement du droit international. Il nous para\u00eet ainsi important de d\u00e9velopper aussi nos relations avec les petits Etats.</p>\n<p>Le rapport de politique \u00e9trang\u00e8re 2007 passe en revue plusieurs engagements de notre pays, notamment en mati\u00e8re de politique de paix. La Suisse b\u00e9n\u00e9ficie d'une longue tradition humanitaire; elle n'appartient \u00e0 aucune alliance militaire, elle n'est pas soup\u00e7onn\u00e9e d'avoir des intentions cach\u00e9es; c'est un pays neutre. Elle est particuli\u00e8rement bien plac\u00e9e pour apporter, en mati\u00e8re de politique de paix, une contribution utile et appr\u00e9ci\u00e9e.</p>\n<p>On ne peut pas ignorer que ce qui se passe \u00e0 l'ext\u00e9rieur de nos fronti\u00e8res, que ce soit en mati\u00e8re de sant\u00e9, de s\u00e9curit\u00e9, de migrations, de commerce, d'\u00e9conomie ou encore d'\u00e9nergie, a une influence directe sur notre vie quotidienne et sur ce qui se passe ici en Suisse. Vous l'avez \u00e9voqu\u00e9, Monsieur Frick, les d\u00e9cisions prises au niveau de la communaut\u00e9 internationale, l'instabilit\u00e9, parfois, qui peut se produire loin de chez nous, ont une influence chez nous, par exemple en termes de flux migratoires.</p>\n<p>Notre engagement en faveur de la stabilit\u00e9 de notre environnement trouve sa source tant dans un id\u00e9al de solidarit\u00e9 que dans le fait de d\u00e9fendre l'int\u00e9r\u00eat bien compris de la Suisse. Cette constatation vaut aussi bien pour notre engagement en mati\u00e8re de politique de paix que pour notre engagement en mati\u00e8re de coop\u00e9ration au d\u00e9veloppement.</p>\n<p>En ce qui concerne la coop\u00e9ration au d\u00e9veloppement, la pes\u00e9e d'int\u00e9r\u00eats qui doit avoir lieu entre deux p\u00f4les d'action est bel et bien faite. Ces deux p\u00f4les, ce sont la n\u00e9cessit\u00e9 d'\u00eatre pr\u00e9sents le plus possible \u00e0 l'\u00e9tranger - c'est-\u00e0-dire la n\u00e9cessit\u00e9 du principe d'universalit\u00e9, principe de base de notre politique \u00e9trang\u00e8re - et la n\u00e9cessit\u00e9 d'efficacit\u00e9 dans nos programmes - \u00e0 savoir la capacit\u00e9 d'avoir des moyens suffisants pour d\u00e9velopper des programmes dans les diff\u00e9rents pays et pour avoir une pr\u00e9sence significative. Cette pes\u00e9e d'int\u00e9r\u00eats est faite r\u00e9guli\u00e8rement dans les messages qui soutiennent les cr\u00e9dits d'engagement fr\u00e9quemment soumis au Parlement. Elle sera faite en fonction des demandes des commissions de contr\u00f4le, soyez-en assur\u00e9s.</p>\n<p>Cependant, je dois vous mettre en garde contre une volont\u00e9 de concentration trop importante. Etant donn\u00e9 que le budget de la coop\u00e9ration au d\u00e9veloppement a \u00e9t\u00e9 r\u00e9duit, il est maintenant maigre en comparaison internationale. Trop concentr\u00e9, il ne nous apporterait pas significativement plus d'efficacit\u00e9, mais r\u00e9duirait en revanche fortement la pr\u00e9sence suisse en mati\u00e8re de coop\u00e9ration au d\u00e9veloppement. Or cette pr\u00e9sence constitue un aspect de notre politique \u00e9trang\u00e8re, un aspect qui domine m\u00eame les relations avec certains pays, en particulier les pays en voie de d\u00e9veloppement. Je me r\u00e9jouis donc des discussions que nous aurons \u00e0 ce [PAGE 1160] propos sur la base du message concernant la continuation de la coop\u00e9ration technique et de l'aide financi\u00e8re en faveur des pays en d\u00e9veloppement.</p>\n<p>Monsieur Reimann Maximilian nous a pos\u00e9 la question de la succession de Monsieur Walter Fust. Nous avons publi\u00e9 les offres d'emploi avant No\u00ebl, mais je n'ai pas l'intention de nommer un successeur \u00e0 Monsieur Fust avant que le projet de r\u00e9organisation de la DDC que nous venons d'entreprendre soit termin\u00e9. Je ne souhaite pas d\u00e9signer quelqu'un qui ne soit pas d'accord avec l'organisation revue de la DDC; nous sommes en train de revoir et d'\u00e9tudier \u00e0 nouveau les processus de fonctionnement de la DDC pour voir s'il n'y a pas une fa\u00e7on encore plus efficace de faire fonctionner la DDC et de lui donner encore plus de force qu'elle n'en a \u00e0 l'heure actuelle.</p>\n<p>La derni\u00e8re partie du rapport porte sur la coop\u00e9ration multilat\u00e9rale dans le cadre des Nations Unies et d'autres organisations internationales. Eu \u00e9gard \u00e0 l'interd\u00e9pendance croissante des Etats li\u00e9e \u00e0 la mondialisation, le cadre multilat\u00e9ral se pr\u00eate bien \u00e0 r\u00e9gler les relations, tout particuli\u00e8rement pour un pays comme la Suisse, qui ne veut ni ne peut exercer une politique de puissance, et qui a int\u00e9r\u00eat \u00e0 s'appuyer sur la force du droit en tant que facteur de r\u00e9glementation des relations internationales. Le cadre multilat\u00e9ral, pour nous, vous le savez, est tr\u00e8s pr\u00e9cieux.</p>\n<p>Nous c\u00e9l\u00e9brons cette ann\u00e9e les cinq ans de notre adh\u00e9sion aux Nations Unies et le bilan de notre participation, Monsieur Reimann, est clairement positif. Je m'excuse, je ne suis pas en train d'encenser ma personne ou le DFAE, bien que nous ayons des collaborateurs formidables, qui font un travail exceptionnel, en particulier dans notre mission \u00e0 New York. La Suisse a r\u00e9ussi \u00e0 avoir une influence plus que proportionnelle par rapport \u00e0 sa grandeur; ce n'est pas mon \u00e9valuation, mais celle de l'ancien secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral des Nations Unies, Monsieur Kofi Annan, qui constatait que l'influence de la Suisse \u00e9tait sup\u00e9rieure \u00e0 son poids et \u00e0 sa grandeur g\u00e9ographique. Par cons\u00e9quent, je crois qu'il faut dire quand les choses vont bien, il faut dire quels sont les succ\u00e8s. Ce n'est pas une fa\u00e7on d'encenser une personne ou un d\u00e9partement, mais cela consiste simplement \u00e0 constater que nous pouvons avoir du succ\u00e8s si nous concentrons notre strat\u00e9gie dans des domaines o\u00f9 la Suisse a des comp\u00e9tences et des avantages par rapport \u00e0 d'autres pays.</p>\n<p>Si vous parlez de communication, il y a un dossier en commun avec un de nos grands voisins, celui de la Colombie. Remarquez combien est diff\u00e9rente l'attitude des deux pays dans ce dossier et vous aurez compris que la Suisse ne se profile pas pour des raisons de communication, mais qu'elle a, sur le plan international, une attitude tr\u00e8s modeste, et je trouve parfois m\u00eame trop modeste.</p>\n<p>Toujours dans le contexte de notre politique multilat\u00e9rale, je voudrais dire que j'ai pris bonne note du souhait du Parlement, exprim\u00e9 dans le cadre de l'examen de la nouvelle loi sur l'Etat h\u00f4te, de b\u00e9n\u00e9ficier \u00e0 l'avenir d'informations r\u00e9guli\u00e8res concernant les privil\u00e8ges, les immunit\u00e9s et les facilit\u00e9s, ainsi que les aides financi\u00e8res accord\u00e9s en vertu de la loi sur l'Etat h\u00f4te. Nous en tiendrons compte dans les prochains rapports de politique ext\u00e9rieure, d\u00e8s l'entr\u00e9e en vigueur de la loi, ce qui va intervenir au d\u00e9but de 2008.</p>\n<p>Le r\u00f4le d'Etat h\u00f4te est le seul agenda cach\u00e9 qu'a la Suisse. Je dois dire que nous avons fait un grand travail pour renforcer ce r\u00f4le d'Etat h\u00f4te, et en particulier la Gen\u00e8ve internationale, avec la fusion de l'Institut universitaire de hautes \u00e9tudes internationales et de l'Institut universitaire d'\u00e9tudes du d\u00e9veloppement, avec la mise en place de l'Acad\u00e9mie de droit international humanitaire et de droits humains. Pour celles et ceux, comme Monsieur David, qui pensent qu'il y a l\u00e0 un domaine o\u00f9 nous devrions \u00eatre actifs, nous le sommes au moyen de la mise en place de l'Acad\u00e9mie du droit international humanitaire et de droits humains.</p>\n<p>Nous sommes beaucoup plus prudents sur la question du d\u00e9veloppement des Conventions de Gen\u00e8ve ou de la nouvelle discussion des Conventions de Gen\u00e8ve, dans la mesure o\u00f9 il y a des enjeux tr\u00e8s importants du point de vue du droit international humanitaire. Nous pensons que le contexte politique n'est pas favorable \u00e0 l'heure actuelle et que nous risquerions d'aller \u00e0 reculons plut\u00f4t que d'avancer dans la voie du d\u00e9veloppement du droit international humanitaire li\u00e9 aux conventions de Gen\u00e8ve. C'est la raison pour laquelle nous sommes prudents sur ce point-l\u00e0, mais nous sommes toujours tr\u00e8s actifs dans le d\u00e9veloppement du droit international humanitaire en ce qui concerne ses aspects g\u00e9n\u00e9raux. Nous y avons bien s\u00fbr un grand int\u00e9r\u00eat. Voil\u00e0 pour la partie g\u00e9n\u00e9rale du rapport.</p>\n<p>Certains d'entre vous ont \u00e9voqu\u00e9 la question de l'appartenance au Conseil de s\u00e9curit\u00e9. Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral a toujours estim\u00e9 que la participation au Conseil de s\u00e9curit\u00e9 \u00e9tait une t\u00e2che qui d\u00e9coule de la qualit\u00e9 de membre de l'Organisation des Nations Unies. On peut rappeler que le Conseil f\u00e9d\u00e9ral a d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9 cette possibilit\u00e9 dans son rapport du 7 juin 1999 sur la politique de s\u00e9curit\u00e9 de la Suisse. Le droit de neutralit\u00e9 ne pose aucun obstacle \u00e0 un si\u00e8ge de la Suisse au Conseil de s\u00e9curit\u00e9, car ce droit n'est pas applicable aux mesures d\u00e9cid\u00e9es en vertu du chapitre VII de la Charte des Nations Unies. Ces mesures doivent \u00eatre mises en oeuvre par la Suisse, ind\u00e9pendamment du fait que nous soyons membre du Conseil de s\u00e9curit\u00e9 ou pas.</p>\n<p>Par cons\u00e9quent, la neutralit\u00e9 n'entre pas en contradiction avec l'appartenance au Conseil de s\u00e9curit\u00e9.</p>\n<p>Plusieurs Etats neutres - comme l'Autriche, la Su\u00e8de, la Finlande, l'Irlande - ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 membres du Conseil de s\u00e9curit\u00e9. L'inconv\u00e9nient de ne pas en \u00eatre membre, c'est que nous ne participons pas \u00e0 la d\u00e9finition des mandats, par exemple pour les op\u00e9rations de maintien de la paix ou de \"peace enforcement\". Ce sont les op\u00e9rations qui occasionnent les plus fortes augmentations de la contribution suisse au budget des Nations Unies. Par cons\u00e9quent, j'estime que comme membre des Nations Unies \u00e0 part enti\u00e8re la Suisse devrait avoir la capacit\u00e9 de faire des propositions, de participer \u00e0 l'\u00e9laboration des mandats pr\u00e9cit\u00e9s et aussi d'avoir des retours sur la mani\u00e8re dont ces op\u00e9rations se passent.</p>\n<p>On nous a demand\u00e9 d'\u00e9laborer un rapport sur la question de la participation au Conseil de s\u00e9curit\u00e9. Je me r\u00e9jouis de la discussion sur cette question que nous aurons avec vous en Commission de politique ext\u00e9rieure. Je pense que c'est important. Il ne s'agit pas d'une volont\u00e9 de mise en avant quelconque de ma part puisque la Suisse ne pourrait \u00eatre membre du Conseil de s\u00e9curit\u00e9, en posant sa candidature imm\u00e9diatement, qu'en 2020 au plus t\u00f4t. Vous voyez qu'il s'agit d'une question qui int\u00e9resse la politique \u00e9trang\u00e8re de la Suisse et non pas d'une question d'avantage personnel.</p>\n<p>Au sujet de la politique de neutralit\u00e9: je vous remercie de l'accueil fait aux trois rapports sur la politique de neutralit\u00e9. Celle-ci sert \u00e0 augmenter la confiance de l'\u00e9tranger dans la neutralit\u00e9 de la Suisse ainsi que la cr\u00e9dibilit\u00e9 de notre pays. Elle sert aussi \u00e0 \u00e9viter que la Suisse soit entra\u00een\u00e9e dans un conflit militaire international. Elle ne peut pas \u00eatre fix\u00e9e dans l'abstrait, elle se d\u00e9termine en fonction de nos obligations juridiques en tant qu'Etat neutre et elle doit \u00eatre adapt\u00e9e aux circonstances, \u00e0 la situation g\u00e9ographique actuelle.</p>\n<p>Nous n'avons pas chang\u00e9 de politique en mati\u00e8re de neutralit\u00e9, sauf pour ce qui ressortit \u00e0 ma volont\u00e9 de mettre en avant la politique de neutralit\u00e9 comme un avantage dans la politique \u00e9trang\u00e8re de la Suisse. C'est un avantage - la neutralit\u00e9 nous distingue des autres Etats - qui fait que nous inspirons une confiance chez d'autres partenaires internationaux, parce que la Suisse n'a pas d'agenda cach\u00e9 et qu'elle agit comme un acteur neutre.</p>\n<p>Monsieur Frick, ne vous en d\u00e9plaise, j'ai \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s bien re\u00e7ue par Monsieur Sharon avant son accident et sa maladie. J'ai eu un entretien tr\u00e8s int\u00e9ressant avec lui. Au surplus, nous avons beaucoup travaill\u00e9 avec Isra\u00ebl sur le dossier de l'embl\u00e8me, c'est-\u00e0-dire sur l'appartenance du Magen David Adom de la soci\u00e9t\u00e9 isra\u00e9lienne au Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. La Suisse a jou\u00e9 l\u00e0 un r\u00f4le moteur et elle a donn\u00e9 \u00e0 Isra\u00ebl sa premi\u00e8re victoire sur un plan multilat\u00e9ral. Nous en avons eu des \u00e9chos tr\u00e8s positifs; les Isra\u00e9liens ont \u00e9t\u00e9 reconnaissants pour ce tr\u00e8s fort engagement. [PAGE 1161] </p>\n<p>Je passe \u00e0 pr\u00e9sent \u00e0 la conf\u00e9rence d'Annapolis. Monsieur Frick, la Suisse n'est pas un acteur strat\u00e9gique au Moyen-Orient, je vous l'ai dit \u00e0 plusieurs reprises. La Suisse s'investit dans le sort des populations civiles; c'est l\u00e0 notre souci. Notre souci est humanitaire. Dans les territoires palestiniens occup\u00e9s, nous travaillons au niveau de l'aide humanitaire depuis plus de treize ans. C'est la raison pour laquelle nous ne faisons pas partie de la liste des Etats invit\u00e9s automatiquement \u00e0 Annapolis. Nous n'avons pas non plus cherch\u00e9 \u00e0 nous rendre \u00e0 Annapolis comme l'ont fait certains participants \u00e0 cette conf\u00e9rence. En revanche, nous avons tenu \u00e0 \u00eatre pr\u00e9sents \u00e0 Paris pour y d\u00e9montrer que nous poursuivons notre engagement humanitaire au Proche-Orient.</p>\n<p>Monsieur David, vous avez \u00e9voqu\u00e9 le dossier nucl\u00e9aire iranien, dans lequel la Suisse agit. La Suisse est contre la prolif\u00e9ration nucl\u00e9aire et soutient le Trait\u00e9 sur la non-prolif\u00e9ration des armes nucl\u00e9aires. Maintenant, la Suisse est membre du Conseil de l'Agence internationale de l'\u00e9nergie atomique et elle est donc un acteur dans ce domaine-l\u00e0. Dans le conflit nucl\u00e9aire iranien, elle a fait de nombreux efforts pour amener les parties autour de la table de n\u00e9gociations. Cela d\u00e9montre que la Suisse, comme acteur neutre, peut avoir une action, y compris dans des dossiers d'actualit\u00e9. Nous avons agi en informant syst\u00e9matiquement toutes les parties concern\u00e9es, et non pas en agissant de fa\u00e7on isol\u00e9e. Je crois que cet engagement est b\u00e9n\u00e9fique pour la Suisse, pour la diplomatie suisse, mais aussi pour la paix dans le monde.</p>\n<p>S'agissant de la politique de communication, on nous a dit: \"Vous communiquez bien; on a rapproch\u00e9 la politique \u00e9trang\u00e8re de la politique int\u00e9rieure.\" J'en suis tr\u00e8s heureuse, parce que c'est important: de plus en plus, encore une fois, les d\u00e9cisions prises \u00e0 l'ext\u00e9rieur ont une influence sur la vie quotidienne des gens. Mais sachez-le: cette politique de communication n'est pas telle que l'a qualifi\u00e9e Monsieur Reimann, et encore une fois, compar\u00e9e \u00e0 la communication faite par d'autres Etats, je pense que la Suisse est bien en retard et qu'elle est tr\u00e8s modeste pour valoriser ses propres engagements.</p>\n<p>En conclusion, je dirai que la politique \u00e9trang\u00e8re suisse est durable, qu'elle vise \u00e0 am\u00e9liorer la stabilit\u00e9 dans le monde et \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 nos int\u00e9r\u00eats, qui sont le bien-\u00eatre et la s\u00e9curit\u00e9 des Suissesses et des Suisses. C'est dans ce sens-l\u00e0 que nous travaillons, et je crois que nous faisons notre travail correctement.</p>\n</pd_text>","MeetingCouncilAbbreviation":"S","MeetingDate":"20071219","MeetingVerbalixOid":1634,"IdSession":"4801","SpeakerFirstName":"Micheline","SpeakerLastName":"Calmy-Rey","SpeakerFullName":"Calmy-Rey Micheline","SpeakerFunction":"BPR-F","CouncilId":99,"CouncilName":"Bundesrat","CantonId":25,"CantonName":"Genf","CantonAbbreviation":"GE","ParlGroupName":null,"ParlGroupAbbreviation":null,"SortOrder":5,"Start":"\/Date(1198060281293)\/","End":"\/Date(1198061414357)\/","Function":"BPR-F","DisplaySpeaker":true,"LanguageOfText":"FR","Modified":"\/Date(1510849823173)\/","StartTimeWithTimezone":"\/Date(1198060281293+0060)\/","EndTimeWithTimezone":"\/Date(1198061414357+0060)\/","VoteBusinessNumber":null,"VoteBusinessShortNumber":null,"VoteBusinessTitle":null}}